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Antibolchevisme

Sommaire

  • Phonétique de « antibolchevisme »
  • Évolution historique de l’usage du mot « antibolchevisme »
  • Citations contenant le mot « antibolchevisme »
  • Images d'illustration du mot « antibolchevisme »
  • Traductions du mot « antibolchevisme »

Phonétique du mot « antibolchevisme »

Mot Phonétique (Alphabet Phonétique International) Prononciation
antibolchevisme ɑ̃tibɔlʃœvism

Évolution historique de l’usage du mot « antibolchevisme »

Source : Google Books Ngram Viewer, application linguistique permettant d’observer l’évolution au fil du temps du nombre d'occurrences d’un ou de plusieurs mots dans les textes publiés.

Citations contenant le mot « antibolchevisme »

  • Cet antagonisme entre la complaisance coupable vis-à-vis de l’islamisme et l’opposition résolue à l’offensive de l’islam politique sous toutes ses formes (violentes et insidieuses) ressemble à bien des égards à la divergence stratégique qui existait du temps de la guerre froide, entre d’une côté les partisans d’une neutralité bienveillante allant jusqu’au soutien inconditionnel à l’égard du communisme et de l’autre côté, les tenants d’un antibolchevisme militant. LEFIGARO, Attentats islamistes: Cessons d’être le «ventre mou de l’Occident»!
  • Varsovie avait signé avec Berlin, le 26 janvier 1934, une « déclaration de non-agression et d’amitié », prétendu « traité germano-polonais » conclu pour dix ans. Rédigé par l’Auswärtiges Amt (ministère des Affaires étrangères allemand), ce chiffon de papier lui interdisait formellement, entre autres prescriptions, tout accord avec l’URSS et avec ses voisins slaves : elle appliqua scrupuleusement pour sa part toutes les clauses, russophobes et antisémites en tête, d’un texte qui s’insérait dans le dispositif feuille préparant, au su et au vu de ses « alliés » occidentaux, sa liquidation territoriale. La Roumanie redoutait de perdre la Bessarabie qu’elle n’avait prise aux Russes en 1918 et conservée depuis (officiellement, en 1924) que grâce au soutien de la France chef de file officiel, avec Londres, de l’antibolchevisme mondial. On doit cependant admettre qu’elle éprouvait plus de craintes à l’égard du Reich que la clique des colonels et des grands hobereaux polonais historiquement attachés à la tutelle autrichienne et prussienne. L’URSS n’obtint pas non plus des Apaiseurs français et anglais « garantie » des frontières des Pays Baltes, dont l’« indépendance » avait tout dû depuis 1919-1920 à l’établissement du « cordon sanitaire » : Paris et Londres ricanaient volontiers sur ces demandes depuis mars-avril 1939 : en compagnie des ambassadeurs américains, ils accusaient Moscou de ne songer qu’à « bolcheviser » ces satellites de fait (et de longue date) du Reich[11]. Club de Mediapart, LE ROLE DE L’URSS DANS LA SECONDE GUERRE MONDIALE ....! | Le Club de Mediapart
  • Les enfants ayant survécu deviennent à leur tour membres de l’intelligentsia. Certains toutefois choisissent le chemin de la dissidence, d’autres émigrent en Israël, aux États-Unis ou en Allemagne. Y. Slezkine affirme que le bolchevisme était le fait d’une seule génération. Les explications de l’échec de la révolution en termes de conflit intergénérationnel méritent toutefois discussion. L’auteur se contredit en postulant que les enfants des croyants bolcheviques ont perdu la foi de leurs pères. D’après lui, les enfants lisaient des livres qui avaient en commun l’humanisme anti-millénariste et donc l’antibolchevisme. En raison de cette littérature, ils vivaient dans le passé, alors que les parents vivaient pour l’avenir. , Les enfants du bolchevisme - La Vie des idées
  • En 1979, Foucault m'a fait le privilège d'écrire une préface pour mon livre "l'Ere des ruptures". Jamais je n'aurais rêvé de susciter une telle attention. Il avait lu "le Temps qui reste", mon précédent ouvrage. Selon lui, avec "l'Ere des ruptures", j'étais passé de la foi dans le socialisme à un antibolchevisme nourri, pour Foucault, par l'exercice d'une "pensée mobile". Pourquoi "mobile" ? "Non parce qu'elle pense toujours des choses nouvelles mais parce qu'elle ne cesse de penser autrement les mêmes choses", expliquait-il dans sa préface. Foucault posait au journalisme les mêmes interrogations qu'à la philosophie. Il s'agissait de "ne jamais consentir à être tout à fait à l'aise avec ses propres évidences". L'Obs, "Notre" Michel Foucault
