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Citations sur le pauvre
Il y a 69 citations sur le pauvre.
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Maison pauvre, voie riche.
Koan zen -
Du pauvre au riche, deux mains ; du riche au pauvre, deux doigts.
Proverbe espagnol -
Riche vilain vaut mieux que pauvre gentilhomme.
Mathurin Régnier — Satires -
La fidélité est un vice de pauvre.
Charles Baudelaire -
Il faut bien passer quelque vanité aux pauvres gens. C'est le seul dédommagement de leurs misères.
Charles Nodier — La Fée aux miettes -
Qui attend le superflu pour donner aux pauvres ne leur donnera jamais rien.
Proverbe chinois -
A pauvre coeur petit souhait.
Proverbe français -
Le remords est un sentiment de pauvre.
Pierre Turgeon — La Première Personne -
Egalitarisme : rêve de pauvre, cauchemar de riche.
Georges Elgozy — L'Esprit des mots ou l'antidictionnaire -
Le cinéma est l’art du pauvre.
Nicolas Boukhrief — Studio Magazine - Avril 2004 -
Ca fait pauvre, de détester les riches.
Ylipe — Textes sans paroles -
Dieu est la consolation du pauvre.
Proverbe géorgien -
La reconnaissance est le paiement du pauvre.
Proverbe indien -
Le sage ne peut être pauvre.
Proverbe oriental -
Penser est une besogne de pauvre.
Jacques Rigaut -
Qui donne au pauvre prête à Dieu.
Victor Hugo — Pour les pauvres -
Hélas ! pauvre Yorick.
William Shakespeare — Hamlet, V, 1, Hamlet -
L'avare est toujours pauvre : bornez sagement vos désirs.
Horace en latin Quintus Horatius Flaccus — Épîtres, I, II, 55 -
Mais dans mon misérable cerveau, toujours occupé à chercher midi à quatorze heures (de quelle fatigante faculté la nature m’a fait cadeau !), entra soudainement cette idée qu’une pareille conduite, de la part de mon ami, n’était excusable que par le désir de créer un événement dans la vie de ce pauvre diable, peut-être même de connaître les conséquences diverses, funestes ou autres, que peut engendrer une pièce fausse dans la main d’un mendiant.
Charles Baudelaire — « La Fausse Monnaie » -
Pauvre petite ! elle aura eu un chat dans le gosier au moment de faire son trille, et, dans la crainte de le manquer, elle aura préféré se trouver mal.
George Sand — La Comtesse de Rudolstadt -
C'est beaucoup d'embarras, tant d'amour, dans ces livres, disait-elle. Mon pauvre Minet-Chéri, les gens ont d'autres chats à fouetter, dans la vie.
Colette — « Ma mère et les livres » -
J'ai d'autres chats à fouetter pour faire marcher ma pauvre boutique, et je n'ai pas le loisir de m'endormir dans les bosquets de Cythère.
George Sand — La Comtesse de Rudolstadt -
Malgré la détresse profonde à laquelle le condamnait l’avarice de son père, le pauvre imprimeur ne put se résoudre à gâter sa lune de miel par le triste apprentissage de sa profession laborieuse.
Honoré de Balzac — Illusions perdues -
Qu’est-ce que tu veux, mon pauvre ami ! qui ne risque rien n’a rien.
Colette — Minne -
Elles sont inquiètes depuis le matin, parce qu’un homme rôde autour de la maison, un vieux homme qui a l’air d’un pauvre.
Guy de Maupassant — Yvette et autres nouvelles -
Faire un rapport, bien sûr, mais pour conclure comment ? Une cassette t’en dira plus long, mon pauvre ami ! Oh ! tu auras ton rapport, dans les formes, c’est-à-dire que le plus important sera noyé dans le style langue de bois de règle chez nous.
