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Baassiste

Définitions du mot « baassiste »

Wiktionnaire

Adjectif

baassiste \ba.sist\ masculin et féminin identiques

  1. Relatif au parti Baas.
    • Cette extension simultanée du pouvoir baassiste en Irak et en Syrie est certes éphémère : elle ne dure que quelques mois, et le 18 novembre 1963, le Baas est écarté du pouvoir à Bagdad. — (Charles Rizk, Les Arabes, ou, L’histoire à contresens: le monde arabe aujourd’hui, 1992)

Nom commun

baassiste \ba.sist\ masculin

  1. Membre du parti Baas.
Wiktionnaire - licence Creative Commons attribution partage à l’identique 3.0

Étymologie de « baassiste »

Dérivé de Baas avec le suffixe -iste.
Wiktionnaire - licence Creative Commons attribution partage à l’identique 3.0

Phonétique du mot « baassiste »

Mot Phonétique (Alphabet Phonétique International) Prononciation
baassiste baasist

Évolution historique de l’usage du mot « baassiste »

Source : Google Books Ngram Viewer, application linguistique permettant d’observer l’évolution au fil du temps du nombre d'occurrences d’un ou de plusieurs mots dans les textes publiés.

Citations contenant le mot « baassiste »

  • C’est peut-être la fin de l’étrange impunité dont jouissait en France Rifaat Al-Assad, l’oncle du président Bachar Al-Assad et ex-bourreau de l’opposition syrienne, qui coulait depuis une trentaine d’années des jours tranquilles, entre son hôtel particulier de la très huppée avenue Foch, à Paris, et ses propriétés de la Costa del Sol et des bords de la Tamise. Le frère cadet de Hafez Al-Assad, fondateur du régime baassiste, a été condamné mercredi 17 juin à quatre ans de prison, pour s’être constitué dans l’Hexagone, avec l’argent des contribuables syriens, un empire immobilier d’une valeur de 90 millions d’euros. Le Monde.fr, La justice française condamne Rifaat Al-Assad, bourreau syrien en exil
  • Selon les enquêtes menées notamment par l’avocat syrien Anouar al-Bounni, des milliers d’assassins du régime baassiste vivent libres à travers l’Europe. En Allemagne, où résident plus de 700 000 réfugiés syriens, la chasse aux tortionnaires s’accélère. Selon des médias de l’opposition syrienne, trois nouvelles personnes ont ainsi été identifiées par des compatriotes. Le dernier en date serait Ahmad al-Arsali, qui, selon le journal pro-opposition syrienne Zaman al-Wasl, aurait été membre de la branche sécuritaire de l’armée de l’air, l’une des plus redoutées par la population. Avant d’obtenir le droit d’asile en Allemagne en 2015, il aurait participé activement à des enlèvements, des actes de torture et des assassinats de civils dans plusieurs quartiers de Damas. Comment l’homme a-t-il pu passer incognito, en se présentant comme un civil lors de sa demande auprès des autorités allemandes ? Sur une photo visiblement prise en Europe, il apparaît comme un simple touriste en short et sac à dos. Des activistes ont constaté que son compte Facebook regorgeait en revanche de photos de lui en uniforme militaire de l’armée syrienne, arme à la main, qui le compromettent clairement. Ahmad al-Arsali a pu avoir bénéficié de l’aide des réseaux du Hezbollah, à Leipzig, où le Syrien résidait. Le 30 avril dernier, Berlin s’est rallié à Washington en décidant d’interdire totalement sur son territoire les activités de « l’organisation terroriste chiite » Hezbollah. Une décision qui aurait pu entraîner avec elle le débusquement d’anciens moukhabarats ou officiers syriens, d’autant que des militants soupçonnent le fait qu’Ahmad al-Arsali aurait été envoyé par le gouvernement syrien en Allemagne dans le but d’espionner des réfugiés et de recueillir des informations sur les principales figures de l’opposition actives en Europe. L'Orient-Le Jour, La chasse aux criminels syriens s’accélère en Allemagne - L'Orient-Le Jour
  • À ces dossiers en souffrance (c’est bien le cas de le dire), à toutes ces plaies internes demeurées désespérément béantes, sont sur le point de s’ajouter deux échéances nouvelles débordant en gravité le cadre purement libanais. Avec le Caesar Act édicté par l’administration américaine, les sanctions contre la Syrie pourraient également frapper tout État, entité ou même individu convaincu d’aider la dictature baassiste. Comme on s’en doute, les entrepreneurs libanais impatients de contribuer à la reconstruction du champ de ruines syrien ne devraient pas être seuls à redouter le couperet. Ce dernier, en effet, est brandi à l’heure où les piliers du pouvoir libanais plaident pour une normalisation des rapports avec Damas, et où la contrebande de fuel oil subventionné se poursuit tranquillement, en dépit de l’interdit officiel. L'Orient-Le Jour, ... Et de deux ! - L'Orient-Le Jour
  • Serviteur du pouvoir baassiste pendant plus de trente-cinq ans sous Hafez Al-Assad puis sous son fils Bachar, l’ancien vice-président syrien s’était ensuite exilé en France et avait rallié l’opposition à Damas. Il est mort le 31 mars, à l’âge de 87 ans. Le Monde.fr, La mort d’Abdel Halim Khaddam, ancien vice-président syrien
