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Citations sur le trois
Il y a 144 citations sur le trois.
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Pêcheur, chasseur, oiseleur, Sont trois fainéants du diable.
Anonyme -
Les trois quarts des folies ne sont que des sottises.
Chamfort -
Il faut trois générations pour faire un gentleman.
Jacques Ier -
Je redoute trois journaux plus que 100.000 baïonnettes.
Napoléon Bonaparte -
Nous sommes automates dans les trois quarts de nos actions.
Leibniz -
On s'étudie trois semaines, on s'aime trois mois, on se dispute trois ans, on se tolère trente ans et les enfants recommencent.
Hippolyte Taine — Vie et opinions de Frédéric Thomas Graindorge -
La terre compte cinquante-trois millions de français et trois milliards d'étrangers.
Pierre Daninos -
Qui agit seul agit pour trois.
Proverbe italien -
Rarement un, jamais deux, toujours trois.
Proverbe québécois -
Ce que trois personnes savent est public.
Proverbe français -
Trois femmes et trois oies font déjà un marché.
Proverbe polonais -
Trois marmites, grande fête ; trois femmes, tempête.
Proverbe corse -
Il faut être deux pour être trois.
Benjamin Péret — Le Grand Jeu, Passerelle du commandant , Gallimard -
Le plus âne des trois n'est pas celui qu'on pense.
Jean de La Fontaine — Fables, le Meunier, son Fils et l'Âne -
- Que vouliez-vous qu'il fît contre trois ?- Qu'il mourût ! Ou qu'un beau désespoir alors le secourût.
Pierre Corneille — Horace, III, 6 -
Vous saurez que j’ai passé une nuit blanche, mais si blanche, que depuis deux heures après minuit que je me suis couchée, jusqu’à trois heures après midi que je vous écris, je n’ai pas exactement fermé la paupière ; c’est la plus forte insomnie que j’aye jamais eue, mais depuis quinze jours je ne dors que quatre ou cinq heures par nuit.
Marie du Deffand — Lettre CXIX à Horace Walpole -
Et de trois. Alors vous avez eu le coup de foudre pour le baron Saval, ici présent.
Guy de Maupassant — Yvette -
L’Anglais, enchanté d’avoir affaire à un gentilhomme d’aussi bonne composition, serra d’Artagnan entre ses bras, fit mille caresses aux trois mousquetaires, et, comme l’adversaire de Porthos était déjà installé dans la voiture et que celui d’Aramis avait pris la poudre d’escampette, on ne songea plus qu’au défunt.
Alexandre Dumas — Les Trois Mousquetaires -
En début d’année, il lui a parlé d’avoir (enfin) un enfant. Elle n’a pas relevé et c’était assourdissant. Trois mois plus tard, elle a dit : « Je ne sais pas si je vais rester. » Réponse du berger à la bergère, il n’a rien rétorqué et ne l’a jamais interrogée plus avant.
Arnaud Cathrine — J’entends des regards que vous croyez muets -
Le signal consisterait à battre le briquet trois fois, ce qui, tout en restant discret, était assez caractéristique pour se faire reconnaître.
Joseph Conrad — Gaspar Ruiz -
Andromaque.La guerre de Troie n’aura pas lieu, Cassandre !Cassandre.Je te tiens un pari, Andromaque.Andromaque.Cet envoyé des Grecs a raison. On va bien le recevoir. On va bien lui envelopper sa petite Hélène, et on la lui rendra.Cassandre.On va le recevoir grossièrement. On ne lui rendra pas Hélène. Et la guerre de Troie aura lieu.Andromaque.Oui, si Hector n’était pas là !… Mais il arrive, Cassandre, il arrive ! Tu entends assez ses trompettes… En cette minute, il entre dans la ville, victorieux. Je pense qu’il aura son mot à dire. Quand il est parti, voilà trois mois, il m’a juré que cette guerre était la dernière.Cassandre.C’était la dernière. La suivante l’attend.Andromaque.Cela ne te fatigue pas de ne voir et de ne prévoir que l’effroyable ?
Jean Giraudoux — La guerre de Troie n’aura pas lieu -
Le chef doublement étoilé Christophe Hay (Restaurant Christophe Hay Fleur de Loire, Blois) signera le diner, accompagné par les élèves des écoles hôtelières de la région. Sont conviés à ce diner les chefs deux et trois étoiles français ainsi qu’une sélection de médias nationaux et internationaux.
