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Citations sur le serpent
Il y a 53 citations sur le serpent.
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Lorsque j'avais six ans j'ai vu, une fois, une magnifique image, dans un livre sur la Forêt Vierge qui s'appelait "Histoires Vécues". Ça représentait un serpent boa qui avalait un fauve. Voilà la copie du dessin. On disait dans le livre: "Les serpents boas avalent leur proie tout entière, sans la mâcher. Ensuite ils ne peuvent plus bouger et ils dorment pendant les six mois de leur digestion". J'ai alors beaucoup réfléchi sur les aventures de la jungle et, à mon tour, j'ai réussi, avec un crayon de couleur, à tracer mon premier dessin. Mon dessin numéro 1. Il était comme ça. J'ai montré mon chef d'œuvre aux grandes personnes et je leur ai demandé si mon dessin leur faisait peur. Elles m'ont répondu: "Pourquoi un chapeau ferait-il peur?
Antoine de Saint-Exupéry — Le Petit Prince -
Le premier animal domestique d'Adam après l'expulsion du Paradis fut le serpent.
Franz Kafka — Préparatifs de Noce à la campagne -
Quand on accouche d'un serpent, on le noue autour de sa taille.
Massa Makan Diabaté — Kala Jata -
Il était un pauvre serpent qui collectionnait toutes ses peaux. C'était l'homme.
Jean Giraudoux — Sodome et Gomorrhe, I, 3, Lia , Grasset -
Même le petit serpent a du venin.
Ankh-Sheshonq -
Une armée de fourmis peut triompher d’un serpent venimeux.
Proverbe chinois -
Il n’y a rien de si éloquent que la queue d’un serpent à sonnettes.
Proverbe indien -
Tu auras beau soigner au mieux un serpent, à sa première fureur tu recevras ta rétribution.
Abu Shakour — Les premiers Poètes persans -
Lorsque la tête du serpent est coupée, le reste n’est qu’une corde.
Proverbe bambara -
Celui que le serpent a piqué prend peur d'une simple corde.
Proverbe berbère -
Le redoutable dragon ne l'emporte pas sur le serpent lové dans l'herbe.
Proverbe chinois -
La gloire est un serpent. Que jamais ne m'atteigne sa morsure.
V. Rozanov — Esseulement -
Qui a été mordu par un serpent évite les hautes herbes.
Proverbe chinois -
Là où va le serpent, un dieu le précède.
Klaus Wentz -
Semblez être la fleur innocente, mais soyez le serpent qu'elle dissimule.
William Shakespeare — Macbeth, I, 5, lady Macbeth -
Un serpent se cache dans l'herbe.
Virgile en latin Publius Vergilius Maro — Les Bucoliques, III, 93 -
L'autre jour, au fond d'un vallon, Un serpent piqua Jean Fréron. Que pensez-vous qu'il arriva ? Ce fut le serpent qui creva.
François Marie Arouet, dit Voltaire — Poésies mêlées, Épigramme imitée de l'Anthologie -
Va ! je n'ai plus besoin de ta race naïve, Cher serpent
Paul Valéry — La Jeune Parque, Gallimard -
Pour qui sont ces serpents qui sifflent sur vos têtes ?
Jean Racine — Andromaque, V, 5, Oreste -
On en use ainsi chez les grands : La raison les offense ; ils se mettent en tête Que tout est né pour eux, quadrupèdes et gens Et serpents.
Jean de La Fontaine — Fables, l'Homme et la Couleuvre -
Il y a des temps où l'on ne peut plus soulever un brin d'herbe sans en faire sortir un serpent.
Marceline Desbordes-Valmore — Correspondance, à Pauline Duchambge, 11 mai 1857 -
Il n'est point de serpent ni de monstre odieux Qui, par l'art imité, ne puisse plaire aux yeux.
Nicolas Boileau dit Boileau-Despréaux — L'Art poétique -
Serpent qui change de peau est toujours serpent.
Proverbe martiniquais -
Le serpent change de peau, mais garde sa nature.
Proverbe français -
Le serpent change de peau, non de nature.
Proverbe persan -
Pour voir si j’en suis capable. Pour prouver que j’en suis capable. Prouver quoi à qui ? C’est le serpent qui se mord la queue, mais bon. D’accord. Pour me prouver à moi-même que j’en suis capable.
Colson Whitehead — Ballades pour John Henry -
Si tout vient de moi, retourne à moi, s’anéantit avec moi, à quoi bon peindre, se démener? Le serpent qui se mord la queue et s’avale lui-même.
André Hardellet — Le seuil du jardin -
Le serpent qui se mord la queue finit par se dévorer tôt ou tard.
Salman Rushdie — Grimus -
Une amulette grecque du me siècle, conservée au British Muséum, nous donne l’image qui peut le mieux illustrer cet infini le serpent qui se mord la queue, ou, comme Martinez Estrada dira bellement, « qui commence à la fin de sa queue ».
Jorge Luis Borges — Le Livre des êtres imaginaires -
C'est [Jésus] le Serpent d'airain du Livre des Nombres
Claudel — Poète regarde Croix -
Ce n'est pas sans raison que le serpent est le symbole de la puissance oblique, littéralement diabolique, qui déforme nos beaux projets. En revanche, le serpent qui se mord la queue, imitant le cercle des rondes, représente la victoire de l'esprit, et l'éternel régnant sur la bête
Alain — Propos -
On a trop souvent annoncé l'arrivée de ce serpent de mer de la sociologie, la fin du couple, des noces, de la famille, pour qu'on y croie facilement
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Le mal, comme un serpent caché sous les fleurs, se serait glissé dans la république mellifère par cela même qui devait en faire la gloire
Proudhon — Propriété -
La simplicité de la colombe doit être tempérée par la prudence du serpent, et la prudence consiste essentiellement à ne tomber dans aucun piège et à choisir le bon chemin
Amiel — Journal -
Les véritables grimpeurs, dont le type est le Serpent volant
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Ces scorpions jaunes, noirs ou blancs qui se cachent dans les pantoufles, les chiques qui pondent entre les doigts de pied, le serpent-minute qui ne vous laisse pas faire votre testament
Morand — Paris-Tombouctou -
On donne ce nom [de serpent marin] à deux espèces du genre des murènes de Linnaeus
Baudr. — Pêches -
En dedhorsdeces établissements,tout chôme jusqu'aux décrotteursindépendants,dont l'unqui ciraitmes bottiness'est vu,c dernier Sunday,vément réprimandeparun 'serpent'qui passait
Paul Verlaine — Correspondance -
Devant le lutrin,trois hommes debout chantaient d'une voix pleine.Ils prolongeaient indéfiniment les syllabes du latin sonore ,eternisant les Amen avec des a-a indéfinis quele serpent soutenaitde sa note monotone poussée sans fin,mugie par l'instrument decuivre a large gueule.
Guy De Maupassant — La Maison Tellier -
C’était presque le manège d’une fille du trottoir. Mais elle portait un tailleur vert tendre de la rue de la Paix, des bas d’une soie admirable, des chaussures en serpent qui étaient des merveilles.
Georges Simenon — Le Relais d’Alsace