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Citations sur l'aussi
Il y a 218 citations sur l'aussi.
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Bon anniversaire, dit Louis. Oh, ça suffit. dit Odile. Et ça vous fait quel effet d'avoir trente-cinq ans? Elle le secoue par l'épaule. Ça suffit. Toi aussi, ce sera bientôt ton tour.
Patrick Modiano — Une jeunesse -
Les fleurs poussent aussi parmi les ruines.
Marilyn French -
Le tigre aussi a besoin de sommeil.
Proverbe chinois -
Les héros aussi connaissent l'angoisse.
Gilbert La Rocque — Le passager -
Enfreindre la tradition est aussi une tradition.
Alexandre Blok — Calepin -
La sainteté est aussi une tentation.
Jean Anouilh — Becket ou l’honneur de Dieu -
De soi aussi On a besoin.
Eugène Guillevic — Du domaine -
Qui sait flatter sait aussi calomnier.
Napoléon Bonaparte -
Penser veut dire aussi rêver.
George Steiner -
Les pots de chambre aussi sont profonds.
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L'indifférence aussi est une blessure.
Claire France — Autour de toi, Tristan -
L'amour engendre aussi la bonté.
Madeleine Ferron — Coeur de sucre -
Nous sommes riches aussi de nos misères.
Antoine de Saint-Exupéry — Vol de nuit -
La mort baptise aussi.
Marguerite Duras — Ecrire -
Les hommes forts pleurent aussi.
Ethan et Joel Coen — The big Lebowski -
Tu avais été immédiatement arrêtée sur une accusation manifestement montée de toutes pièces « excitation aux représailles », ou quelque chose de tout aussi ridicule.
Angela Davis — S’ils frappent à l’aube… -
Je vous écris à bride abattue ; aussi n’examinez pas mes lettres avec des yeux de lynx, car vous y trouveriez plus de fautes que de mots.
Voltaire — Correspondance -
De la même façon qu’une hirondelle ne fait pas le printemps, il faut un temps et un état des sciences pour qu’une découverte scientifique se produise, toute intuition ou imagination antécédente étant aussi l’effet d’une lecture a posteriori.
Geneviève Fraisse — Les femmes et leur histoire -
Elle s’en va à grands pas. Il est tout à fait évident que Judith aurait bien besoin d’un tranquillisant. Mais peut-être cela lui sert-il aussi de prétexte pour passer un coup de fil. Elle doit être dévorée de curiosité d’où Standish lui a-t-il téléphoné ?
Richard Neely — Cauchemar sous plastique -
Je pense qu’on a bien du mal à respirer et à vivre; je pense aussi que l’homme peut ne pas être un animal social. L’enfant a bien du mal à se socialiser, il lutte contre la société, il s’y adapte difficilement, les éducateurs en savent quelque chose.
Eugène Ionesco — Notes et contre-notes -
Qui sème le vent récolte la tempête ? Non : qui sème le vent récolte le vent. Ah, aucun livre ne nous laisse parfois aussi seul qu’un livre sacré.
Peter Handke — La voleuse de fruits -
[…] le présentateur l’avait promis mais vous savez comme le temps est changeant et, si vous voulez mon avis, ils se trompent aussi souvent qu’ils prévoient correctement, mais j’écoute la météo tout de même et pour rendre à César ce qui est à César, au printemps dernier, ils ont bien prévenu les gens qu’il y aurait des vents violents et des inondations, et c’était tant mieux parce que la tempête a éventré Pittsburgh, de grands arbres ont été arrachés…
John Edgar Wideman — Le projet Fanon -
Nous ne savons pas comment ce récit fantôme a eu lieu, mais il donne lieu à une réaction fort intéressante de Malraux, qui dit que des réflexions sur l’art, cela se refait, mais pas un manuscrit ; cela a une forme de vérité, et cela dit aussi quelque chose d’assez sympathique sur Malraux, qui, au fond, ne la ramène pas.
Hélène Cixous — Lettres de fuite -
Sûrement n’a-t-elle jamais cessé de l’aimer. Je ne veux pas jouer les Cassandre, mais j’ai tout de même le sentiment que le parfum d’euphorie qui s’empare d’elle peut être tout aussi fugitif que l’expression récente du désamour.
David Foenkinos — La famille Martin -
Rentré dans ma chambre, j’interrogeai vainement mon calepin pour savoir ce que cette débauche pouvait bien célébrer. On était le 25 juillet. En quoi sainte Anne, dont c’était la fête, intéressait-elle les habitants de Monteux au point de s’attirer un aussi brillant hommage ? Sidonie éclaira ma lanterne dès le lendemain matin.
