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Citations sur l'avant
Il y a 135 citations sur l'avant.
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Il faut savoir avant que penser.
Proverbe du XVIème siècle -
Mourez avant de mourir.
Le Coran -
Pense avant de parler et pèse avant d'agir.
William Shakespeare — Hamlet -
Ecoute avant de parler, mâche avant d’avaler.
Proverbe éthiopien -
Regardez à deux fois avant de sauter.
Charlotte Brontë -
Se surpasser avant de trépasser.
Christophe Chenebault -
Comprendre avant de juger, expliquer avant de condamner.
Edwy Plenel — Secrets de jeunesse -
Regarde avant de sauter.
Proverbe tchèque -
La tristesse rend vieux avant l’heure.
Hazrat Ali -
Le sage réfléchit avant d'agir.
Proverbe persan -
Les affaires avant le plaisir.
Proverbe québécois -
Mais que foutait Dieu, avant la création ?
Samuel Beckett -
Il faut connaître avant d'aimer.
Proverbe français -
Ce ne sont pas les heures des bureaux administratifs ou les horaires des transports qui règlent la vie des cités, c’est au contraire celle-ci, ce sont les habitudes de l’ensemble des citoyens qui règlent et modèlent ces heures et ces horaires. Croire le contraire, c’est mettre la charrue avant les bœufs.
Charles Nordmann — « La querelle de l’heure d’été » -
Mais c’est déjà le même défaut, ce contre-sens d’aligner des mots bien sonores en ne se souciant qu’ensuite du fond. C’est mettre la charrue avant les bœufs, même dans les livres de Bergotte.
Marcel Proust — À l’ombre des jeunes filles en fleurs -
Le peuple ! Certes, il mérite l’intérêt, la pitié, les efforts ; mais le vouloir tout-puissant, le vouloir dirigeant équivaut à réaliser le vieux dicton populaire : mettre la charrue avant les bœufs.
Guy de Maupassant — « À propos du peuple » -
Rien ne vous autorise à mettre la charrue avant les bœufs, à marcher sur la tête et à empoigner l’épée par la pointe, parce que vous écrivez en vers.
Théodore de Banville — Petit Traité de poésie française -
Mais me voilà toujours à mettre la charrue avant les bœufs. Clarence respire encore ; Édouard vit encore et règne.
William Shakespeare — Richard III -
Mettre la charrue avant les bœufs ou devant les bœufs, dans une suite d’opérations, ne point suivre l’ordre logique.
Académie française — Dictionnaire de l’Académie française -
Ne s’emploie aussi sans valeur négative. On dit alors qu’il est explétif. Sa présence, bien qu’elle ne soit pas nécessaire à la correction grammaticale, est recommandée dans la langue soutenue.▪ Dans les propositions qui suivent un verbe exprimant la crainte ou l’empêchement. Je crains qu’il ne vienne. Je redoute qu’il ne crée encore quelque difficulté. Empêchez qu’il ne tombe.▪ Après les locutions conjonctives à moins que, avant que, depuis que. Finissez votre ouvrage avant qu’il ne revienne. À moins qu’il ne renonce.▪ Dans des phrases qui expriment la comparaison, après plus que, moins que, mieux que et autre que. Il est plus riche, il est meilleur qu’on ne le dit. Vous écrivez mieux que vous ne parlez.▪ D’une façon générale, dans des propositions conjonctives où il n’y a pas de négation mais qui sont entendues dans un contexte négatif. Il s’en est fallu de peu qu’il ne réussisse. Personne ne doutait qu’il ne fît semblant.
Académie française — Dictionnaire -
Il existait un monde où l’artiste trouve avant qu’il ne cherche.
Jean Cocteau — La Difficulté d’être -
Mais du moins ne m’oublie pas quand tu me quittes. N’oublie pas non plus ce que je t’ai dit si longuement chez moi, un jour, avant que tout se précipite.
Albert Camus — Maria Casarès -
Je m’étais fait arracher les confidences de mes chagrins avec autant de simagrées que s’en permettent les jeunes personnes avant de s’asseoir au piano, tant elles ont la conscience de l’ennui qui s’ensuit.
Honoré de Balzac — Honorine -
Peu avant le coucher du soleil, les hommes qui flânaient devant le magasin virent arriver, de la route du Sud, un chariot couvert tiré par des mulets et suivi d’une ribambelle de choses évidemment vivantes qui se profilaient sur le soleil à l’horizon et qui semblaient avoir été déchirées de panneaux d’affichage, disons d’affiches de cirque, de tailles et de couleurs variées et attachées à l’arrière du chariot, faisant corps avec lui…
William Faulkner — Le Hameau -
En début d’année, il lui a parlé d’avoir (enfin) un enfant. Elle n’a pas relevé et c’était assourdissant. Trois mois plus tard, elle a dit : « Je ne sais pas si je vais rester. » Réponse du berger à la bergère, il n’a rien rétorqué et ne l’a jamais interrogée plus avant.
