La langue française

Amuïssement

Sommaire

  • Définitions du mot amuïssement
  • Étymologie de « amuïssement »
  • Phonétique de « amuïssement »
  • Évolution historique de l’usage du mot « amuïssement »
  • Citations contenant le mot « amuïssement »
  • Images d'illustration du mot « amuïssement »
  • Traductions du mot « amuïssement »

Définitions du mot « amuïssement »

Wiktionnaire

Nom commun

amuïssement \a.mɥis.mɑ̃\ masculin

  1. (Linguistique) Disparition complète d'un phonème ou d'une syllabe dans un mot ou en finale de mot.
    • L'amuïssement est généralement la réduction de la syllabe finale, mais il se montre aussi à l'intérieur des noms comme Cadoudal et Caoudal, Torivellec et Toriellec. — (Albert Deshayes, Les noms de famille bretons, dans Revue française de Généalogie, N° spécial 'Noms de familles, 2e sem.2010, note p.47)
    • En langue d’oïl, nous trouvons uniquement le phénomène de l’oxytonisme, ce qui désigne l’accentuation d’un mot sur la dernière syllabe à cause de l’amuïssement des voyelles atones finales (cf. Jauch 2016: 39sq.). — (Sophie-Anne Wipfler, Le gaga: Langue d'autrefois? Une étude linguistique synchrone (Das gaga: Sprache von damals? Eine synchrone linguistische Analyse), thèse de doctorat de philosophie, Universität Mannheim, 4 novembre 2019, p. 60)
Wiktionnaire - licence Creative Commons attribution partage à l’identique 3.0

Étymologie de « amuïssement »

Dérivé du verbe amuïr, avec le suffixe -ment (pour désigner l'action du verbe).
Wiktionnaire - licence Creative Commons attribution partage à l’identique 3.0

Phonétique du mot « amuïssement »

Mot Phonétique (Alphabet Phonétique International) Prononciation
amuïssement amyisœmɑ̃

Évolution historique de l’usage du mot « amuïssement »

Source : Google Books Ngram Viewer, application linguistique permettant d’observer l’évolution au fil du temps du nombre d'occurrences d’un ou de plusieurs mots dans les textes publiés.

Citations contenant le mot « amuïssement »

