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Artificialisé

Définitions du mot « artificialisé »

Wiktionnaire

Adjectif

artificialisé \aʁ.ti.fi.sja.li.ze\

  1. (Écologie) Qui est passé de l’état naturel à l’état artificiel.
    • C'est le cas par exemple de forêts très artificialisées à haute productivité (la ligniculture pratiquée pour le peuplier italien, le pin maritime landais, l’eucalyptus portugais, les pessières ou douglaseraies de moyenne montagne), ou à l'inverse d'écosystèmes forestiers en réserve intégrale. — (« Une perception des fonctions de la forêt et de leurs interactions différentes selon les époques et les pays », dans L'Europe et la forêt, tome 1, Office des publications officielles des Communautés européennes, 1994, p. 562)
    • Dans les Alpes-Maritimes, le littoral est « artificialisé » à plus de 60% : c’est-à-dire que la grande majorité des terres sont bétonnées. — (Sophie Chapelle Côte d’Azur : le projet de « Silicon Valley niçoise » augmentera le risque d’inondations, bastamag.net 7 octobre 2015)

Forme de verbe

artificialisé \aʁ.ti.fi.sja.li.ze\

  1. Participe passé masculin singulier du verbe artificialiser.
Wiktionnaire - licence Creative Commons attribution partage à l’identique 3.0

Phonétique du mot « artificialisé »

Mot Phonétique (Alphabet Phonétique International) Prononciation
artificialisé artifisjalise

Évolution historique de l’usage du mot « artificialisé »

Source : Google Books Ngram Viewer, application linguistique permettant d’observer l’évolution au fil du temps du nombre d'occurrences d’un ou de plusieurs mots dans les textes publiés.

Citations contenant le mot « artificialisé »

