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Antidémocratisme

Définitions du mot « antidémocratisme »

Trésor de la Langue Française informatisé

Antidémocratisme, subst. masc.Doctrine qui s'oppose aux principes et à l'idéal de la démocratie : ,,... on sait, par exemple, combien le socialisme qui, il y a encore un siècle, était chez la masse de ses adeptes, une passion forte mais vague, a mieux circonscrit aujourd'hui l'objet de son vouloir, déterminé le point exact où il veut frapper l'adversaire, le mouvement qu'il veut faire pour y réussir; combien le même progrès s'observe pour l'antidémocratisme. On sait aussi combien une haine, en se précisant, devient plus forte.`` (Benda, La Trahison des clercs,1927, p. 15; 1reattest.).

Phonétique du mot « antidémocratisme »

Mot Phonétique (Alphabet Phonétique International) Prononciation
antidémocratisme ɑ̃tidemɔkratism

Évolution historique de l’usage du mot « antidémocratisme »

Source : Google Books Ngram Viewer, application linguistique permettant d’observer l’évolution au fil du temps du nombre d'occurrences d’un ou de plusieurs mots dans les textes publiés.

Citations contenant le mot « antidémocratisme »

  • Le risque est grand, en effet, de se couper d’une majorité parlementaire déjà fragilisée qui a parfois le sentiment de ne pas servir à grand-chose. De plus, priver le parlement d’amender un texte aussi important pour les générations futures pourrait relancer le débat autour de l’antidémocratisme supposé du chef de l’Etat. Un risque à courir pour boucler la réforme avant l’été ? ladepeche.fr, Réforme des retraites : Édouard Philippe souffle le chaud et le froid - ladepeche.fr
  • Je me demande bien pourquoi! Mais j’y pense à l’instant. Chère présidente! Ai-je déjà voté pour vous? Avons-nous décidé de nos dirigeants, nous, les petits membres-payeurs? Mais non! J’oubliais, quel rustre je fais, que la religion en vigueur au sein de la CSQ est celle du centralisme démocratique hiérarchique des plus abjects! Comment ne pas être dégoûtés lorsque nous songeons que cette centrale est l’incarnation toujours actuelle et renouvelée d’un soviétisme dépassé et dégradant où les membres, à la base, ne peuvent même pas être entendus par leurs supposés dirigeants pour lesquels, de toute manière, ils ne peuvent même pas voter? Mais il y a pire ! En cachant et dissimulant par toutes les manières votre propre incohérence et antidémocratisme… En demandant toujours des comptes au gouvernement sans être capable de faire votre propre autocritique… En ne prenant pas publiquement et ouvertement la juste responsabilité qui vous revient, en tant que centrale, dans la crise mortelle de la légionellose de l’été 2012… Non seulement vous me briser le cœur et l’âme, mais encore maintenez-vous vivant quelque fantomatique stalinisme de mauvais aloi. La Nouvelle Union et L'Avenir de l'Érable, De la légionellose à la COVID-19 : les étranges contradictions de la CSQ - La Nouvelle Union et L'Avenir de l'Érable
  • Bien sûr, s’il est faux de dire qu’on ne peut rien dire, il est vrai qu’on n’a pas le droit de «tout» dire. Mais ces limites de notre dire (par exemple l’incitation à la haine, ce délit bien délimité) relèvent du droit et de la loi, et donc non pas de la tyrannie mais de la démocratie. C’est bien d’ailleurs ce que l’on invoque lorsqu’on critique l’empêchement fait à une position démocratique de s’exprimer publiquement ! Mais voici qu’on inverse la preuve, par cet antidémocratisme qui menace partout les démocraties aujourd’hui. Bien plus : au nom du refus d’une transgression, certains en appellent implicitement à une transgression mais cette fois-ci systématique. Derrière les énoncés, non pas de l’indignation emportée et généreuse, mais de ceux qui détruisent à froid, on entend ceci, faussement indigné cette fois : quoi, on n’aurait plus le droit de dire ce qui contredit le droit, d’en appeler à la haine, par exemple ? Quoi de plus grave que ce qui conduit à la destruction des principes au nom desquels on s’indignait d’abord ? Ne confondons pas l’indignation vertueuse et l’insinuation soupçonneuse, et destructrice. Libération.fr, Que veut dire «on n’a plus le droit de rien dire» ? - Libération
  • A.B. – Le populisme, tout comme les thèses de Rancière et Laclau, font souvent l’objet de vives critiques, n’est-ce pas ? Il me semble que nous projetions d’éditer Laclau, mais nous avons dû abandonner. Malheureusement, cela se produit souvent lorsque l’on travaille dans l’édition. Rancière défend l’idée selon laquelle le mépris du populisme peut être associé à une forme d’antidémocratisme, et qu’il existe différentes formes de populisme. Selon sa théorie, le prérequis nécessaire à toute action politique efficace est l’identification du sujet ou du groupe social qui incarne le peuple. Cette phase est absolument fondamentale et inévitable si l’on est un démocrate. Ainsi, la question est la suivante : qui est le peuple ? Mettons-nous un instant à la place d’un ethno-nationaliste français. Dans ce cas précis, le peuple serait constitué de blancs, parlant le français et étant issus d’un territoire précis. Ce territoire peut un jour se limiter à la simple France, un autre inclure des pans de l’Espagne, peu importe… Paradoxalement, le peuple correspond également à une invention des technocrates libéraux. Selon leur perspective, à quoi ressemble le peuple ? De toute évidence, il est pour eux constitué de tous ceux dont on doit s’assurer qu’ils n’aient aucun contrôle sur quoi que ce soit. Cela peut s’expliquer : le peuple est caricaturé par la doxa libérale et la politique traditionnelle comme « ceux qui sont représentés ». Suivant cette conception, le peuple n’apparait que périodiquement sur la scène de l’histoire, pendant les élections, lorsqu’il vote pour ses représentants. Ainsi, le peuple existe bel et bien dans la conscience libérale, mais seulement momentanément. Le Vent Se Lève, Aaron Bastani : « Nous sommes en train de vivre les dernières décennies du capitalisme »
  • Teinté des valeurs identitaires et patriotiques que lui insuffle son auteur, l’helvétisme projeté sur la Suisse des Lumières sert pendant l’entre-deux-guerres une mouvance idéologique qui se caractérise par son antidémocratisme, son refus de l’étranger, son nationalisme défensif et sécuritaire. Le Temps, L’helvétisme du XVIIIe siècle comme laboratoire de la nation - Le Temps

Traductions du mot « antidémocratisme »

Langue Traduction
Anglais antidemocratism
Espagnol antidemocratismo
Italien antidemocratism
Allemand antidemokratismus
Chinois 反民主主义
Arabe معاداة الديموقراطية
Portugais antidemocratismo
Russe антидемократизм
Japonais 反民主主義
Basque antidemocratism
Corse antidemocratismu
Source : Google Translate API

Antidémocratisme

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