  • Dans les seules déclarations communiquées après la rencontre, le président russe constate « qu’un chemin immense a été parcouru vers la restauration de l’État syrien et de son intégrité territoriale ». Une façon de rappeler qu’il y a largement contribué. La mise en scène de la domination du parrain russe sur son « allié » syrien a eu l’effet escompté. Mais là n’est pas l’unique message. Car au même moment en Iran, à Kerman, à quelque 2 500 kilomètres de la capitale syrienne, se déroulent les obsèques du général Kassem Soleimani, tué lors d’une frappe américaine quatre jours plus tôt. Les appels des Iraniens à la vengeance ne font pas les affaires de Moscou, pour qui la Syrie fait partie de son « empire » et où il est hors de question que se tienne une vendetta. La mort du stratège iranien est une opportunité pour l’Ours russe d’accentuer encore son emprise sur Damas au détriment de Téhéran, alors que le partage du gâteau syrien est déjà l’enjeu d’un bras de fer mesuré entre les deux puissances venues au chevet du régime baassiste. L'Orient-Le Jour, Guerres d’influence sur les ruines syriennes - L'Orient-Le Jour
  • OPINION. Les faits nous démontrent cruellement que les Kurdes sont condamnés, 
depuis trop longtemps, à un malheur sans fin. Pour avoir partagé durant dix-sept ans la vie de Noureddine Zaza, notamment victime du régime baassiste syrien, je ne peux être indifférente à ce malheur. Alors j’essaie de comprendre l’Incompréhensible, à savoir la haine des uns et des autres à l’égard du peuple kurde qui, avec près de 40 millions d’âmes, serait l’Etat le plus puissant du Proche-Orient? Le Temps, L’interminable malheur kurde - Le Temps
  • Auto-affublée du titre pompeux de thawra, tu t’es éclatée dans les rues mêmes de la ville « outragée » qui, il n’y avait pas trop longtemps, avait offert ses clés à Ghazi Kanaan, en signe de gratitude, ce qui veut dire en jargon baassiste, en guise de soumission. Contestataires, votre rébellion a lavé les affronts que certains proconsuls ont infligés à notre capitale, eux qui ont toujours veillé à la souffleter pour lui apprendre soi-disant la retenue et les bonnes manières. Le 17 octobre 2019, était-ce un point de départ, une séquelle, une excroissance ou la suite logique d’un 14 mars 2005 dévoyé par l’incurie même de ses leaders patentés ? Difficile à caractériser ce hirak (1) qui fut plus révolte que révolution, tant il incarnait un acte désespéré face à une situation intolérable. Jacques Ellul décrit le révolté comme une personne qui « n’a pas de futur parce que ce futur ne peut être que l’aggravation du présent, et ce présent, il n’en veut plus ». L'Orient-Le Jour, La « Thaoura » désamorcée - L'Orient-Le Jour
  • Saddam Hussein se trouvait « dans un trou de deux mètres de profondeur » caché dans une ferme, dans la région d’Al-Daour, à 30 km au sud de Tikrit, fief du « numéro deux » du régime baassiste Ezzat Ibrahim, avait expliqué le général Ricardo Sanchez, commandant des forces américaines en Irak, dans une conférence de presse à Bagdad , le 15 décembre 2003. Ezzat Ibrahim, sur lequel les Américains avait mis une prime de 10 millions de dollars, était lui aussi en cavale. camer.be, IRAQ :: Irak : il y a 16 ans jour pour jour, l’arrestation de Saddam Hussein :: IRAQ
  • Ils ont rejoué quelque chose dans le répertoire du complot baassiste. Ce thème n’a jamais disparu du discours politique des partis islamistes chiites au pouvoir depuis 2003. A chaque fois qu’il y a la moindre velléité de changer le statu quo, on accuse l’ancien régime baassiste de comploter… S’ajoute le complot americano-saoudo-sioniste. Ils se calent sur un discours bien rodé du côté du guide suprême iranien Ali Khameneï et de la République islamique d’Iran, qui est relayé par ses supplétifs auxiliaires dans la région, comme le Hezbollah au Liban, qui, lui aussi, parle des «chiites des ambassades [qui seraient téléguidés par les ambassades occidentales, ndlr]». Libération.fr, Irak Loulouwa al-Rachid : «L’indifférence est totale, cette répression peut se faire en toute impunité» - Libération
  • Dans son numéro 60 datant du mois de décembre 1986, le journal du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), Serxwebun, titre sa page 11 sur « L’importance de la Syrie face à la pression de l’impérialisme dans la région ». L’article en question ne tarit pas d’éloges sur le régime syrien et, sur sa tête d’affiche, Hafez el-Assad, qui y est présenté comme « socialiste » et protecteur de la « classe ouvrière ». La publication sort de l’ordinaire. C’est la première fois que les relations entre le parti, d’obédience marxiste-léniniste, et le régime baassiste sont assumées avec autant de clarté. L'Orient-Le Jour, Il était une fois le Rojava... - L'Orient-Le Jour

Traductions du mot « baassiste »

Langue Traduction
Anglais baathist
Espagnol baazista
Italien baathista
Allemand baathist
Chinois 复兴主义者
Arabe بعثي
Portugais baathista
Russe баасистский
Japonais baathist
Basque baathist
Corse baathista
Source : Google Translate API

Baassiste

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