Arnaud Cathrine — J’entends des regards que vous croyez muets -
Par précaution, je mettais sur ma table de nuit le réveille-matin, mais je me réveillais toujours ou presque toujours quelques moments avant qu’il ne sonnât. La sonnerie du réveille-matin effrayait même mon inconscient qui me faisait me réveiller juste à l’instant où la sonnerie allait se déclencher.
Eugène Ionesco — Le Solitaire -
Éveillée peu avant que le réveille-matin ne sonnât, elle surveillait la vie qui était dans son corps, quand je bouge le pied, il le fait parce que je le veux, je veux tourner la tête, elle se tourne de ce côté-ci, et je l’ai à peine voulu.
Charles-Louis Paron — … et puis s’en vont -
Cette petite-là, vois-tu, il faut lui tenir la dragée haute, conclut-il. Tu vas me faire le plaisir de ne plus retourner la voir avant qu’elle ne te le demande. Et elle viendra te chercher, tu peux être sûr ; ou je ne m’appelle plus Léonard Beudot, et je veux n’avoir jamais encorné un mari.
Marcel Aymé — Brûlebois -
La bouche étroite il lui tendit un verre et s’assit Je n’ai pas trouvé les sandwiches très bons dans le train. Ils ne valent jamais rien dans les trains. C’est légendaire. On aurait dû les préparer avant de partir.
Jean-Pierre Ostende — La Province éternelle -
Dimanche 1er novembre (Venise).Tiepolo, L’institution du Rosaire. 1737-1739.Venise, les Gesuati. Photo A.G., 15 juin 2014. Manet, Lola de Valence, 1862.7 heures. Gris, puis très bleu.C’est la Toussaint. Messe aux Gesuati à 8 heures. Prêtre très sobre. Vingt personnes sous le plafond de Tiepolo (La Gloire de saint Dominique). « Mistero della fede. » En effet.Je rentre dans ma chambre pour écrire. À droite, dans la fenêtre ouverte, le Redentore, avec, sur la coupole, la statue endiablée du Christ ressuscité, victorieux.Le Christ, pour le Diable, c’est le Diable.Brusquement, tout est rose. « Les dieux sont là. »Heidegger : « Le « temps » n’est pas plus lié au Je que l’espace ne l’est aux choses ; encore moins est-il « objectif ’ et le temps « subjectif ». »Pensée incompréhensible pour l’habitant de la Métaphysique, c’est-à-dire l’esclave de la subjectivité absolue. Mais je vois ce que montre Heidegger. Le temps ne fait que passer par moi, l’espace est son enveloppe.Dans Le Monde, ceci, sur Malevitch : « Dans ses écrits, Malevitch s’est réclamé de l’art des icônes. Il a aussi constamment revendiqué l’icône comme faisant partie de la culture paysanne. Le rouge, le blanc et le noir, que l’on retrouve associés dans les icônes de Novgorod, plus fortement que dans toutes les autres icônes byzantines, sont aussi les couleurs signalétiques du suprématisme. Il est intéressant de noter que le carré rouge que Malevitch peint en 1915, après son premier carré noir et avant son premier carré blanc, a pour titre Réalisme en deux dimensions d’une paysanne. Pourquoi a-t-il donné ce titre ? Il doit y avoir une part d’humour — Malevitch était d’Ukraine le pays de Gogol. »Promenade dans la gare maritime, soleil sur les quais. Le remorqueur Hercules, de Trieste. Large moment de sérénité, la ville au loin, comme un paquebot de rêve.L’avion du retour a deux heures de retard. Arrivée sous la pluie battante. Une autre planète. À la Closerie, cinq filles d’une vingtaine d’années se sont organisées une fête au champagne. Elles passent de la plus folle gaieté tendre entre elles à la plus lourde mélancolie. Et de nouveau dans l’autre sens. Et ainsi de suite. Tantôt nymphes ravissantes (à la Fragonard), tantôt effondrées à la Goya, sans âge. Jeunesse et vieillesse en même temps. Je les regarde, j’ai l’impression de voir toute leur vie à travers elles (hystérie, fusion, amour, drôlerie, pourrissement, tristesse, vide). Film épatant pendant une heure. Destins.