Bouillantes.com — Christophe Hay au Château de Chambord pour le diner de gala du Michelin -
J’ai passé les épreuves pratiques du Capes2 dans un lycée de Lyon, à la Croix-Rousse. Un lycée neuf, avec des plantes vertes dans la partie réservée à l’administration et au corps enseignant, une bibliothèque au sol en moquette sable. J’ai attendu là qu’on vienne me chercher pour faire mon cours, objet de l’épreuve, devant l’inspecteur et deux assesseurs, des profs de lettres très confirmés. Une femme corrigeait des copies avec hauteur, sans hésiter. Il suffisait de franchir correctement l’heure suivante pour être autorisée à faire comme elle toute ma vie. Devant une classe de première, des matheux, j’ai expliqué vingt-cinq lignes — il fallait les numéroter — du Père Goriot de Balzac. “Vous les avez traînés, vos élèves”, m’a reproché l’inspecteur ensuite, dans le bureau du proviseur. Il était assis entre les deux assesseurs, un homme et une femme myope avec des chaussures rosés. Moi en face. Pendant un quart d’heure, il a mélangé critiques, éloges, conseils, et j’écoutais à peine, me demandant si tout cela signifiait que j’étais reçue. D’un seul coup, d’un même élan, ils se sont levés tous trois, l’air grave. Je me suis levée aussi, précipitamment. L’inspecteur m’a tendu la main. Puis, en me regardant bien en face : “Madame, je vous félicite.” Les autres ont répété “je vous félicite” et m’ont serré la main, mais la femme avec un sourire.Je n’ai pas cessé de penser à cette cérémonie jusqu’à l’arrêt de bus, avec colère et une espèce de honte. Le soir même, j’ai écrit à mes parents que j’étais professeur “titulaire”. Ma mère m’a répondu qu’ils étaient très contents pour moi.Mon père est mort deux mois après, jour pour jour. Il avait soixante-sept ans et tenait avec ma mère un café-alimentation dans un quartier tranquille non loin de la gare, à Y… (Seine-Maritime). Il comptait se retirer dans un an. Souvent, durant quelques secondes, je ne sais plus si la scène du lycée de Lyon a eu lieu avant ou après, si le mois d’avril venteux où je me vois attendre un bus à la Croix-Rousse doit précéder ou suivre le mois de juin étouffant de sa mort.
Annie Ernaux — La Place -
Les nageurs déjà se classaient, le peloton rapide en tête, quelques suiveurs où se précipitaient deux ou trois espoirs, puis la masse, bon an mal an, et enfin les distancés, ceux qui s’étaient jetés avec les autres, par une illusion extraordinaire, sans connaissance de leurs forces, et qui n’avaient pas seulement froid, qui avaient honte.
Louis Aragon — Aurélien -
Je lui tendis le paquet. Elle en prit une et ramena ses jambes sous elle. J’allumai nos deux cigarettes et elle ferma les yeux, tira trois bouffées de suite, comme si elle fumait le calumet de la paix.
Chris Wiltz — La mort tourne en rond -
Ce qui s’est écrit chez nous depuis un demi-siècle est souvent honorable et ne casse pas trois pattes à un canard. Le prestige du livre français s’est effondré à l’étranger.
Jean d’Ormesson — Voyez comme on danse -
[…] il ne disait rien de madame, pour lui elle ne cassait pas trois pattes à un canard, lui il pensait seulement au moment où il ferait jour pour aller se coucher. Les autres, don ? Et Mlle Quêta elle n’avait non plus rien d’extraordinaire ? Non plus, don.
Mario Vargas Llosa — Conversation à «La Cathédrale» -
Victor préférait prendre des risques sous peine de s’éterniser sur place. Son plan tenait en peu de mots sans casser trois pattes à un canard.
Michel Embareck — La mort fait mal -
Le jour où papa m’annonça que, d’après ses recherches, nous étions juifs, je le regardai avec des yeux étonnés en rigolant doucement « Première nouvelle. Je voulais que tu le saches. Et alors? Que veux-tu que ça me fasse? Il n’y a pas de quoi casser trois pattes à un canard. »
Franz-Olivier Giesbert — L’Américain -
À cela près, Enjolras Viel n’était qu’un jeune homme vieillissant comme il en est tant, plutôt grand, plutôt maigre, et déjà voûté. On disait volontiers de lui, sans y mettre de méchanceté, qu’il ne cassait pas trois pattes à un canard.
JeanPierre Chabrol — L’illustre fauteuil et autres récits -
Trente-trois, nombre exprimé par deux trois
Senancour — Obermann -
Maintenant, beaucoup de jeunes imaginent qu’avec trois blagues on peut devenir humoriste.
