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Aneuploïdie

Définitions du mot « aneuploïdie »

Wiktionnaire

Nom commun

aneuploïdie \a.nœ.plɔ.i.di\ féminin

  1. (Génétique) État d'un organisme, d'un organe, d'un tissu ou d'une cellule, dont le nombre de chromosomes n'est pas un multiple du nombre haploïde de l'espèce.
    • La fréquence des aneuploidïes augmente avec l’âge maternel.
    • Les anomalies consistent généralement en aneuploïdie telle qu’une monosomie ou une trisomie. — (Eduardo D. P. De Robertis, E. M. F. De Robertis Jr., Biologie cellulaire et moléculaire, 1983)
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Étymologie de « aneuploïdie »

(Siècle à préciser) Dérivé de aneuploïde avec le suffixe -ie.
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Phonétique du mot « aneuploïdie »

Mot Phonétique (Alphabet Phonétique International) Prononciation
aneuploïdie anœplɔidi

Évolution historique de l’usage du mot « aneuploïdie »

Source : Google Books Ngram Viewer, application linguistique permettant d’observer l’évolution au fil du temps du nombre d'occurrences d’un ou de plusieurs mots dans les textes publiés.

Citations contenant le mot « aneuploïdie »

  • Tribune. Le 9 septembre 2019, dans la soirée, Mesdames les ministres Agnès Buzyn, Frédérique Vidal et Nicole Belloubet ont été auditionnées par la commission spéciale Bioéthique. Parmi les différents points abordés par les députés, il a été demandé que le DPI-A ou diagnostic préimplantatoire des aneuploïdies (anomalies du nombre de chromosomes) soit inscrit dans la loi afin de permettre aux couples ayant des fausses couches, ou pertes fœtales, à répétition de pouvoir en bénéficier. Cette demande fait suite à celle de très nombreux patients et professionnels de la santé. Le Monde.fr, Diagnostic des anomalies du nombre de chromosomes : « Ne restons pas sourds à la douleur des couples »
  • Dans le cadre de toute procréation médicalement assistée (PMA), il pourrait être envisagé d’étendre le diagnostic préimplantatoire aux aneuploïdies (DPI-A), c’est-à-dire aux anomalies du nombre de chromosomes et donc à la trisomie 21. Ce point, qui sera débattu au Parlement au cours de l’examen de la loi de bioéthique, ne concerne pas que le monde scientifique mais pose une question de fond à la société. Rappelons qu’aujourd’hui le DPI a pour objet la recherche d’une anomalie génétique responsable d’une affection d’une «particulière gravité» autorisant à ne pas réimplanter certains embryons atteints. Seule l’anomalie génétique héréditaire dont les parents sont porteurs peut être recherchée. Or la trisomie 21, si elle est bien d’origine génétique, n’est pas héréditaire mais accidentelle et, de ce fait, ne peut être recherchée par DPI. L’actuel projet de loi ne prévoit pas de voter l’extension à d’autres pathologies. C’est un amendement déposé en commission par le député Philippe Berta, cosigné par l’ensemble du groupe du Modem, qui a introduit cette revendication. Il faut donner acte à Mme Buzyn de s’être opposée à ce qu’elle a perçu comme relevant d’une «dérive eugéniste claire». L’amendement a donc été rejeté en commission par 10 voix contre 8. Cependant il est à craindre qu’il ne revienne en séance à l’Assemblée car il s’agit d’une demande récurrente des praticiens et biologistes de la reproduction, mise en échec lors de la révision de la loi de bioéthique en 2011. La motivation invoquée, à la fois scientifique et médicale, est critiquable. Le Figaro.fr, Projet de loi bioéthique: «La trisomie une fois encore stigmatisée»
  • Etendre le DPI à la recherche d’aneuploïdies signifierait qu’à l’occasion d’une fécondation in vitro, avant de transférer l’embryon dans l’utérus de la mère, on l’examinerait systématiquement pour vérifier qu’il n’est pas porteur d’une trisomie 21, par exemple, ou d’une autre maladie génétique. Dans ce cas, il serait détruit. Autrement dit, il s’agit d’un tri chromosomique, eugénique, qui repose sur l’idée que la vie d’une personne trisomique 21 ou porteuse d’une autre anomalie génétique ne vaut pas la peine d’être vécue, et qu’elle doit être d’emblée rejetée par notre société. , Extension du diagnostic préimplantatoire : pour Agnès Buzyn, « la décision éthique la plus difficile du projet de loi » | Gènéthique
  • J’ai quelques scrupules à commencer par aborder un sujet qui n’est pas dans le texte voté par l’Assemblée nationale et en conséquence sur lequel vous ne devriez pas avoir à vous prononcer. Il s’agit de l’extension du diagnostic préimplantatoire aux aneuploïdies et donc, notamment, à la trisomie 21, qui a fait l’objet d’un amendement des députés centristes mais qui n’a pas été suivi par le gouvernement et qui a été rejeté par l’Assemblée. Or il n’est pas exclu qu’un tel amendement soit soumis au Sénat pour la raison qu’il s’agirait, selon ses promoteurs, d’améliorer le taux d’implantation de l’embryon et de diminuer le nombre de fausses couches dans le cadre de la PMA. , Loi de bioéthique et Diagnostic préimplantatoire : Qu’est devenue cette « culture des limites » qui définissait le débat bioéthique ? | Gènéthique
  • Ces cellules appelées aneuploïdes sont totalement aberrantes: elles possèdent des chromosomes à foison et sont bourrées de mutations, ce qui les rend le plus souvent incontrôlables. Certaines meurent spontanément, mais d'autres deviennent au contraire malignes. «L'aneuploïdie est à l'origine de 60% des cas de cancers du côlon et favorise l'apparition de résistances médicamenteuses», confirme le Pr Michel Ducreux, chef du service de cancérologie digestive à l'Institut Gustave-Roussy à Villejuif. , Une piste génétique pour traiter le cancer colorectal
  • « Comment faire en sorte que cette technique ne soit pas proposée à tous les couples en démarche de fécondation in vitro ? On passerait dans ce cas d’une moyenne de 250 couples par an qui font un DPI à 150 000 PMA. Or si l’on autorisait cette technique dans le cadre d’une recherche de maladies génétiques au motif que cela permettrait d’éviter des fausses couches, l’étape suivante – et c’est déjà la demande des professionnels du secteur – serait de faire une recherche d’aneuploïdie pour toutes les fécondations in vitro, indépendamment de l’existence d’une maladie génétique antérieure dans le couple concerné, et cela pour éviter les fausses couches à répétition. Or la recherche d’aneuploïdie donne forcément des informations sur les trisomies. Cela reviendrait donc à disposer d’une information relative aux trisomies pour tous les couples engagés dans une telle démarche ; on serait obligé de leur donner l’information et de leur dire d’éviter l’implantation d’un embryon porteur d’une trisomie. C’est ce glissement qui me pose problème. » Info Chrétienne, PMA pour toutes : La trisomie à l'épreuve du diagnostic pré-implantatoire
  • Cette anomalie, dénommée aneuploïdie, peut apparaître dès que l’ovocyte a été fécondé par un spermatozoïde et qu’il commence à se diviser, précise le chercheur au CRCHUM Greg FitzHarris, qui a dirigé l’étude publiée dans la revue Current Biology. Le Devoir, Découverte montréalaise pour améliorer la fécondation «in vitro» | Le Devoir

Traductions du mot « aneuploïdie »

Langue Traduction
Anglais aneuploidy
Espagnol aneuploidía
Italien aneuploidia
Portugais aneuploidia
Source : Google Translate API

Aneuploïdie

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