La langue française

Antiparallèle

Sommaire

  • Définitions du mot antiparallèle
  • Étymologie de « antiparallèle »
  • Phonétique de « antiparallèle »
  • Évolution historique de l’usage du mot « antiparallèle »
  • Citations contenant le mot « antiparallèle »
  • Traductions du mot « antiparallèle »

Définitions du mot « antiparallèle »

Trésor de la Langue Française informatisé

ANTIPARALLÈLE, adj.

A.− GÉOMÉTRIE
1. Lignes ou droites antiparallèles. Qui, tout en n'étant pas parallèles mais situées dans le même plan, forment avec une troisième droite des angles égaux et dirigés en sens contraire.
2. [En parlant d'un cône ou d'un cylindre oblique] Section antiparallèle. Qui est obtenue par un plan non parallèle à la base. Synon. sous-contraire :
1. Un cône oblique à base circulaire admet, outre les sections parallèles à la base, une série de sections circulaires non parallèles à cette base (...). Ces nouvelles sections circulaires sont dites sections antiparallèles des premières. J. Hadamard, Géom. dans l'espace,1921, p. 393.
Rem. attesté ds Ac. Compl. 1842, Lar. 19e-Lar. Lang. fr.
B.− PHYS. NUCL. [En parlant de 2 vecteurs] Qui sont de même module, parallèles et de sens contraires. Spins antiparallèles :
2. Dans le cas de l'atome d'hydrogène, l'état fondamental se trouve en réalité être double, l'électron et le proton pouvant avoir leurs spins parallèles ou antiparallèles. E. Schatzman, Astrophysique,1963, p. 127.
3. On doit donc en réalité considérer l'hydrogène fortement refroidi comme un mélange de deux gaz, l'orthohydrogène (dans lequel les spins nucléaires sont parallèles) et le parahydrogène (spins antiparallèles) (Dennison, 1927). Hist. gén. des sc.,t. 3, vol. 2, 1964, p. 236.
Rem. 1. Attesté ds Lar. encyclop., Fromh.-King 1968. 2. Un certain nombre de dict. (Lar. 19e-Lar. 20e, Littré, Guérin 1892) mentionnent un usage introduit par Beauzée (✝ 1789) et publ. dans l'ouvrage coll. Gramm. t. 1 1789 (Dict. de gramm. et de litt.), et que Littré définit ainsi : ,,Terme de rhétorique. (...) répétition où les mots répétés le sont en sens inverse.`` Cet usage ne semble pas avoir vécu en dehors des dictionnaires.
PRONONC. : [ɑ ̃tipaʀalεl].
ÉTYMOL. ET HIST. − 1752 géom. (Trév. : Lorsqu'un même angle a deux bases, qui n'étant point parallèles, forment avec ses côtés des angles égaux, l'un d'un côté, l'autre de l'autre, telles bases sont dites antiparalléles). Dér. de parallèle*; préf. anti-*.
BBG. − Fromh.-King 1968. − Gramm. t. 1 1789. − Sc. 1962. − Uv.-Chapman 1956.

Wiktionnaire

Adjectif

antiparallèle \ɑ̃.ti.pa.ʁa.lɛl\ masculin et féminin identiques

  1. (Géométrie) Se dit de deux couples de droites qui ont les même directions de bissectrices.

Nom commun

antiparallèle \ɑ̃.ti.pa.ʁa.lɛl\ féminin

  1. (Géométrie) En un sommet A d’un triangle, l’antiparallèle de la médiane par rapport aux côtés de l’angle  est appelée symédiane.
    • Soit (fig. 4) ABC un triangle, C’B’ une droite qui coupe AC en C’, AB en B’. Si le quadrilatère CC’BB’ est inscriptible à un cercle on dit que C’B’ est une antiparallèle de CB par rapport à l’angle CAB. Il est évident : 1° que toutes les antiparallèles de CB par rapport à l’angle CAB sont parallèles entre elles ; 2° Que si l’on joint le point A au milieu M’ de C’B’ toutes les parties des antiparallèles sus-désignées, parties comprises entre les deux côtés de l’angle CAB, seront coupées par AM’ en leur milieu. — (Émile Lemoine, Sur quelques propriétés d’un point remarquable d’un triangle (27 août 1873), in Compte rendu de la 2me session, Lyon, 1873, Association française pour l’avancement des sciences, Paris, 1874)
Wiktionnaire - licence Creative Commons attribution partage à l’identique 3.0

Littré (1872-1877)

ANTIPARALLÈLE (an-ti-pa-ra-llè-l')
  • 1 S. m. Terme de rhétorique. Mot employé pour désigner une sorte de répétition où les mots répétés le sont en ordre in verse.
  • 2 Adj. En termes de mathématiques, se dit de deux droites formant avec une troisième des angles égaux, mais dirigés en sens contraire.
Version électronique créée par François Gannaz - http://www.littre.org - licence Creative Commons Attribution

Étymologie de « antiparallèle »

Anti et parallèle.