Michel Tournier — Le Médianoche amoureux -
À cette époque-là, Léonie et moi on était intimes. On dansait ensemble le kékouok à la Boîte à Dix Sous près de la République. On était jeunes, elle plus que moi, et on avait des robes à paillettes courtes au-dessus du genou, avec des bas noirs, aussi les amoureux on n’en manquait pas. Mais on leur tenait la dragée haute. On n’était pas des dévergondées. On savait choisir.
Raymond Queneau — Pierrot mon ami -
Dimanche 1er novembre (Venise).Tiepolo, L’institution du Rosaire. 1737-1739.Venise, les Gesuati. Photo A.G., 15 juin 2014. Manet, Lola de Valence, 1862.7 heures. Gris, puis très bleu.C’est la Toussaint. Messe aux Gesuati à 8 heures. Prêtre très sobre. Vingt personnes sous le plafond de Tiepolo (La Gloire de saint Dominique). « Mistero della fede. » En effet.Je rentre dans ma chambre pour écrire. À droite, dans la fenêtre ouverte, le Redentore, avec, sur la coupole, la statue endiablée du Christ ressuscité, victorieux.Le Christ, pour le Diable, c’est le Diable.Brusquement, tout est rose. « Les dieux sont là. »Heidegger : « Le « temps » n’est pas plus lié au Je que l’espace ne l’est aux choses ; encore moins est-il « objectif ’ et le temps « subjectif ». »Pensée incompréhensible pour l’habitant de la Métaphysique, c’est-à-dire l’esclave de la subjectivité absolue. Mais je vois ce que montre Heidegger. Le temps ne fait que passer par moi, l’espace est son enveloppe.Dans Le Monde, ceci, sur Malevitch : « Dans ses écrits, Malevitch s’est réclamé de l’art des icônes. Il a aussi constamment revendiqué l’icône comme faisant partie de la culture paysanne. Le rouge, le blanc et le noir, que l’on retrouve associés dans les icônes de Novgorod, plus fortement que dans toutes les autres icônes byzantines, sont aussi les couleurs signalétiques du suprématisme. Il est intéressant de noter que le carré rouge que Malevitch peint en 1915, après son premier carré noir et avant son premier carré blanc, a pour titre Réalisme en deux dimensions d’une paysanne. Pourquoi a-t-il donné ce titre ? Il doit y avoir une part d’humour — Malevitch était d’Ukraine le pays de Gogol. »Promenade dans la gare maritime, soleil sur les quais. Le remorqueur Hercules, de Trieste. Large moment de sérénité, la ville au loin, comme un paquebot de rêve.L’avion du retour a deux heures de retard. Arrivée sous la pluie battante. Une autre planète. À la Closerie, cinq filles d’une vingtaine d’années se sont organisées une fête au champagne. Elles passent de la plus folle gaieté tendre entre elles à la plus lourde mélancolie. Et de nouveau dans l’autre sens. Et ainsi de suite. Tantôt nymphes ravissantes (à la Fragonard), tantôt effondrées à la Goya, sans âge. Jeunesse et vieillesse en même temps. Je les regarde, j’ai l’impression de voir toute leur vie à travers elles (hystérie, fusion, amour, drôlerie, pourrissement, tristesse, vide). Film épatant pendant une heure. Destins.