Sandrine Blanchard — Pourquoi y a-t-il tant d’humoristes en France ? -
L'ensemble de cet État peut être divisé en trois zones séparées et distinctes, représentant les trois différents états de la société humaine, — la vie du chasseur sauvage dans les épaisses forêts de l’Orénoque ; la vie pastorale dans les Llanos ou savanes; et la vie agriculturale dans les hautes vallées et au pied des montagnes sur la côte. — (Notices générales sur les gisements aurifères de la Guyane et sur le droit exclusif d'exploitation, accordé par le Gouvernement de Vénézuela, Paris : à l'imprimerie française & anglaise de E. Brière & Cie, 1855, p. 6)
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Même à la grive, en 40, le Tatave fallait pas lui gonfler le sac... galons pas galons, "suce ma bite et bien !" Ce qu'il proclame en s'attrapant tout le pacsif, son service trois pièces à pleine pogne... il relève, il secoue, c'est sa ponctuation personnelle lorsqu'il raconte.
Alphonse Boudard — L’Hôpital: Une hostobiographie -
ROBERT, dans un coin.Ah ! le beau Georges qui ne pouvait pas mettre ses cravates plus de trois fois ! Monsieur était trop délicat, il aimait changer de nuances. Monsieur va les user jusqu’à la corde, ses cravates ! BARBARA C’est un détail, mais cela va t’obliger à en acheter ! ROBERT Je m’en fous ! Je veux bien aller sans col et avec des trous aux fesses pour avoir le plaisir de voir monsieur dans la mouise.
Jean Anouilh — Le Rendez-vous de Senlis -
Ils s'égayaient ainsi du ménage à trois des voisins, un haveur qui logeait un ouvrier de la coupe à terre, ce qui donnait à la femme deux hommes, l'un de nuit, l'autre de jour
Émile Zola — Germinal -
Le premier souvenir aurait pour cadre l’arrière boutique de ma grand-mère. J’ai trois ans. Je suis assis au centre de la pièce, au milieu des journaux yiddish éparpillés. Le cercle de la famille m’entoure complètement […] toute la famille, la totalité, l’intégralité de la famille est là, réunie autour de l’enfant qui vient de naître (n’ai-je pourtant pas dit il y a un instant que j’avais trois ans ?), comme un rempart infranchissable. Tout le monde s’extasie devant le fait que j’ai désigné une lettre hébraïque en l’identifiant : le signe aurait eu la forme d’un carré ouvert à son angle inférieur […] et son nom aurait été gammeth ou gammel. La scène tout entière, par son thème, sa douceur, sa lumière, ressemble pour moi à un tableau, peut-être de Rembrandt ou peut-être inventé, qui se nommerait “Jésus en face des Docteurs”.
Georges Perec — W ou le souvenir d’enfance -
C’est une écharpe bleu foncé bien sûr, très longue et très épaisse, je me prends les pieds dedans en marchant, je dois lui faire faire au moins trois tours autour de mon cou, à mon écharpe.
Hélène Soulié — À cloche-pied -
Hélas, trois fois hélas! Le cheval se laisse aller et il inonde l'asphalte : à ce moment une première colonne du temple s'écroule
Jouve — Scène capitale -
Anton Voyl n’arrivait pas à dormir. Il alluma. Son Jaz marquait minuit vingt. Il poussa un profond soupir, s’assit dans son lit, s’appuyant sur son polochon. Il prit un roman, il l’ouvrit, il lut; mais il n’y saisissait qu’un imbroglio confus, il butait à tout instant sur un mot dont il ignorait la signification.Il abandonna son roman sur son lit. Il alla à son lavabo; il mouilla un gant qu’il passa sur son front, sur son cou.Son pouls battait trop fort. Il avait chaud. Il ouvrit son vasistas, scruta la nuit. Il faisait doux. Un bruit indistinct montait du faubourg. Un carillon, plus lourd qu’un glas, plus sourd qu’un tocsin, plus profond qu’un bourdon, non loin, sonna trois coups. Du canal Saint-Martin, un clapotis plaintif signalait un chaland qui passait.Sur l’abattant du vasistas, un animal au thorax indigo, à l’aiguillon safran, ni un cafard, ni un charançon, mais plutôt un artison, s’avançait, traînant un brin d’alfa. Il s’approcha, voulant l’aplatir d’un coup vif, mais l’animal prit son vol, disparaissant dans la nuit avant qu’il ait pu l’assaillir.
Georges Perec — La Disparition
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Adopter Marcel