Philippe Sollers — L’Année du Tigre -
J’ai passé les épreuves pratiques du Capes2 dans un lycée de Lyon, à la Croix-Rousse. Un lycée neuf, avec des plantes vertes dans la partie réservée à l’administration et au corps enseignant, une bibliothèque au sol en moquette sable. J’ai attendu là qu’on vienne me chercher pour faire mon cours, objet de l’épreuve, devant l’inspecteur et deux assesseurs, des profs de lettres très confirmés. Une femme corrigeait des copies avec hauteur, sans hésiter. Il suffisait de franchir correctement l’heure suivante pour être autorisée à faire comme elle toute ma vie. Devant une classe de première, des matheux, j’ai expliqué vingt-cinq lignes — il fallait les numéroter — du Père Goriot de Balzac. “Vous les avez traînés, vos élèves”, m’a reproché l’inspecteur ensuite, dans le bureau du proviseur. Il était assis entre les deux assesseurs, un homme et une femme myope avec des chaussures rosés. Moi en face. Pendant un quart d’heure, il a mélangé critiques, éloges, conseils, et j’écoutais à peine, me demandant si tout cela signifiait que j’étais reçue. D’un seul coup, d’un même élan, ils se sont levés tous trois, l’air grave. Je me suis levée aussi, précipitamment. L’inspecteur m’a tendu la main. Puis, en me regardant bien en face : “Madame, je vous félicite.” Les autres ont répété “je vous félicite” et m’ont serré la main, mais la femme avec un sourire.Je n’ai pas cessé de penser à cette cérémonie jusqu’à l’arrêt de bus, avec colère et une espèce de honte. Le soir même, j’ai écrit à mes parents que j’étais professeur “titulaire”. Ma mère m’a répondu qu’ils étaient très contents pour moi.Mon père est mort deux mois après, jour pour jour. Il avait soixante-sept ans et tenait avec ma mère un café-alimentation dans un quartier tranquille non loin de la gare, à Y… (Seine-Maritime). Il comptait se retirer dans un an. Souvent, durant quelques secondes, je ne sais plus si la scène du lycée de Lyon a eu lieu avant ou après, si le mois d’avril venteux où je me vois attendre un bus à la Croix-Rousse doit précéder ou suivre le mois de juin étouffant de sa mort.
Annie Ernaux — La Place -
Anton Voyl n’arrivait pas à dormir. Il alluma. Son Jaz marquait minuit vingt. Il poussa un profond soupir, s’assit dans son lit, s’appuyant sur son polochon. Il prit un roman, il l’ouvrit, il lut; mais il n’y saisissait qu’un imbroglio confus, il butait à tout instant sur un mot dont il ignorait la signification.Il abandonna son roman sur son lit. Il alla à son lavabo; il mouilla un gant qu’il passa sur son front, sur son cou.Son pouls battait trop fort. Il avait chaud. Il ouvrit son vasistas, scruta la nuit. Il faisait doux. Un bruit indistinct montait du faubourg. Un carillon, plus lourd qu’un glas, plus sourd qu’un tocsin, plus profond qu’un bourdon, non loin, sonna trois coups. Du canal Saint-Martin, un clapotis plaintif signalait un chaland qui passait.Sur l’abattant du vasistas, un animal au thorax indigo, à l’aiguillon safran, ni un cafard, ni un charançon, mais plutôt un artison, s’avançait, traînant un brin d’alfa. Il s’approcha, voulant l’aplatir d’un coup vif, mais l’animal prit son vol, disparaissant dans la nuit avant qu’il ait pu l’assaillir.
Georges Perec — La Disparition -
Il aurait préféré être en uniforme, et même assis sur le banc des remplaçants, quitte à ne pas jouer du tout, plutôt que de traîner « en civil » avec des inutiles comme nous, tandis que ses copains se faisaient frotter les oreilles et que ça cognait sec dans les affrontements entre avants, en bas, à quelques mètres de lui, sur l’herbe boueuse.
Philippe Labro — L’étudiant étranger -
Le canot bascule sur le berthon, se met à glisser vers l’avant écrasant une trentaine de personnes et blessant grièvement à la jambe Isaac Lehmann.
Philippe Masson — Les Naufrageurs du Lusitania et la guerre de l’ombre -
C'est donc, d'abord et avant tout, la conviction de l'immanence de Dieu dans notre âme, c'est la notion de l'être.
Pierre Leroux — De l'Humanité -
Il tapotait le téléphone, sachant qu'avant longtemps il signalerait ce décollage.
Saint-Exupéry — Courrier Sud -
Un jour, entre autres, il [le duc d'Orléans] s'emporta tellement en présence du roi, qu'il dit qu'avant peu il irait lui-même en personne délivrer le Saint-Père.
Barante — Histoire des ducs de Bourgogne -
Lorsque Citroën a fermé, il avait en projet une voiture à traction avant qui surclassait tout ce qu'on a fait jusqu'ici.
Abellio — Heureux les pacifiques -
Mais c'est déjà le même défaut, ce contresens d'aligner des mots bien sonores en ne se souciant qu'ensuite du fond. C'est mettre la charrue avant les bœufs.
Proust — À l'ombre des jeunes filles en fleurs -
Avant la naissance de Jésus-Christ, ou simplement avant Jésus-Christ.
Avec Marcel, plus de raison de faire des fautes d'orthographe !
Améliore ton orthographe avec les conseils de Marcel, ton mentor de français, depuis ton téléphone.
Adopter Marcel