Philippe Sollers — L’Année du Tigre -
J’ai passé les épreuves pratiques du Capes2 dans un lycée de Lyon, à la Croix-Rousse. Un lycée neuf, avec des plantes vertes dans la partie réservée à l’administration et au corps enseignant, une bibliothèque au sol en moquette sable. J’ai attendu là qu’on vienne me chercher pour faire mon cours, objet de l’épreuve, devant l’inspecteur et deux assesseurs, des profs de lettres très confirmés. Une femme corrigeait des copies avec hauteur, sans hésiter. Il suffisait de franchir correctement l’heure suivante pour être autorisée à faire comme elle toute ma vie. Devant une classe de première, des matheux, j’ai expliqué vingt-cinq lignes — il fallait les numéroter — du Père Goriot de Balzac. “Vous les avez traînés, vos élèves”, m’a reproché l’inspecteur ensuite, dans le bureau du proviseur. Il était assis entre les deux assesseurs, un homme et une femme myope avec des chaussures rosés. Moi en face. Pendant un quart d’heure, il a mélangé critiques, éloges, conseils, et j’écoutais à peine, me demandant si tout cela signifiait que j’étais reçue. D’un seul coup, d’un même élan, ils se sont levés tous trois, l’air grave. Je me suis levée aussi, précipitamment. L’inspecteur m’a tendu la main. Puis, en me regardant bien en face : “Madame, je vous félicite.” Les autres ont répété “je vous félicite” et m’ont serré la main, mais la femme avec un sourire.Je n’ai pas cessé de penser à cette cérémonie jusqu’à l’arrêt de bus, avec colère et une espèce de honte. Le soir même, j’ai écrit à mes parents que j’étais professeur “titulaire”. Ma mère m’a répondu qu’ils étaient très contents pour moi.Mon père est mort deux mois après, jour pour jour. Il avait soixante-sept ans et tenait avec ma mère un café-alimentation dans un quartier tranquille non loin de la gare, à Y… (Seine-Maritime). Il comptait se retirer dans un an. Souvent, durant quelques secondes, je ne sais plus si la scène du lycée de Lyon a eu lieu avant ou après, si le mois d’avril venteux où je me vois attendre un bus à la Croix-Rousse doit précéder ou suivre le mois de juin étouffant de sa mort.
Annie Ernaux — La Place -
La surprise est visible elle a si bien pris la suite de la colère que celle-ci semble se confondre avec le côté abrupt et fermé de la surprise, soit qu’elle la ressente, soit qu’elle la manifeste, dans sa présence surprenante, surprenante aussi pour cette raison qu’elle rend déplacée toute autre présence, au point que c’est lui qui devrait se sentir un intrus dans cette chambre qu’il partage momentanément avec elle.
Maurice Blanchot — L’attente l’oubli -
Mon père avait, dans sa bibliothèque, le Littré, qui a une si grande importance pour moi, où j’ai trouvé un autre monde, celui des vocables, des mots, mots français bien sûr, un monde aussi réel pour moi, aussi faisant partie du monde extérieur, du monde sensible, aussi physique pour moi que la nature, […].
Francis Ponge — Entretiens de Francis Ponge avec Philippe Sollers -
Mais la situation n’est pas encore mûre pour aller à Canossa ; l’affaire et la personne du stagiaire sortent du cercle d’intérêt de M. Cabirol, son attention se détourne vers d’autres objets au premier plan de l’actualité. Les communautés ont besoin de martyrs, mais aussi de guides (…)
Ladislas Dormandi — Pas si fou -
Toujours aussi bleu que l’eau le voudra Il est dans vos yeux il est dans vos bras Et c’est le secret de ce vieux mystère Qui dit aide-toi le ciel t’aidera
Louis Aragon — Le nouveau Crève-cœur -
Mais, plus tard, quand nous aurons compris la loi qui guida la composition du discours, nous irons admirant qu’usant d’un corpus aussi amoindri, d’un vocabulariat aussi soumis à la scission, à l’omission, à l’imparfait, la scription ait pu s’accomplir jusqu’au bout.
Georges Perec — La Disparition -
SIMONE Cette fois, mes amis, je vous tire ma révérence. YVONNE Je trouve aussi que la farce a assez duré. On a été patient. Très patient.
Nathalie Sarraute — Le Mensonge -
Le général était podagre depuis longtemps et ne pouvait se déplacer qu'avec d'extrêmes difficultés ; aussi se faisait-il porter par ses soldats.
Augustin Redondo — Antonio de Guevara (1480? - 1545) et l'Espagne de son temps -
Sur le chemin du retour Djinn leva deux lapins et une outarde, que nous fléchâmes aussi, enrichissant notre tableau de chasse en le diversifiant.
Laurent Sauphanor — Mona raconte Lisa -
Supputer ce qui eût été accompli, avec une volonté différente, est une spéculation aussi vaine que magnifique.
H. G. Wells — La Guerre dans les airs -
Et sans doute, poussant à l'extrême, à l'absurde, ce dépouillement, fussé-je parvenu à l'appauvrissement total − car « qu'as-tu que tu n'aies reçu? » − mais aussi bien était-ce le total appauvrissement que je convoitais comme le bien le plus véritable.
André Gide — Feuillets -
On aurait pu dire tout aussi bien : Tout métal est plus lourd que l'eau, avant la découverte du potassium et du sodium; ...
Cournot — Essai sur les fondements de nos connaissances -
... et en dépit de tout ce qui faisait défaut aux exploitants, on pouvait voir partout les champs cultivés, le bétail soigné, aussi bien que possible.
De Gaulle — Mémoires de guerre