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Cézannienne

Définitions du mot « cézannienne »

Trésor de la Langue Française informatisé

CÉZAN(N)IEN, IENNE,(CÉZANIEN, CÉZANNIEN) adj.

A.− Propre à Cézanne, qui est l'œuvre de Cézanne. Les paysages, le compotier cézannien(s). Le mécanisme de la vision cézanienne (Lhote, Peint. d'abord,1942, p. 120).
B.− Apparenté au style de Cézanne, influencé par lui. L'époque cézanienne (cf. B. Dorival, Les Peintres du XXes., 1957, p. 63). Ce ne fut donc guère que vers 1914 qu'il [Matisse] adhéra à une peinture plus cézanienne (Lhote, Peint. d'abord,1942p. 68).
Emploi subst. masc. plur. Les Cézanniens. Les admirateurs de Cézanne (cf. Du Bos, Journal, 1928, p. 134).
Rem. On rencontre ds la docum. le dér. cézan(n)isme, subst. masc. Style de peinture proche de celui de Cézanne (cf. Arts et litt. dans la société contemp., 1936, p. 1816; cf. aussi B. Dorival, op. cit., p. 65, 67).
Étymol. et Hist. 1904 (C. Mauclair, Les Maîtres de l'impressionnisme, p. 230). Dér. du nom de Cézanne, peintre impressionniste fr. (1839-1906); suff. -ien*. Fréq. abs. littér. Cézannien : 5.

Phonétique du mot « cézannienne »

Mot Phonétique (Alphabet Phonétique International) Prononciation
cézannienne sezɑ̃njɛ̃n

Évolution historique de l’usage du mot « cézannienne »

Source : Google Books Ngram Viewer, application linguistique permettant d’observer l’évolution au fil du temps du nombre d'occurrences d’un ou de plusieurs mots dans les textes publiés.

Citations contenant le mot « cézannienne »

