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Agrarisme

Sommaire

  • Phonétique de « agrarisme »
  • Évolution historique de l’usage du mot « agrarisme »
  • Citations contenant le mot « agrarisme »
  • Traductions du mot « agrarisme »

Phonétique du mot « agrarisme »

Mot Phonétique (Alphabet Phonétique International) Prononciation
agrarisme agrarism

Évolution historique de l’usage du mot « agrarisme »

Source : Google Books Ngram Viewer, application linguistique permettant d’observer l’évolution au fil du temps du nombre d'occurrences d’un ou de plusieurs mots dans les textes publiés.

Citations contenant le mot « agrarisme »

  • Il paraît que le confinement a suscité des vocations. Qu’il a pu être une révélation pour certains habitants des grandes agglomérations qui, depuis leur fuite et leur installation à la campagne à la mi-mars, rêvent désormais de s’y installer. Un retour à la terre pour refaire sa vie. Qu’il s’agisse d’une vieille envie réactivée par la crise sanitaire ou d’un dessein récent, cette mise au vert n’a rien d’une sinécure, comme le prouve plusieurs documentaires. «Dans les phases de pessimisme dominant, lié à la conjoncture économique, à la montée du chômage, etc., on a toujours vu ce retour de la légende rose du rural, celle du paysan de Georges Sand», explique Pierre Cornu, historien de la ruralité et de l’agrarisme. Mais ce refuge, cette installation dans un monde de «bien-être», où naissent de nouvelles solidarités face au capitalisme implacable, peut aussi être un miroir aux alouettes, comme le prouve Alexandra Riguet dans son film Retour à la terre, que diffuse France 5 ce soir dans le cadre de l’émission «Le Monde en face». tvmag.lefigaro.fr, «Le monde en face» : le dur prix du retour à la terre 
  • Chez les populistes, cette idéologie est toutefois mise au service d’une politique économique interventionniste et protectionniste très éloignée de celle du grand Virginien Thomas Jefferson. Son « agrarisme » s’appuyait en effet sur la pensée des physiocrates et allait de pair avec l’acceptation du libre-échange. Le populisme est un mouvement porté par des paysans endettés, assez favorables à l’inflation tout en étant hostiles aux élites commerciales et industrielles des villes. , Les origines du populisme par Philippe Raynaud | Vie publique.fr
  • 2Le premier article, qui s’intéresse à l’Unamuno « entre marxisme et agrarisme » du milieu des années 1890, propose une réflexion sur des thèmes qui vont traverser l’ouvrage. « Agrariste » et voulant s’opposer à ce qui serait le dogmatisme du socialisme, Unamuno va interpréter ce dernier à la lumière de la situation de l’Espagne contemporaine, pays encore largement agricole, en mettant au centre de ses contradictions économiques et sociales propriétaires fonciers et fermiers. Autre particularité à signaler ici, le rôle souvent passif qu’il attribue aux hommes dans l’évolution sociale et historique, celle-ci possédant une sorte de dynamisme sui generis, celui de l’ « intrahistoire », que l’on peut définir comme ce qui fait l’essence du vécu de ses acteurs à l’intérieur de ce que Ortega y Gasset appelait leur « circunstancia ». Rassemblant des hommes qui n’y participent, pour l’essentiel, qu’en tant qu’éléments du tout et ignorent le rôle qui y est le leur, cette intrahistoire, qui n’est pas sans évoquer, entre autres, la nature de Spinoza et le déterminisme de Taine, est perçue comme foncièrement irrationnelle. Souvent reprise, cette notion d’irrationnel aurait demandé à être rapprochée de la conception que se fait Tolstoï de l’histoire. Auteur qui, Serrano le rappelle, a influencé Unamuno, Tolstoï explique, en effet, le caractère obscur de celle-ci par l’extrême complexité des causes immanentes, sans qu’il soit, comme chez un Joseph de Maistre, nécessaire de faire appel à la transcendance. Les débats auxquels participe Unamuno sur le développement urbain ou la réforme agraire, dont rendent compte trois articles, permettent, au-delà d’un certain passéisme, de souligner comment, pour lui, les archaïsmes de l’Espagne, avec notamment la place de la rente foncière et d’un capitalisme spéculatif, deviennent ceux du capitalisme lui-même. C’est alors, et assez paradoxalement comme le remarque Serrano, au socialisme qu’il revient de réaliser ces réformes d’inspiration libérale qui doivent assurer la modernisation du pays et son ouverture sur l’universel. C’est également au nom de valeurs universalistes, et parce qu’elle est considérée comme née de conflits d’intérêts entre possédants, qu’Unamuno va, on le verra, s’opposer à la guerre contre les insurgés cubains à partir de 1895. Ce qui précède montre le rôle assez ambigu accordé aux acteurs de l’histoire, qui est d’abord une intrahistoire. On s’intéressera également, à ce propos, à l’analyse consacrée aux importants essais de En torno al casticismo (1895). Si ceux-ci posent un peuple constitué, pour l’essentiel, d’acteurs non conscients du processus