  • Qu’on se le tienne pour dit, à partir du 16 décembre, l’Allemagne se met officiellement en mode «BTHVN 2020». C’est avec cet imprononçable amuïssement que le pays célèbre le 250e anniversaire de son compositeur de génie - mais pourquoi diable supprimer les voyelles du nom d’un musicien, se demandait le Tagesspiegel en 2016 ? Libération.fr, Ludwig van Beethoven, «pop star de 250 ans» - Libération
  • Commence alors une lente descente, un progressif et très lent amuïssement : comme on est arrivé au sommet de ce crescendo, de la même manière on va le redescendre. Asuna se cale sur sa montre, la vérifie à plusieurs reprises, comme si ce ballet qui semble à première vue aléatoire du fait de la masse d’instruments joués, était en réalité millimétré à l’extrême. Petit à petit, bâtonnet ôté l’un après l’autre, boutons progressivement tournés, les clignotements des quelques claviers lumineux s’éteignent tour à tour et l’intensité sonore baisse très lentement. Alter1fo, Maintenant 2019 [Report] – Asuna, 100 claviers dans un gymnase – Alter1fo
  • En toute certitude, notre pensée symbolique héritée d’une société matriarcale, n’est pas française, langue du patriarcat. Aussi surprenant que cela paraisse, certains éléments de notre sémantaxe ne se retrouvent plus sur le continent africain. Le seul endroit, à part nous où on les retrouve, c’est autrefois dans la vallée du Nil. Telles sont les conclusions du linguiste Jean-Claude Mboli, auteur de « Origine des langues africaines » aux éditions L’Harmattan, l’ouvrage le plus sérieux en la matière. Je crois qu’il a raison. Cela se voit à la structure de notre conjugaison qui est égyptienne et non française. En matière de conjugaison, l’égyptien ancien compte au singulier, une première personne i « je », une deuxième personne double, l’une féminine t « tu », l’autre masculine k « tu » et une troisième personne double, l’une féminine s « elle » et l’autre masculine f « il ». Mais il faut savoir que ces personnes « i », « t », « k », « s » et « f » ne sont que des conventions de l’égyptologie classique. Personne ne parlait ainsi en Égypte. Ce que j’ai découvert, c’est que ces termes correspondent plutôt à « mi », « mwené », « mw », « m » pour je, la première personne, « tw » pour tu, la deuxième personne féminine, « kw » pour tu, la deuxième personne masculine, « sw » pour elle, la troisième personne féminine, et enfin, « fi », « hi » ou « li » pour il, la troisième personne masculine. Or que constatons nous ? Le son « w » (ou) à tendance à se réaliser en « o », c’est-à-dire qu’avec le temps, le « ou » devient « o ». Nous retrouvons bien l’ensemble de la série des pronoms personnels de la langue dite créole, toutes versions confondues qui sont « an », « man », « mi », « mwen », « mo », « m’» pour je, la première personne, « to », « kou », « wou », « ou » pour tu, la deuxième personne et « so », « i », « li » pour il, elle, la troisième. Réalisons que quand nous disons « to », nous sommes censés nous adresser à une femme, et à un homme en disant « kw » (kou), « wou », « où ». Notons que c’est à Haïti que la forme « kou » subsiste dans certaines expressions. Partout ailleurs, elle a disparu. Quant à la première personne du pluriel nw (nou) « nous », elle est restée telle qu’elle depuis des millénaires. Voilà une différence majeure avec la langue française que nous n’avions pas encore mis en exergue. Enfin, nous avons aujourd’hui l’assurance que le processus d’intégration du lexique français à notre langue est africain. Il répond aux caractéristiques des langues bantoues. La première lettre à disparaitre dans un mot français intégrant notre langue fut le « r ». Et pour cause, il n’existe pas de véritable « r » dans les langues bantoues. Pourquoi donc voudriez-vous que l’on roule une consonne qui ne nous est pas naturelle ? Ce seul fait linguistique aurait dû nous interpeller quant à l’origine de notre langue. En égyptien ancien, sa prononciation se situe entre le l et le n. Cette consonne décline donc dans notre langue en passant par plusieurs stades. On la retrouve sous la forme d’un « w », d’un « l » ou d’un « n ». Voilà pourquoi le mot « apprendre » devient apwann. Le « r » en position intervocalique devient « w » et celui en position finale, un « n ». Mais « w » et « n » ne sont que des formes transitoires de « r » en situation d’amuïssement total. Cette consonne finit même par disparaître. Le mot awtis « artiste » en Guadeloupe est déjà devenu atis « artiste » en Haïti. Je rappelle que ces correspondances troublantes que nous évoquons ici sont tirées d’une langue qui existait il y a plus de 4500 ans, alors que ni l’accadien, ni le grec, ni le latin et encore moins le francien n’existaient en tant que langue. C’est déjà à cette époque que le préfixe de classe « ki- » symbolisé par une galette de pain se prononce tout à la fois « ki » ou « tchi ». Ce phénomène explique pourquoi en 2018, certains disent pouki « pourquoi » quand d’autres prononcent poutchi « pourquoi ». Cela ne s’est à coup sûr pas créé à notre époque. C’est à mon sens un phénomène bien plus ancien que l’avènement même de l’Égypte pharaonique. Comment parler en pareil cas d’une origine française de notre langue ? Cela n’est plus défendable. Cette conclusion explique pourquoi il existe chez nous un phénomène de duplication traduction. Nous avons tendance à user d’expressions qui associent deux termes de langues différentes qui, tel un effet miroir se traduisent l’un, l’autre. C’est le cas de « madou siwo », « ri krakrakra », « souflé foulouloup », « tonbé blip », « mangé tchiapou-tchiapou » « palé wanni wannan », « tousé kèhèk kèhèk». Il en résulte que bien souvent, ce que nous prenons pour de simples onomatopées sont d’authentiques verbes anciens de la période archaïque. Nous ne sommes donc pas dans le fantasme. Les preuves sont là, et elles sont suffisamment sérieuses pour permettre à tout un chacun de se prononcer désormais. , Guadeloupe. Débat : Pourquoi Montray Kreyol n’a pas diffusé l’article que nous publions ci-dessous ? - CCN - Caraib Creole News / L'actualité de Guadeloupe, Martinique et de la Caraïbe
  • 19Le monstre remplit d’abord une fonction cathartique, en incarnant la peur qu’éprouva la fin du XIXe siècle face aux menaces d’un amuïssement irréversible. Si le singe et le fœtus fascinent, c’est qu’ils se situent dans un en-deçà du langage articulé comme de la forme achevée, dans lequel la Décadence tend à déceler son destin. Plus généralement, le monstre renvoie l’écriture à son insuffisance première devant un référent qui excède les cadres consacrés de la représentation. , Difforme beauté, belle difformité (Acta Fabula)

Images d'illustration du mot « amuïssement »

⚠️ Ces images proviennent de Unsplash et n'illustrent pas toujours parfaitement le mot en question.

Traductions du mot « amuïssement »

Langue Traduction
Anglais amusement
Espagnol diversión
Italien divertimento
Allemand amüsement
Chinois 娱乐
Arabe تسلية
Portugais diversão
Russe развлечение
Japonais アミューズメント
Basque jolas-
Corse divertimentu
Source : Google Translate API
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