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Antibolcheviste

Phonétique du mot « antibolcheviste »

Mot Phonétique (Alphabet Phonétique International) Prononciation
antibolcheviste ɑ̃tibɔlʃœvist

Évolution historique de l’usage du mot « antibolcheviste »

Source : Google Books Ngram Viewer, application linguistique permettant d’observer l’évolution au fil du temps du nombre d'occurrences d’un ou de plusieurs mots dans les textes publiés.

Citations contenant le mot « antibolcheviste »

  • Les racines idéologiques de celle-ci remontent en 1872, avec la fondation de l’Internationale antiautoritaire et fédéraliste lors du congrès de Saint-Imier. Puis, en 1905, c’est la création de la Fédération des unions ouvrières de la Suisse romande, également d’inspiration libertaire. Elle met l’accent sur un syndicalisme d’action directe. Ce courant s’incarne aussi, pendant l’entre-deux-guerres, dans Le Réveil anarchiste, le journal de Luigi Bertoni (1872-1947), qui est à la fois antifasciste et antibolcheviste. A Genève, les anarchistes pratiquent une sorte d’«entrisme» et vont bientôt dominer la FOBB. C’est là, dans les années vingt, que Lucien Tronchet entre en scène. Il prendra une place de plus en plus grande dans le mouvement. On pourra cependant reprocher à Alexandre Elsig, sans doute fasciné par ce personnage hors du commun, d’avoir surévalué son rôle et laissé d’autres acteurs de la mouvance anarchiste un peu trop dans son ombre. Tronchet prône la révolution, mais se place sur le terrain de la lutte syndicale et non partisane. En mars 1929, suite à une grève dure pour obtenir le respect des conventions de travail, il fonde la Ligue d’action du bâtiment (LAB). Cette organisation fait appel explicitement à l’emploi de la violence. La «bande à Tronchet», par ses coups d’éclat sur les chantiers et dans la rue, ses affrontements avec la police, fait désormais la une des journaux. Elle déclenche bien sûr une véritable réaction de haine dans la presse bourgeoise et d’extrême droite. La violence, verbale et physique, s’exerce notamment envers les kroumirs qui ne respectent pas les mots d’ordre de grève ou les jours de congé : «Tout ouvrier pris sur un chantier le samedi après-midi sera considéré comme kroumir et traité comme tel. Tout travail exécuté le samedi après-midi par des kroumirs sera démoli.» (L. Tronchet dans L’Ouvrier du bois et du bâtiment, 12 novembre 1930). Mais il faut dire que cette violence ne fait que répondre à celle, moins immédiatement visible, du patronat : non-respect des conventions collectives et des horaires hebdomadaires de travail, baisse des salaires, appel à des «jaunes» pendant les grèves, etc. Les rapports sociaux sont particulièrement brutaux à Genève : c’est sans doute pourquoi la LAB ne réussit pas à faire des émules dans d’autres cantons. Elle reste donc une spécificité genevoise. Les actions directes (chasse aux kroumirs, «safaris du samedi»…) répondent à une tactique éprouvée. Ces actions entraînent des procès ; à l’occasion de ceux-ci, l’unité ouvrière entre socialistes, communistes et anarchistes se refait momentanément. Gauchebdo, Quand les «gars du bâtiment» prenaient la rue - Gauchebdo
  • Le terme de « Peur rouge » peut être trompeur en suggérant que les « rouges » étaient les auteurs de la terreur ; en réalité, les partisans et sympathisants « rouges » du bolchevisme étaient l’objet de la terreur. Ils comprenaient non seulement les membres du grand parti socialiste et les syndicats, mais tous les radicaux réels ou imaginaires ainsi que les éléments subversifs, par exemple les juifs. Ces derniers étaient associés de manière générale au socialisme, une idéologie développée par Karl Marx, un juif, et de manière particulière au bolchevisme, dans lequel des juifs comme Trotsky jouaient un rôle important. Ce credo, connu sous le nom de « judéo-bolchévisme », tenait les juifs pour responsables de la révolution russe. Le judéo-bolchévisme est ainsi lié à l’antisémitisme antibolcheviste et contre-révolutionnaire, dont l’industriel Henry Ford était le plus célèbre apôtre aux Etats-Unis et même à l’international. Il est l’auteur d’un opus ouvertement antisémite, The International Jew, publié au début des années 1920. Rapidement traduit en allemand, l’ouvrage exerça une influence décisive sur Hitler, qui se sentit appelé à tirer la conséquence ultime du judéo-bolchévisme en détruisant l’Union soviétique, fruit de la révolution d’Octobre. Un état qu’il appelait « la Russie gouvernée par le Juifs » (Rußland unter Judenherrschaft). , Comment la révolution d’Octobre a changé le monde | Investig’Action

Images d'illustration du mot « antibolcheviste »

⚠️ Ces images proviennent de Unsplash et n'illustrent pas toujours parfaitement le mot en question.

Traductions du mot « antibolcheviste »

Langue Traduction
Anglais anti-bolshevik
Espagnol antibolchevique
Italien anti-bolscevica
Allemand anti-bolschewistisch
Chinois 反布尔什维克
Arabe ضد البلشفية
Portugais antibolchevique
Russe антибольшевистского
Japonais 反ボルシェビキ
Basque anti-bolshevik
Corse anti-bolchevique
Source : Google Translate API

Antibolcheviste

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