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Autodépréciation

Définitions du mot « autodépréciation »

Wiktionnaire

Nom commun

autodépréciation \o.to.de.pʁe.sja.sjɔ̃\ féminin

  1. Fait de se déprécier soi-même.
    • Les élèves en difficulté scolaire au collège manifestent de l’agressivité, un absentéisme chronique, ou un passivité extrême, une autodépréciation et un refus de tout investissement.
    • La reconnaissance devient vite un besoin toxicomaniaque qui, tant qu’il est satisfait, atténue les effets pervers de la sensitivité ; si elle vient à ne plus être suffisante, alors ce sont d’autres marches de l’escalier de la paranoïa qui vont être gravies, soit dans le domaine de la quérulence, soit dans celui de l’autodépréciation follement excessive. — (Claude Olievenstein, L’Homme parano, page 39, 1992, Odile Jacob)
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Étymologie de « autodépréciation »

 Dérivé de dépréciation avec le préfixe auto-.
Wiktionnaire - licence Creative Commons attribution partage à l’identique 3.0

Phonétique du mot « autodépréciation »

Mot Phonétique (Alphabet Phonétique International) Prononciation
autodépréciation otɔdepresjasjɔ̃

Évolution historique de l’usage du mot « autodépréciation »

Source : Google Books Ngram Viewer, application linguistique permettant d’observer l’évolution au fil du temps du nombre d'occurrences d’un ou de plusieurs mots dans les textes publiés.

Citations contenant le mot « autodépréciation »

  • À l’école secondaire, on bourre le crâne des élèves par les mêmes sempiternels enseignements caricaturaux sur l’histoire des Amérindiens afin de répondre aux exigences de la rectitude politique. Cette saturation éteint la curiosité à l’égard de ces peuples. D’un autre côté, on passe vite l’histoire de la Nouvelle-France et du combat des Canadiens français pour leur survivance et leur émancipation. «Décoloniser le savoir», cela signifierait peut-être de commencer à explorer notre propre mémoire et de cesser d’avoir honte de nous-mêmes. Cela n’est pas facile pour un peuple dépossédé de tout et annexé à un Empire qui le pousse quotidiennement à son autodépréciationLe Journal de Montréal, Bloc-notes d’un jeune observateur : textes rassemblés du jeune intellectuel Philippe Lorange | JDM
  • La crise aura aussi exacerbé un autre tabou. Il existe au Québec une tendance paradoxale à l’autodépréciation systématique dont l’envers, la surévaluation, mène au refus de l’autocritique. Cette incohérence empêche la tenue d’un débat équilibré sur les grands enjeux de notre collectivité. Les Québécois tolèrent mal la critique, surtout lorsqu’elle est émise par un concitoyen, parce qu’ils y voient une forme de trahison de sa part. Ils évitent sans doute le débat par crainte de l’effritement national. La Presse, Le déclin de l’empire québécois
  • L'autodépréciation des enseignants et le sentiment d'un manque de considération est un phénomène ancien. LExpress.fr, Les professeurs, éternels incompris ? - L'Express

Traductions du mot « autodépréciation »

Langue Traduction
Anglais self-deprecation
Espagnol autodesprecio
Italien auto-disapprovazione
Allemand selbstironie
Chinois 自我贬低
Arabe الاستنكار الذاتي
Portugais autodepreciação
Russe самоунижение
Japonais 自己非難
Basque auto-deprecation
Corse auto-deprecazione
Source : Google Translate API

Autodépréciation

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