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Antiélectron

Sommaire

  • Définitions du mot antiélectron
  • Phonétique de « antiélectron »
  • Évolution historique de l’usage du mot « antiélectron »
  • Citations contenant le mot « antiélectron »
  • Images d'illustration du mot « antiélectron »
  • Traductions du mot « antiélectron »

Définitions du mot « antiélectron »

Wiktionnaire

Nom commun

antiélectron \ɑ̃.ti.e.lɛk.tʁɔ̃\ masculin

  1. (Physique) Autre nom du positron.
    • Classiquement on attribue le caractère éphémère des antiélectrons à ce qu’ils sont rapidement détruits par conjonction avec un électron. — (Philippe Wehrlé, L’univers aléatoire, 1956)
Wiktionnaire - licence Creative Commons attribution partage à l’identique 3.0

Phonétique du mot « antiélectron »

Mot Phonétique (Alphabet Phonétique International) Prononciation
antiélectron ɑ̃tielɛktrɔ̃

Évolution historique de l’usage du mot « antiélectron »

Source : Google Books Ngram Viewer, application linguistique permettant d’observer l’évolution au fil du temps du nombre d'occurrences d’un ou de plusieurs mots dans les textes publiés.

Citations contenant le mot « antiélectron »

  • L’étape suivante était d’étudier en détail les niveaux d’énergie de l’antiélectron dans l’antihydrogène, et en particulier des sous-niveaux dus à des effets relativistes et d’autres plus fins encore liés aux « spins » (ou moments magnétiques) de l’antiélectron et de l’antiproton. The Conversation, Connaissance de l’antimatière : la science avance, pas à pas
  • Une expérience d'optique a permis de confirmer que l'antimatière, des antiélectrons (ou positrons), est à la fois une onde et une particule, à l'instar de la matière. Science-et-vie.com, Pour la première fois de l'antimatière a été transformée en on... - Science & Vie
  • Aux électrons s’opposent donc les positrons (ou antiélectrons), aux protons les antiprotons, aux neutrons les antineutrons et, cas particulier, aux photons les photons… car oui, le photon est sa propre antiparticule, cela fait partie des joies de la physique quantique. , Disparition de l’antimatière : les (anti)neutrinos sur le banc des accusés
  • Durant l’été 2009, les physiciens d’un centre américain de recherche sur l’atmosphère (le National Center of Atmospheric Research) font une découverte pour le moins inattendue. Lors d’un vol à bord d’un avion équipé de détecteurs de particules, les chercheurs mesurent une quantité trop importante de positons (antiélectrons) lorsque leur avion pénètre par inadvertance dans un nuage orageux particulièrement violent. On sait depuis longtemps qu’éclairs et coups de foudre peuvent donner naissance à des antiélectrons à travers un mécanisme bien connu. En effet, lors de la décharge électrique – qui résulte de différences de potentiels très importantes de plusieurs centaines de millions de volts – des électrons peuvent être accélérés à des vitesses extrêmement élevées. Cette accélération très violente mais aussi le choc d’un électron contre un atome, le décélérant tout aussi violemment, produisent des photons gamma. Ensuite, en interagissant avec un atome, un tel photon peut donner naissance à une paire électron-antiélectron à condition que son énergie soit au moins égale à l’énergie de masse E0 de la paire, soit 2me.c², où c² est le carré de la vitesse de la lumière dans le vide et 2me la masse de la paire. Ainsi, la production de positons dans un éclair ou un coup de foudre est nécessairement accompagnée d’une importante émission de photons gamma. C’est là où le bât blesse, car les chercheurs ont détecté dix fois trop de positons compte tenu du flux relativement faible de gamma mesuré, donc des positons sans les gamma associés ! Cette observation réalisée il y a six ans vient d’être rendue publique, aucune explication satisfaisante n’ayant pu être apportée à ce jour. Afis Science - Association française pour l’information scientifique, Regards sur la science - Nuage d’antimatière - Afis Science - Association française pour l’information scientifique
  • Lexpérience sur laquelle je travaille ne s’arrête heureusement pas en si bon chemin.  Pour étudier le comportement gravitationnel de l’antihydrogène au repos (GBAR), elle vise à fabriquer de l’antihydrogène à 10 micro-Kelvin. Le projet GBAR repose sur une idée de Theodor Wolfgang Hänsch, lauréat du prix Nobel 2005, qui a proposé la production du premier objet à antimatière à trois corps : un ion d’antihydrogène+ composé d’un antiproton et de deux antiélectrons. Le défi est de taille. Personne n’a encore essayé de produire un objet d’antimatière à 3 corps. Cela requiert de construire la source la plus intense d’antiélectrons au monde et de recycler les antiprotons n’ayant pas interagi.   Reste qu’un tel ion est stable et que grâce à sa charge positive, il est plus facilement manipulable qu’un antihydrogène neutre. L’idée est de le piéger avec des ions Be+ que l’on sait refroidir par laser plus efficacement que l’antihydrogène. Ces ions vont à leur tour refroidir l’ion d’antimatière par "refroidissement sympathique". On cassera ensuite cet ion avec un laser pour le regarder tomber en observant la gerbe de particules que produira son annihilation lors de sa rencontre avec la matière des parois. Même dans ce cas la contribution de l’agitation thermique au mouvement des atomes représente encore 50 % de la variation du temps de chute libre. Si l’antigravité existe, l’antihydrogène va monter et ça sera facile à observer. S’il faut mesurer une différence dans la vitesse de chute, il va falloir rester très frais. ♦   CNRS Le journal, Des pommes, des poires et de l’antigravité? | CNRS Le journal

Images d'illustration du mot « antiélectron »

⚠️ Ces images proviennent de Unsplash et n'illustrent pas toujours parfaitement le mot en question.

Traductions du mot « antiélectron »

Langue Traduction
Anglais anti-electron
Espagnol anti-electrón
Italien anti-elettrone
Allemand anti-elektron
Chinois 反电子
Arabe مضاد للإلكترون
Portugais anti-elétron
Russe антиэлектрон
Japonais 反電子
Basque anti-elektroi
Corse anti-elettroni
Source : Google Translate API
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