  • Les ennemis et les épouvantails ne manquaient pas dans ce discours haineux, apocalyptique et dénonciateur : industrialisation, urbanisation, société de masse, démocratie, parlementarisme, libéralisme, individualisme, capitalisme, socialisme, communisme, pacifisme, cosmopolitisme… En étaient responsables des «races» inférieures ou ennemies, avant tout les races latines, les Slaves et ces Juifs que l’on avait construits en contre-race. L’antiromanisme, qui s’exprimait notamment dans l’anticléricalisme, l’antislavisme, réactivé par l’antibolchevisme et, avant tout, l’antisémitisme étaient des piliers du mouvement völkisch qui se voulait, comme le résume un partisan à l’époque, «un dépassement fondamental des Lumières, du rationalisme et de l’humanisme». On comprendra à lire ces lignes qu’une confrontation critique avec le complexe völkisch et son programme est, à la lumière des récents résultats électoraux allemands, plus que jamais d’actualité. Libération.fr, Brun «Völkisch» - Libération
  • En juin 1934, quand le couple jette à Venise les bases d'un axe Rome-Berlin, l'Europe voit se profiler la montée des périls. Spécialiste reconnu de la période, Pierre Milza dessine, derrière l'ascension des deux personnages, les contours d'un double régime totalitaire, avide d'expansion. Les circonstances les réunissent parfois - comme la volonté d'abattre l'Autriche -, mais elles peuvent aussi les séparer. La signature du pacte germano-soviétique, en août 1939, conduit Mussolini à une ferme mise au point dans un courrier: «Je vous dis que vous ne pouvez abandonner le drapeau de l'antisémitisme et de l'antibolchevisme que vous avez brandi depuis vingt ans et pour lequel tant de vos camarades sont morts.» Courroucé, Hitler répond de vive voix que le Reich préfère éviter de mobiliser soixante divisions sur le front oriental, le temps d'écraser la France. LEFIGARO, Hitler et Mussolini : leurs Conversations vues par Milza
  • Issus des élites occidentales conservatrices, les membres du CIO affichent clairement une proximité avec les régimes fascistes des années 1930 et une méfiance teintée de mépris pour les démocraties libérales. Ils partagent aussi un mélange d’antibolchevisme et d’antisémitisme. Le succès de l’organisation et le faste des compétitions berlinoises finissent même de les séduire. Aussi, l’institution olympique décerne-t-elle sa coupe annuelle aux fédérations autrichienne et hongroise en 1937-1938, puis à la Kraft durch Freude en 1939. Le film de Riefenstahl obtient une médaille d’or dès sa sortie en 1938, et encore un diplôme olympique en 1948. Theodor Lewald, forcé de démissionner du CIO par son gouvernement, est aussitôt remplacé par le général Walter von Reichenau, acteur de la Nuit des longs couteaux et futur criminel de guerre. Les graves problèmes de santé du colonel suisse André Berdez profitent à Werner Klingeberg, un agent secret nazi qui devient secrétaire général du CIO. Enfin, en 1938, « la Revue olympique » passe entre les mains de Carl Diem et devient un nouvel organe de propagande de la nouvelle Allemagne. On peut donc dire qu’avant la guerre, le CIO est passé sous contrôle nazi. L'Humanité, Berlin 1936 Les Jeux de la honte | L'Humanité
  • • Les vicissitudes du terme «bolchevisme» ne sont pas seulement liées à celles de la révolution mondiale manquée et aux mutations subies par la société soviétique. Le mot bolchevisme devient, dès 1920, le mot clef d’une mystification; dans les croisades anticommunistes, dans le système doctrinal nazi, dans le vocabulaire de Hitler, l’antibolchevisme tiendra une place centrale et servira de paravent pour justifier le fascisme. , Histoire-débat: «Le bolchevisme» (II) | A l'encontre
  • Non. Si les chefs nazis étaient fascinés par le bolchevisme et rêvaient d’un antibolchevisme radical, copié sur le bolchevisme, le nazisme apparaît à l’autre extrémité du spectre politique, et autour d’une thématique tout à fait différente : le nationalisme. Là, il faut repartir de la fin du XIXe siècle et de la conversion de l’extrême droite à la nation, une nation que les traditionalistes rêvant de revenir à l’Ancien Régime détestaient. Ils y voyaient une invention de la Révolution. Les nouveaux réactionnaires, eux, inversent la position : ils se persuadent qu’il est possible de refabriquer l’ancienne société autour de la nation moderne. C’est proprement cela, le nationalisme, tel qu’on le voit se développer dans toute l’Europe. Or, dans ce paysage, l’Allemagne occupe une place à part. Elle est déchirée entre sa réunification nationale toute récente et son imaginaire impérial historique. La solution à cette contradiction, ce sera le radicalisme. Libération.fr, «Le totalitarisme appartient à l’histoire de la démocratie» - Culture / Next

Images d'illustration du mot « antibolchevisme »

⚠️ Ces images proviennent de Unsplash et n'illustrent pas toujours parfaitement le mot en question.

Traductions du mot « antibolchevisme »

Langue Traduction
Anglais anti-bolshevism
Espagnol antibolchevismo
Italien antibolscevismo
Allemand anti-bolschewismus
Chinois 反布尔什维主义
Arabe معاداة البلشفية
Portugais antibolchevismo
Russe анти-большевизм
Japonais 反ボルシェビズム
Basque anti-boltxebismoaren
Corse anti-bolchevismu
Source : Google Translate API
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