  • De sa naissance au Havre à son intérêt pour la technique cézannienne, en passant par les courbes des baigneuses et les célèbres cargos noirs, l’exposition Dufy au Havre couvre les différentes étapes de la vie de l’artiste et ses différentes phases de création. Si l’artiste passa avec allégresse d’un mouvement à l’autre, jongla avec les couleurs, une chose perdura dans son œuvre : Le Havre. Sa madeleine… , Le MuMa consacre une exposition exceptionnelle à Raoul Dufy, amoureux du Havre et de sa lumière | 76actu
  • Marianne Mathieu : La question que nous posons est celle de la singularité cézannienne, qui s'inscrit dans une filiation, une tradition et une continuité, celles de l'ancrage d'un artiste dans un pays, le Bassin méditerranéen et la Provence. Quand l'Aixois... Marianne, "Ces tableaux, il en rêve, y pense et y repense" : le doux rêve d'Italie de Paul Cézanne
  • THÈME Piet Mondrian (1872-1944), considéré par les historiens de l'art comme un des grands fondateurs de l'art abstrait, resta longtemps fidèle à l'art figuratif. On parle parfois de sa « coexistence pacifique » entre figuration et abstraction. (voir ci-dessous son superbe Autoportrait, 1918, où, tel un manifeste, son portrait peint d'une patte cézannienne se découpe sur l'un de ses tableaux cubiques). Atlantico.fr, Exposition "Mondrian figuratif" au Musée Marmottan Monet : un "autre" Mondrian ! | Atlantico.fr
  • Riche de 300 œuvres et de documents significatifs du rayonnement du cubisme, l'exposition est articulée chronologiquement en quatorze chapitres. S'en détachent des chefs-d’œuvre, comme le Portrait de Gertrude Stein (1906) ou Ambroise Vollard (1909) et Daniel-Henry Kahnweiler (1910) par Picasso ainsi que des ensembles de peintures et de sculptures jamais réunies. Le parcours de l'exposition vise à mettre en valeur l’évolution à rebondissements du cubisme en remontant aux sources primitivistes et à la fascination des cubistes pour Gauguin et Cézanne. Le parcours reflète la progression formelle du mouvement, d’une première étape cézannienne - illustrée par la présence de l’exceptionnelle nature morte de Picasso Pains et compotier sur une table (1909) - vers une transcription analytique hermétique (1910-1912) puis transformée en version plus synthétique (1913-1917), qui marque ainsi le retour de la représentation et de la couleur. , Le cubisme – Que Faire à Paris ?
  • Pierre Courthion, historien et critique d'art, s'attache dans la "Tribune des arts" en 1956 à dévoiler l'historique de l'influence "cézannienne" sur la peinture jusqu'à Paul Klee, "on la trouve toujours vivante". France Culture, Cézanne : "Il éclate à l'intérieur de lui-même"
  • La Coiffeuse, tableau peint à l’huile (facture traditionnelle dès le XVe siècle), de dimensions classiques, 33 centimètres sur 46 (8P, appellation de métier à partir des normes définies depuis la Renaissance), n’appartient pas au gouvernement mais à la nation, comme des centaines d’œuvres depuis la loi du 27 juillet 1793, votée par la Convention. L’État français, par l’intermédiaire du gouvernement, et plus particulièrement du ministère la Culture, est chargé du gardiennage des œuvres dans les musées. Mais cela ne change rien au statut de la propriété ; la Coiffeuse est à nous, citoyens français, quelles que soient les fautes dues au vol dans les réserves, sans qu’on s’en aperçoive, du tableau pendant plusieurs années. L’austérité a son coût dans l’administration de la culture. Ce tableau appartient à un ensemble de Picasso et de Braque, communément nommés « cubistes », qui correspondent à une mise en cause du point de vue unique imposé par la géométrie perspective, multipliant la superposition des vues. Ce mode de pensée est une des sources de la peinture de tout le vingtième siècle. Il s’agit de philosophie autant que de peinture, et le roman, de Joyce à Aragon, en sera tributaire. La continuité de la matière est une croyance des humanistes, qui est devenue un dogme avec pour conséquence la continuité de l’espace et de sa représentation par la construction de la géométrie de la « perspective ». Donc une ligne interrompue va de l’œil à, en position fixe (ce qui n’est jamais le cas), l’infini. Cette conception de l’espace purement géométrique et continue a été mise en cause par plusieurs voies. Existe une peinture, emblématique du branle-bas de l’intelligence de la matière, de l’espace et du monde en général. Ce tableau s’appelle les Demoiselles d’Avignon (traduction française de la bien connue Carrer d’Avinyo, rue de la prostitution de la cité catalane de Barcelone). Cela a permis à André Breton de faire remarquer par un jeu de mots qu’il s’agissait d’un « bordel philosophique ». Ce tableau est assez grand et ses dimensions ne respectent pas la règle d’or du rapport entre la hauteur et la largeur : 2,43 m sur 2,33 m. La peinture à l’huile est appliquée à la brosse sur une toile à grain fin, marouflée sur une autre, plus solide. Elle est considérée comme « terroriste » par les confrères proches de son auteur : Matisse, Derain, Braque qui aurait dit : « Il veut nous faire manger de l’étoupe et boire du pétrole. » Mais Picasso est soutenu par un jeune marchand avec lequel il sera lié par contrat de 1913 à sa propre mort, très remarquable par plusieurs cultures, africaine, ibérique et d’influence cézannienne. Malgré la fraîcheur de l’accueil de ses confrères, Picasso ne mésestime pas son œuvre, même s’il ne la vend que treize ans plus tard au grand couturier Jacques Doucet, amené par André Breton, pour 25 000 francs, ce qui était une sacrée somme, payable par mensualités de 2000 francs, soit une très belle rente. Ces Demoiselles sont rachetées à Doucet en 1937 pour 150 000 francs et de nouveau par Alfred Barr pour le MoMA. Ainsi, elles rentrent sur les cimaises d’un musée international trente-deux ans après avoir été peintes et elles figurent pour avoir été la source de l’art moderne. L'Humanité, La Coiffeuse et les Demoiselles d’Avignon, notre patrimoine | L'Humanité

Traductions du mot « cézannienne »

Langue Traduction
Anglais cezannian
Espagnol cezannian
Italien cézanniana
Allemand cezannian
Chinois 塞尚年
Arabe سيزاني
Portugais cezanniano
Russe cezannian
Japonais セザン語
Basque cezannian
Corse cezannianu
Source : Google Translate API

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