Boileau-Narcejac — Le Bonsaï -
« Le pauvre garçon était comme fou. Il voulait remonter immédiatement à cheval, repartir pour Coloma. Il me suppliait de l’accompagner daredare […] »
Blaise Cendrars — L’Or -
[…]Ce qui l’excite, c’est de se poser des questions. C’est le suspense. Il prononce très mal. L’AUTEUR, supérieur. Si vous saviez comme je peux m’en moquer, moi, mon pauvre ami, du suspense.
Jean Anouilh — La Grotte -
On donne le nom de gaz pauvre au gaz obtenu par la combustion du charbon en présence d'un gros excès de combustible
Dupont — Bois carburant -
Ainsi la révolution s’est toujours faite avec les pauvres, bien que les pauvres en aient rarement tiré grand profit. La contre-révolution se fera toujours contre eux, parce qu'ils sont malcontents, et parfois même désespérés. Or le désespoir est contagieux.
Georges Bernanos — Les Grands Cimetières sous la lune -
[Les mendiants] sont des fainéants, mais il y a les pauvres honteux, et ceux-là sont à plaindre. Il y en a partout; ils se cachent, et ils souffrent plutôt que de demander
Anatole France — Vie fleur -
Enfin les îles sorties des eaux (atolls) portent une flore extrêmement pauvre, venue par des apports lointains.
Henri Gaussen — Géographie des Plantes -
Un jeune étudiant, candide, beau, doué d'une âme artiste et passionnée, mais pauvre comme Job
Villiers de L'Isle-Adam — Contes cruels -
Mais quand donc les a-t-il achetées ? Et avec quoi ? Il disait tantôt qu’il était pauvre, qu’il n’avait pas d’argent.
Comtesse de Ségur — L’Auberge de l’Ange-Gardien -
Le Phaéton d’une voiture à foinVit son char embourbé. Le pauvre homme était loinDe tout humain secours. C’était à la campagnePrès d’un certain canton de la basse BretagneAppelé Quimpercorentin.On sait assez que le destinAdresse là les gens quand il veut qu’on enrage.Dieu nous préserve du voyage !Pour venir au Chartier embourbé dans ces lieux,Le voilà qui déteste et jure de son mieux.Pestant en sa fureur extrêmeTantôt contre les trous, puis contre ses chevaux,Contre son char, contre lui-même.Il invoque à la fin le Dieu dont les travauxSont si célèbres dans le monde :Hercule, lui dit-il, aide-moi ; si ton dosA porté la machine ronde,Ton bras peut me tirer d’ici.Sa prière étant faite, il entend dans la nueUne voix qui lui parle ainsi :Hercule veut qu’on se remue,Puis il aide les gens. Regarde d’où provientL’achoppement qui te retient.Ôte d’autour de chaque roueCe malheureux mortier, cette maudite boueQui jusqu’à l’essieu les enduit.Prends ton pic et me romps ce caillou qui te nuit.Comble-moi cette ornière. As-tu fait ? — Oui, dit l’homme.— Or bien je vais t’aider, dit la voix : prends ton fouet.— Je l’ai pris. Qu’est ceci ? mon char marche à souhait.Hercule en soit loué. Lors la voix : Tu vois commeTes chevaux aisément se sont tirés de là.Aide-toi, le Ciel t’aidera.
Jean de La Fontaine — Fables -
J’aime l’araignée et j’aime l’ortie,Parce qu’on les hait ;Et que rien n’exauce et que tout châtieLeur morne souhait ;Parce qu’elles sont maudites, chétives,Noirs êtres rampants ;Parce qu’elles sont les tristes captivesDe leur guet-apens ;Parce qu’elles sont prises dans leur œuvre ;Ô sort ! fatals nœuds !Parce que l’ortie est une couleuvre,L’araignée un gueux ;Parce qu’elles ont l’ombre des abîmes,Parce qu’on les fuit,Parce qu’elles sont toutes deux victimesDe la sombre nuit.Passants, faites grâce à la plante obscure,Au pauvre animal.Plaignez la laideur, plaignez la piqûre,Oh ! plaignez le mal !Il n’est rien qui n’ait sa mélancolie ;Tout veut un baiser.Dans leur fauve horreur, pour peu qu’on oublieDe les écraser,Pour peu qu’on leur jette un œil moins superbe,Tout bas, loin du jour,La vilaine bête et la mauvaise herbeMurmurent : Amour !