Version électronique créée par François Gannaz - http://www.littre.org - licence Creative Commons Attribution

 Dérivé de parallèle avec le préfixe anti-.
Wiktionnaire - licence Creative Commons attribution partage à l’identique 3.0

Phonétique du mot « antiparallèle »

Mot Phonétique (Alphabet Phonétique International) Prononciation
antiparallèle ɑ̃tiparalɛl

Évolution historique de l’usage du mot « antiparallèle »

Source : Google Books Ngram Viewer, application linguistique permettant d’observer l’évolution au fil du temps du nombre d'occurrences d’un ou de plusieurs mots dans les textes publiés.

Citations contenant le mot « antiparallèle »

  • Les deux brins antiparallèles d'ADN sont toujours étroitement reliés entre-eux par des liaisons hydrogène (également appelées « ponts hydrogène » ou encore simplement « liaisons H » ou « ponts H ») formées entre les bases complémentaires A-T et G-C. Ces deux brins d'ADN sont dits complémentaires car les purines (adénine et guanine) d'un brin font toujours face à des pyrimidines de l'autre brin (thymine et cytosine). Les nucléotides sont complémentaires entre-eux. Ainsi, l'adénine est complémentaire à la thymine et la guanine est complémentaire à la cytosine. Deux liaisons hydrogènes retiennent ensemble la paire A-T et trois retiennent la paire G-C. Techno-Science.net, 🔎 Acide désoxyribonucléique - Définition et Explications
  • De nationalité britannique, née le 25 juillet 1920, Rosalind Franklin est entrée dans l’Histoire pour ses travaux sur l’ADN. Formée à la physique-chimie, elle a contribué à mettre en évidence la fameuse structure à double hélice antiparallèle de l’acide désoxyribonucléique, grâce à des clichés pris par cristallographie aux rayons X. Numerama, ExoMars 2020 : l'ESA choisit Rosalind Franklin pour baptiser son rover, une scientifique au destin malheureux
  • Par ailleurs, les matériaux antiferromagnétiques – dont l'aimantation globale est nulle, les spins adjacents étant antiparallèles – apparaissent prometteurs en spintronique : leur structure magnétique est intrinsèquement stable et leur vitesse de commutation se situe dans le régime térahertz (1012 Hz). CEA/Fabrique de savoirs, Fabrique de savoirs - Des structures magnétiques chirales aux parois de domaines ferroélectriques
  • Dans un matériau antiferromagnétique, l’énergie d’interaction est minimale quand deux spins voisins pointent dans des directions opposées. Dans ce cas, on arrive à la situation inverse : à très basse température, l’aimantation du matériau est nulle. Mais cette configuration n’est possible que si la structure du réseau cristallin permet cette orientation antiparallèle. En 1973, le prix Nobel de physique américain Philip Anderson a suggéré que, dans un réseau triangulaire, il est impossible de satisfaire la condition d’antiparallélisme de toutes les paires (dans un triangle, si deux spins sont antiparallèles, le troisième est forcément parallèle à l’un des deux premiers). On dit alors que les spins sont « frustrés ». Pourlascience.fr, Un nouveau liquide de spins quantique | Pour la Science
  • Il existe cependant un signal qui pourrait nous éclairer sur la réionisation : une émission caractéristique de l’hydrogène neutre. Même dans son état fondamental, l’atome d’hydrogène peut se trouver dans un état où le moment magnétique (ou spin) de son électron est parallèle à celui du noyau. Cette configuration des spins étant interdite, l'atome retourne vers un état de moindre énergie où son spin est antiparallèle en émettant un photon. L’énergie, très faible, de cette transition dite hyperfine du niveau fondamental correspond à des photons de 21 centimètres de longueur d’onde. Pourlascience.fr, Les anneaux de la réionisation | Pour la Science
  • NB* : La raie H1 « de 21 cm » exprime le passage (on dit la « transition ») de l’atome d’hydrogène d’un état métastable, où l’électron se trouve avec un spin parallèle à celui du proton, à un autre état très légèrement moins énergétique, et donc plus stable, où ces spins deviennent « antiparallèles ». La très faible (on dit « hyperfine ») différence d’énergie est seulement de l’ordre du millionième d’électron-volts mais elle est restituée sous forme de rayonnement électromagnétique (la fameuse raie de 21 cm, correspondant à la fréquence 1420,4 MHz, là où la transition se produit) donc théoriquement captable par un instrument d’observation. Ce passage est extrêmement rare (un atome d’hydrogène d’énergie supérieure a une demi-vie de plusieurs millions d’années avant de « tomber » au niveau inférieur) mais l’hydrogène est la matière la plus abondante de l’Univers (73,9 % en masse actuellement et 75 % à l’origine, c’est-à-dire après le « découplage »), et ce passage intervient spontanément partout dans l’Univers (il est, de plus, « favorisé » par les très rares collisions d’atomes d’hydrogène). Compte tenu de son immensité, la somme des transitions à un instant donné est quand même bien perceptible dans cette raie de 21 cm (on dit qu’elle a « une forte intensité »), nous envoyant une information sur la présence d’hydrogène dans les endroits les plus éloignés comme les plus proches. Exploration spatiale, Du décalage des rayonnements reçus, par la distance et donc le temps – Exploration spatiale

Traductions du mot « antiparallèle »

Langue Traduction
Anglais antiparallel
Espagnol antiparalela
Italien antiparallelo
Allemand antiparallel
Source : Google Translate API
Partager