intrahistorique, ils n’en font pas moins appel au concept de contrat social, de pacte librement conclu par chacun, contradiction que Serrano propose de résoudre en faisant intervenir les notions de « peuple-classe » et de « peuple-nation », le premier garantissant par son action réfléchie la pleine continuité du second. Les échanges avec l’auteur cubain Fernando Ortiz, sur les thèmes de la régénération et de l’identité nationales, mettent, entre autres, eux aussi en lumière ce qu’il peut y avoir de contradictoire, ou au moins d’ambigu, chez Unamuno. Ce dernier, qui s’est opposé à la volonté de maintien espagnol à Cuba, y révèle, en effet, sa difficulté à reconnaître une réelle identité de l’Amérique hispanique hors de la tradition, une des formes de l’universalisme unamunien, héritée de l’Espagne. La création littéraire est, comme l’indique son sous-titre, également présente dans l’ouvrage. Elle y fait une place à la poésie et au vers libre, mais se veut toutefois, chez un Unamuno pour qui le grand artiste est aussi philosophe, avant tout au service du « vrai ». L’article consacré au roman Paz en la guerra (1897) décrit un genre romanesque qui, parce que d’abord celui du concret et de l’intuitif, assure l’expression de cette réalité vitale, échappant à une approche abstraite car fondamentalement irrationnelle, qui, à travers la guerre, est celle de l’intrahistoire, de l’essence des mondes basque et espagnol, du « combat éternel de la vie ». , Unamuno, entre histoire et littérature (Acta Fabula)
  • De fait, dès le 19ème siècle, puis dans l’entre deux-guerres, le développement agricole est pensé sous la forme de l’agrarisme, c’est-à-dire dans une traduction politique. Ce qui la sous-tendait : la volonté de contourner la ville considérée comme le lieu de l’agitation, ponctuée par les révolutions de juillet 1789 et de juillet 1830, puis de février et de juin 1848, sans oublier la Commune de Paris. Une ville investie par le monde des ouvriers, où s’enracinent et prospèrent le socialisme, la laïcité et l’anticléricalisme... Dès lors, les gouvernements successifs, notamment sous la IIIème République, tentent de s’appuyer sur les « campagnes » et développent un discours agrarien vantant la paix des champs et l’ordre des notables. Par un soudain retournement de situation, les « brutes » paysannes, qui avaient mis le feu au pays pendant le printemps et l’été 1789, au moment de la Grande Peur, sont tout à coup chargées de valeurs positives. Un revirement que reflète la production littéraire d’une George Sand, puis d’un Giono, loin des univers de Balzac ou de Zola. Et qui a pour point culminant le régime de Vichy, se réclamant officiellement de la terre, du monde rural et paysan - la ville n’étant que mensonge. Mission d'animation des agrobiosciences, « L'agriculture se voit assigner une fonction symbolique (...)
  • Tout commence par un discours de Plutarco Elías Calles, le président mexicain, stigmatisant l'Église catholique comme l'ennemi public numéro un. Chef de l'État depuis 1924, Calles a entrepris la mise en œuvre d'une législation qui existait avant son élection, mais qui n'était pas appliquée. En 1910 a éclaté la révolution mexicaine, longue guerre civile qui s'est terminée par la victoire d'un courant mêlant nationalisme, agrarisme, socialisme et anticléricalisme. La Constitution de 1917, qui a renforcé le pouvoir présidentiel et les prérogatives de l'État fédéral, stipule que l'Église est privée de personnalité juridique. Le texte prévoit par ailleurs la nationalisation des lieux de culte, la sécularisation des écoles, la prohibition des vœux monastiques, l'interdiction du droit de vote pour les membres du clergé et l'interdiction du port de l'habit ecclésiastique dans l'espace public. Le Figaro.fr, Les Cristeros ou l'honneur de Dieu
  • Il s’agit, sans supprimer les plantations, de rétablir l’équilibre au profit des habitants des communautés et de leur permettre de conserver leur mode de vie traditionnel. Ce plan devient le texte de référence de l’agrarisme mexicain. Il donne une dimension nationale à Zapata, qui est dès lors le plus connu des nombreux chefs issus, comme lui, de la paysannerie du Morelos. Appuyés par des instituteurs villageois qui rédigent les manifestes du mouvement, les combattants arborent la Vierge de Guadalupe sur leurs bannières et leurs scapulaires. Durant l’année 1912, la guérilla prospère au rythme des exactions de l’armée fédérale contre les civils, et les zapatistes parviennent à contrôler le Morelos. Ils taxent les haciendas pour financer leur effort de guerre, tandis que la notoriété de Zapata s’étend parmi d’autres groupes insurgés dans les États voisins. La Prensa Francesa, Emiliano Zapata, héro de la révolution mexicaine, mort il y a un siècle ! (Reportage Radio) - La Prensa Francesa

Traductions du mot « agrarisme »

Langue Traduction
Anglais agrarianism
Source : Google Translate API
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