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Antillanité

Sommaire

  • Définitions du mot antillanité
  • Étymologie de « antillanité »
  • Phonétique de « antillanité »
  • Évolution historique de l’usage du mot « antillanité »
  • Citations contenant le mot « antillanité »
  • Images d'illustration du mot « antillanité »
  • Traductions du mot « antillanité »

Définitions du mot « antillanité »

Wiktionnaire

Nom commun

antillanité \ɑ̃.ti.ja.ni.te\ féminin

  1. Caractère de ce qui est spécifique aux Antilles et à la culture antillaise.
    • Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
  2. (Littérature) Mouvement littéraire et politique antillais qui accentue la multiethnicité des Antilles.
    • L’antillanité qu’Édouard Glissant aborde dans le Discours antillais, mais délaissera plus tard au profit de la créolisation, se justifie en tant que point de départ car elle est un « vécu commun ». — (Martin Denis-Constant, « Au-delà de la postcolonie, le tout-monde ? », dans Marie-Claude Smouts éd., La situation postcoloniale. Les postcolonial studies dans le débat français. Paris, Presses de Sciences Po, « Références », 2007, pp. 135-169, p. 147-148.)
Wiktionnaire - licence Creative Commons attribution partage à l’identique 3.0

Étymologie de « antillanité »

 Dérivé de antillais avec le suffixe -anité.
Wiktionnaire - licence Creative Commons attribution partage à l’identique 3.0

Phonétique du mot « antillanité »

Mot Phonétique (Alphabet Phonétique International) Prononciation
antillanité ɑ̃tilanite

Évolution historique de l’usage du mot « antillanité »

Source : Google Books Ngram Viewer, application linguistique permettant d’observer l’évolution au fil du temps du nombre d'occurrences d’un ou de plusieurs mots dans les textes publiés.

Citations contenant le mot « antillanité »

  • L’itinéraire  idéologique et vital de Maryse Condé n´évolue pas exempt de contraintes : « la méfiance profonde de toute attitude doctrinaire ou de toute idéologie » (Wilson, 1996), qui se dégage de son parcours littéraire ainsi qu’intellectuel, est bien connue. Alors, malgré les réticences de l’écrivaine, une nouvelle approche de son ouvrage littéraire et critique, sous une perspective diachronique, nous permet de retracer un chemin complexe de recherche identitaire, où semblent confluer quelques aspects concernant tant la négritude que l’antillanité, la créolité, le féminisme ou même le nationalisme : « Les trois termes négritude, antillanité et créolité peuvent être considérés comme les avatars successifs d’une quête de la différence (et donc de l’identité) qui amènent les auteurs à théoriser de plus en plus précisément leur apport avec une certaine idée du culturel » (Rosello, 1992). , Anales de Filología Francesa, n° 28: "Maryse Condé", varia et comptes rendus
  • La fortune critique qu'a connu et que connaît encore Le Discours antillais quant à la réception de l'œuvre conceptuelle d'Édouard Glissant doit certainement beaucoup à l'allure exhaustive de l'étude, tout entière placée dans son inspiration comme dans son ambition intellectuelle, sous l'épigraphe de Frantz Fanon : « une tâche colossale que l'inventaire du réel ». Or, c'est aussi cet aspect qui a étonné lors de la publication de l'ouvrage en 1981 au Seuil : il faut croire que cette ambition d'embrasser le réel de la société antillaise a également dérouté quant à la liberté de sa méthode, cette «hardiesse méthodologique » dont se revendique alors celui qui a déjà une œuvre littéraire derrière lui. Ce double effet dit en lui-même une fascination et un étonnement qui n'a pas cessé depuis la publication, dépassant les classifications. Ce paradoxe d'une réception critique dit certainement aussi la difficulté à percevoir correctement la place de l'ouvrage dans la réflexion d'Édouard Glissant, dont on a pu constater ultérieurement qu'elle ne pouvait s'apprécier qu'au gré du paradigme du mouvement. C'est à ce mouvement que s'est identifiée cette pensée, tout au long des développements souvent imprévisibles de l'œuvre. Comment comprendre par exemple, au gré de ce mouvement, ce moment de l'« antillanité », au regard de la créolisation portée avec davantage d'intensité au tournant des années quatre-vingt-dix ? , Colloque : "Edouard Glissant et Le Discours Antillais.La source et le delta." (Antilles)
  • Si Aimé Césaire, son aîné, défendait la “négritude”, renvoyant à une lointaine Afrique fantasmée, Edouard Glissant, lui, prônait l’”antillanité”, l’identité multiple et bouleversée des descendants d’esclaves. Poète visionnaire du métissage, il avait théorisé la mondialisation avant l’heure, créant le concept du “Tout-Monde”. Il s’est éteint à Paris ce jeudi 3 février. Télérama, Le “Tout-Monde” pleure Edouard Glissant
  • Ce paradoxe d'une réception critique dit certainement aussi la difficulté à percevoir correctement la place de l'ouvrage dans la réflexion d'Édouard Glissant, dont on a pu constater ultérieurement qu'elle ne pouvait s'apprécier qu'au gré du paradigme du mouvement. C'est à ce mouvement que s'est identifiée cette pensée, tout au long des développements souvent imprévisibles de l'œuvre. Comment comprendre par exemple, au gré de ce mouvement, ce moment de l'« antillanité », au regard de la créolisation portée avec davantage d'intensité au tournant des années quatre-vingt-dix ? C'est l'une des nombreuses questions qu'engagent les nécessaires relectures du Discours antillais, que le colloque s'efforcera de susciter, selon plusieurs axes : , Édouard Glissant et Le Discours antillais : la source et de delta
  • Revient de temps en temps l'heure 4 h 48... On dirait l'évocation d’une date fatidique. Dans la représentation d'Anyès, la psyché, l'antillanité (la quête de l'identité  antillaise) est remise en cause. Ce faisant, elle indigénise cette immersion de Sarah Kane dans les bafonds de la psychose. Le Nouvelliste, Ticket | Anyès Noël indigénisant "Pyschose"
  • Si donc en mentionnant « l'antillanité » dans son analyse du champ littéraire de l'après 1946, l'ouvrage de Corzani prenait déjà en compte les œuvres du jeune Glissant, de La Lézarde (1958) à Malemort (1975) en passant par L'Intention poétique (1969), il est paru avant que Le Discours antillais (1981) ne vienne planter un jalon décisif dans la critique littéraire francophone, suivi en fin de décennie par Éloge de la Créolité (1989) du trio – également martiniquais – Jean Bernabé, Patrick Chamoiseau et Raphaël Confiant. Ce sont ces deux manifestes qui ont marqué les deux décennies après 1976, avant que d'autres textes complètent la théorisation du discours sur la littérature antillaise : Poétique de la relation (1990), Introduction à une poétique du divers (1996) et Traité du Tout-Monde (1997) de Glissant -- et Écrire en pays dominé de Chamoiseau (1997). , 1976-2016 : Quarante ans de Roman antillais. Hommage au Professeur Jack Corzani

Images d'illustration du mot « antillanité »

⚠️ Ces images proviennent de Unsplash et n'illustrent pas toujours parfaitement le mot en question.

Traductions du mot « antillanité »

Langue Traduction
Anglais west indian
Espagnol antillano
Italien indiano occidentale
Allemand westindien
Chinois 西印度
Arabe الهند الغربية
Portugais índio ocidental
Russe вест-индия
Japonais 西インド
Basque indiako mendebaldea
Corse indianu occidentale
Source : Google Translate API
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