La langue française

Antiprotéase

Phonétique du mot « antiprotéase »

Mot Phonétique (Alphabet Phonétique International) Prononciation
antiprotéase ɑ̃tiprɔteas

Évolution historique de l’usage du mot « antiprotéase »

Source : Google Books Ngram Viewer, application linguistique permettant d’observer l’évolution au fil du temps du nombre d'occurrences d’un ou de plusieurs mots dans les textes publiés.

Citations contenant le mot « antiprotéase »

  • Voici une bithérapie que personnellement j'ai très bien toléré : VIRAMUNE et ISENTRESS, 1 prise par jour et pas d'antiprotéase. Seronet, Trithérapie ou bithérapie ? | Seronet
  • Les antiprotéases vont, elles, empêcher la protéase de fonctionner. Cette enzyme ne peut plus terminer la fabrication des protéines du virus, notamment celles de l'enveloppe. Le nouveau virus fabriqué ne peut plus infecter d'autres cellules : ses protéines de surface ne reconnaissent plus les récepteurs CD4 des lymphocytes. Doctissimo, Traitements antisida - antirétroviraux - Doctissimo
  • L’événement est inhabituel. Le 25 mai dernier, la SFLS publie un communiqué de presse dans lequel la société savante dit "s’inquiéter" d’un "nouveau refus de remboursement de médicaments anti-VIH par la commission de la transparence de la HAS". Le médicament concerné est Symtuza (Janssen), un comprimé tout en un, à doses fixes, en une prise par jour avec de la nourriture, qui associe darunavir (Prezista), une antiprotéase boostée par du cobicistat, emtricitabine et ténofovir alafénamide (TAF). Il peut être prescrit à des personnes n’ayant jamais pris de traitement anti-VIH. Son utilisation est guidée par un test de résistance génotypique. Il peut aussi être prescrit à des personnes déjà traitées avec d’autres ARV, mais sans mutations associées à une résistance au darunavir et répondant à d’autres critères (ARN viral dans le sang inférieur ou égal à 100 000 copies/mL et taux de CD4 supérieur ou égal à 100/mm3). Symtuza reçoit son autorisation européenne de mise sur le marché en septembre 2017. En février 2018, le fabricant, Janssen, fait une demande de remboursement auprès de la commission de la transparence de la HAS. En avril, l’avis est rendu (2) et se solde par une mauvaise note sur le service médical rendu qui ne permet pas la prise en charge du dit traitement par l’assurance maladie. Le laboratoire fait appel de la décision. Le traitement repasse dans cette même commission qui doit, cette fois, rendre un avis définitif — non publié à ce jour. Alerté sur l’avis provisoire négatif, le TRT-5 demande à être auditionné par la commission de la HAS : refus ! Le groupe interassociatif sur les traitements et la recherche thérapeutique adresse néanmoins à la HAS un avis écrit. Il y explique, entre autres, l’intérêt de cette nouvelle combinaison associant une antiprotéase (darunavir) et la nouvelle version du ténofovir (TAF) qui "convient aux personnes en insuffisance rénale et participe à l’amélioration de la tolérance à long terme, donc à la baisse des comorbidités en évitant les toxicités". "[Symtuza] permet à ces personnes de poursuivre leur traitement sous inhibiteur de protéase [antiprotéase, ndlr] et donc de sauvegarder leur capital moléculaire en évitant le switch (3) vers une autre classe thérapeutique", indique aussi le TRT-5, qui pointe également que c’est la "seule combinaison comportant du darunavir", ce qui "facilite l’observance lors d’un début du traitement avec darunavir, une molécule qui "représente 30 % des initiations de traitement". De plus, indique l’avis du TRT-5, dans le cadre de son dépôt en ASMR V (aucune amélioration du service médical rendu), le "laboratoire n’a pas de prétention de prix [élevés, ndlr] pour cette association, il sera inférieur au prix des molécules dissociées (Prezista (darunavir) boosté par cobicistat + générique du Truvada (emtricitabine + ténofovir)", d’après les affirmations du laboratoire. Pour le TRT-5, il est important que ce "faisceau d’arguments en faveur des patients" soit pris en compte par les expert-e-s de la commission de la HAS lors de la seconde évaluation. "Passer outre serait nier l’expérience du vécu des personnes vivant avec le VIH et une perte de chance pour les 30 % des personnes débutant leur traitement sous darunavir", souligne le TRT-5. Le darunavir (déjà prescrit en France, évidemment) est un des traitements VIH les plus communément utilisés dans l’Union européenne en raison de sa capacité à contrôler le virus du VIH tout en offrant une barrière élevée à la résistance, d’où son intérêt… Son compactage dans Symtuza serait une avancée, notamment sur le plan de la qualité de vie des personnes, ce que ne semble pas avoir perçu les expert-e-s de la commission de la HAS. Seronet, Symtuza : la HAS croule sous les critiques | Seronet
  • Le coût du darunavir (c’est l’antirétroviral dont la production est la plus onéreuse) le rend peu accessible dans les pays à ressources limitées, alors que c’est l’antiprotéase la plus utilisée dans les pays industrialisés, essentiellement pour des questions de meilleur rapport tolérance/efficacité. Cette étude prospective a comparé deux traitements de relais chez des patients sous trithérapie avec lopinavir/r et ayant une charge virale contrôlée depuis au moins deux mois : 300 patients ont été randomisés soit dans un bras « poursuite du même traitement avec LPV/r », soit pour un changement du lopinavir/r vers  « darunavir/r 400/100 ». Ce choix d’une faible dose de DRV/r vient d’études antérieures montrant, chez des patients à charge virale indétectable, d’une non-inferiorité de la moindre dose. A. S48, on ne retrouve aucune différence , avec globalement 95% de charges virales restant indétectables dans les deux bras, confirmant l’efficacité (et la bonne tolérance) de la faible dose de DRV/r. (NDR : Ce résultat est encourageant, et sera a replacer dans un contexte de modification des stratégie antirétrovirales si l’on confirme le passage des ani-intégrases en 1ère ligne avec le dolutegravir). vih.org, AIDS 2018: La conférence internationale d'Amsterdam | vih.org
  • En quoi la molécule de Robert Vachy, que vous avez testée sur le VIH, représente-t-elle, selon vous, une nouvelle voie prometteuse ?Les voies jusqu’à maintenant utilisées pour combattre le VIH sont dirigées contre les enzymes nécessaires à la multiplication du virus dans la cellule (la transcriptase inverse, l’intégrase, l’antiprotéase), et aussi contre les récepteurs de l’entrée du virus dans la cellule. Tous ces produits anti-VIH ont déjà été utilisés en employant ces voies. C’est alors que Robert Vachy m’a demandé de tester sa molécule qui semblait une voie nouvelle puisqu’elle détruisait l’enveloppe du VIH, ainsi que l’avait déjà démontré l’Institut Pasteur. Pour ce faire, j’ai utilisé une technique différente de celle de l’Institut. Effectivement, j’ai confirmé que ce produit enlevait l’enveloppe du virus et paradoxalement, n’agissait pas sur la membrane cellulaire. Il y avait donc une sorte de spécificité du produit contre l’enveloppe du virus, et non pas contre la membrane cellulaire. Cela signifie que le virus VIH, sans enveloppe après traitement par le produit de Robert Vachy, ne peut plus infecter d’autres cellules. C’est une voie prometteuse d’attaque contre le VIH. , La découverte de Robert Vachy - Les Pr Barré-Sinoussi et Chermann réagissent

Traductions du mot « antiprotéase »

Langue Traduction
Anglais antiprotease
Italien inibitori della proteasi
Portugais inibidor da protease
Source : Google Translate API

Antiprotéase

Retour au sommaire ➦

Partager