Victor Hugo — Les Contemplations -
Sa figure se crispa, ses joues pâlirent et sa poitrine creuse sembla se vider de sang. Elle n’était plus qu’une pauvre femme malade. Ça sent le sapin, murmura vivement Biou.
Robert Francis — Un an de vacances -
Il se pourrait qu’elle rencontrât la pauvre jeune femme en rêve. Elle m’en tiendrait informée. Curieusement, cela me toucha et j’eus les larmes aux yeux.
Alain Schifres — La Chute des corps -
Je suis un pâle enfant du vieux Paris, et j’aiLe regret des rêveurs qui n’ont pas voyagé.Au pays bleu mon âme en vain se réfugie,Elle n’a jamais pu perdre la nostalgieDes verts chemins qui vont là-bas, à l’horizon.Comme un pauvre captif vieilli dans sa prisonSe cramponne aux barreaux étroits de sa fenêtrePour voir mourir le jour et pour le voir renaître.Ou comme un exilé, promeneur assidu,Regarde du coteau le pays défenduSe dérouler au loin sous l’immensité bleue,Ainsi je fuis la ville et cherche la banlieue.Avec mon rêve heureux j’aime partir, marcherDans la poussière, voir le soleil se coucherParmi la brume d’or, derrière les vieux ormes,Contempler les couleurs splendides et les formesDes nuages baignés dans l’occident vermeil,Et, quand l’ombre succède à la mort du soleil,M’éloigner encor plus par quelque agreste rueDont l’ornière rappelle un sillon de charrue,Gagner les champs pierreux, sans songer au départ,Et m’asseoir, les cheveux au vent, sur le rempart.Au loin, dans la lueur blême du crépuscule,L’amphithéâtre noir des collines recule,Et, tout au fond du val profond et solennelParis pousse à mes pieds son soupir éternel.Le sombre azur du ciel s’épaissit. Je commenceA distinguer des bruits dans ce murmure immense,Et je puis, écoutant, rêveur et plein d’émoi,Le vent du soir froissant les herbes près de moi,Et parmi le chaos des ombres débordantes,Le sifflet douloureux des machines stridentes,Ou l’aboiement d’un chien, ou le cri d’un enfant,Ou le sanglot d’un orgue au lointain s’étouffant,Ou le tintement clair d’une tardive enclume,Voir la nuit qui s’étoile et Paris qui s’allume
François Coppée — « Un pâle enfant du vieux Paris » -
Rien de ce qui est beau n’est indispensable à la vie. — On supprimerait les fleurs, le monde n’en souffrirait pas matériellement ; qui voudrait cependant qu’il n’y eût plus de fleurs ? Je renoncerais plutôt aux pommes de terre qu’aux roses, et je crois qu’il n’y a qu’un utilitaire au monde capable d’arracher une plate-bande de tulipes pour y planter des choux.À quoi sert la beauté des femmes ? Pourvu qu’une femme soit médicalement bien conformée, en état de faire des enfants, elle sera toujours assez bonne pour des économistes.À quoi bon la musique ? à quoi bon la peinture ? Qui aurait la folie de préférer Mozart à M. Carrel, et Michel-Ange à l’inventeur de la moutarde blanche ?Il n’y a de vraiment beau que ce qui ne peut servir à rien ; tout ce qui est utile est laid, car c’est l’expression de quelque besoin, et ceux de l’homme sont ignobles et dégoûtants, comme sa pauvre et infirme nature. — L’endroit le plus utile d’une maison, ce sont les latrines.
Théophile Gautier — Mademoiselle de Maupin
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