  • Ainsi, sur les 96,06% de la surface nationale cadastrée, on observe que 93,24% de l’espace est naturel, agricole ou forestier et 6,76% sont actuellement artificialisés. Quant au «non-cadastré», il s’agit souvent du domaine public et majoritairement de zones artificialisées de type routes ou canaux. Libération.fr, L'évolution de l'artificialisation des terres passée au crible - Libération
  • Deux associations, la Société Suisse de Bienfaisance (SSB) et France Nature Environnement des Bouches-du-Rhône (FNE 13) ont adressé, chacune, un recours gracieux au maire de Marseille, lui demandant de retirer le permis de construire autorisant un premier immeuble de 42 logements au promoteur Spirit sur la ferme du domaine historique des Charmerettes, une vaste emprise verte de 3ha au Cabot, 9e. Des terres convoitées depuis la liquidation en 2012 du foyer helvétique pour personnes âgées. « Sauvons nos terres agricoles ! », exhorte FNE 13 dans un appel à « la mobilisation citoyenne pour sauver le site des Charmerettes, ses prairies et ses champs de tomates, d’aubergines et de brocolis ». L’association dénonce un « projet immobilier de 6 étages » qui porte « atteinte à un espace boisé classé et à l’une des rares zones agricoles encore existantes à Marseille ». FNE 13 rappelle qu’« entre 2009 et 2018, la Ville de Marseille a artificialisé plus de 2 millions de m² de sols naturels, agricoles ou forestiers ». « Je m’enchaînerai à la ferme ! » L’opération immobilière en deux phases est conditionnée à la création d’une voie d’accès connectée au boulevard urbain sud (BUS) qui passerait à hauteur des Charmerettes. S’il se fait, car le prolongement de cette artère vers Bonneveine et la Pointe Rouge, gelé le temps des élections par la Métropole, est attaqué en justice. La colonie suisse est divisée. La Société Suisse de Bienfaisance (SSB) a formulé un recours gracieux contre ce qu’elle estime être une « expropriation d’une terre agricole à protéger au profit d’un promoteur ». Elle se dissocie totalement de la Fondation Helvetia Massilia, propriétaire du domaine, qui selon elle « sacrifie 3,5 ha de biodiversité ». « Cette cession va à l’encontre des valeurs morales et philanthropiques qui ont présidé à la création, il y a plus d’un siècle de notre association et de l’acquisition de cette propriété des Charmerettes », écrit la SSB dans un communiqué. « Je ne veux pas que ça se passe comme aux Trois-Lucs, aux Caillols et à Château Gombert où on bétonne des terres agricoles », nous dit sa présidente Marie-Josée Mathieu qui voit dans l’opération « une entente diabolique entre le promoteur et la mairie ». Sans compter l’opacité de la cession qui selon nos informations tournerait autour de 2,8 millions d’euros. « Quand je pense aux pauvres paysans qui ne dorment plus la nuit sur ces deux hectares de terres cultivées depuis plus de 80 ans », soupire-t-elle, résolue : « Je m’enchaînerai à la ferme ! » « On a l’obligation de vendre, on n’a pas la passion du béton. C’est ça ou laisser péricliter le site et la bastide », se défend Valéry Engelhard, le président de la fondation Helvetia Massilia, par ailleurs juriste en maîtrise foncière, qui gère « à titre bénévole et avec un conseil d’administration » ce domaine de 33000m² . Un parc public de 10 000m² ? « La seule et unique motivation, c’est de réhabiliter la bastide maltraitée qui nous coûte 25 000 euros par an », insiste-t-il, récusant le grief d’opacité. « Je me refuse à porter toutes les décisions. Le principe de la cession a été accepté par le Département fédéral de l’intérieur (DFI) en 2015, puis les montants et le bénéficiaire des deux promesses de vente l’ont été en 2018. » Il doit se rendre à Berne le 26 juin avec le consul général pour « proposer une note sur la réhabilitation du site et la création d’un organe de pilotage ouvert ». Il fera part au DFI de la lettre d’intention du conseil départemental reçue début juin qui souhaite récupérer « 10 000m² du parc en vue de le publiciser ». www.lamarseillaise.fr, Domaine des Charmerettes : les recours se multiplient
  • C’est l’un des principaux enseignements du premier rapport de l’Observatoire national de l'artificialisation des sols (1), chargé de publier un état des lieux chaque année. 68 % des sols artificialisés sont dédiés à la construction de logements, contre 25 % pour des activités commerciales et moins de 4 % pour des infrastructures publiques de type routes. C’est donc là que se trouve le plus important levier pour atteindre l’objectif zéro artificialisation nette que s’est fixé le gouvernement dans son plan biodiversité en 2018. , [Infographie] Les deux tiers des sols artificialisés en France servent à construire des logements
  • Oui, la France peut parvenir à son objectif de zéro artificialisation nette en 2050, mais il va falloir mettre les bouchées doubles alors que, depuis 1981, les terres artificialisées ont augmenté de 70 %. Baisse des biens inoccupés dans le parc immobilier, recyclage du foncier, augmentation de la densité de bâti… Les leviers sont identifiés. Reste à les actionner, car si l'État reste dans l'inaction, d'ici 30 ans, l'artificialisation des sols aura augmenté de 44 % au détriment de la biodiversité.  , Si la France n’agit pas, l’artificialisation des sols augmentera de 44 % d’ici 2050
  • Le plan biodiversité de juillet 2018 prévoit d’atteindre à terme le « zéro artificialisation nette »des sols. Un rapport de France Stratégie publié le 23 juillet dresse un état des lieux pour proposer des solutions ambitieuses reposant sur une densification renforcée couplée une renaturation des espaces artificialisés. Le même jour, un groupe de travail partenarial interministériel visant la lutte contre l’artificialisation des sols a été installé. Décryptage. La Gazette des Communes, Zéro artificialisation des sols en 2030 : un scénario ambitieux mais possible
  • Ces scénarios échafaudés par le CGDD varient du tout au tout. En cas d'inaction totale, l'artificialisation, qui est repartie à la hausse entre 2016 et 2017 avec 23.313 hectares d'ENAF ensevelis sous le béton et le bitume, continuera de progresser, et ce de 44 % d'ici à 2050. Dans ce scénario dit « tendanciel », l'effort de renouvellement urbain (RU), qui consiste à recycler les éléments du bâti ou le foncier déjà artificialisé, n'aura pas été accentué. De même que le taux de densité du bâti (DB), l'un des quatre leviers que l'étude du CGDD invite à actionner, n'aura pas été rehaussé. Ainsi, rien n'aura été fait qui puisse accroître la surface de plancher des bâtiments par rapport à celle qu'ils occupent au sol, notamment en augmentant le nombre d'étages. Les Echos, Biodiversité : comment la France pourrait cesser d'artificialiser ses terres en 2050 | Les Echos

Traductions du mot « artificialisé »

Langue Traduction
Anglais artificialized
Espagnol artificializado
Italien artificialized
Allemand künstlich gemacht
Chinois 人为的
Arabe مصطنع
Portugais artificializado
Russe artificialized
Japonais 人工
Basque artificialized
Corse artificiale
Source : Google Translate API

Artificialisé

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