Accueil > Citations > Citations sur le jour
Citations sur le jour - Page 2
Il y a 264 citations sur le jour.
-
Quelle manière plus efficace d’inquiéter que vous dire de ne pas s’inquiéter ? Ne t’inquiète pas, Gabriel : à chaque jour suffit sa peine. Marions-nous d’abord.
Érik Orsenna — Briser en nous la mer gelée -
À chaque jour suffit sa peine, à condition que la paye tombe bien en fin de mois.
Pierre Dac — L’Os à moelle -
Pour un malheureux, c’est déjà beaucoup d’admettre qu’à chaque jour suffit sa peine.
André Duval — Le Mercenaire -
Bah à chaque jour suffit sa peine. Sont-ils vraiment fichus? Sans espoir de retour ? Une fois fichus, sont bien fichus, restent fichus, chantonne Benway.
William Burroughs — Le festin nu -
Ne vous inquiétez donc pas du lendemain ; car le lendemain aura soin de lui-même. À chaque jour suffit sa peine.
Évangile selon saint Matthieu — 6:34 (traduction Louis Segond) -
Plus tard, bien plus tard, la lune s’est levée, le jour a succombé dans un spectaculaire flamboiement de rouge et d’orange sanglants, de bleu et de pourpre, un coucher de soleil à couper le souffle qu’aucun d’eux ne remarque…
Taiye Selasi — Le ravissement des innocents -
Car une hirondelle ne fait pas le printemps, non plus qu’une seule journée de soleil ; de même ce n’est ni un seul jour ni un court intervalle de temps qui font la félicité et le bonheur.
Aristote — Éthique à Nicomaque -
BELINEVa, va, cela n’en vaut pas la peine. Quelle perte est-ce que la sienne? et de quoi servait-il sur la terre? Un homme incommode à tout le monde, malpropre, dégoûtant, sans cesse un lavement ou une médecine dans le ventre, mouchant, toussant, crachant toujours ; sans esprit, ennuyeux, de mauvaise humeur, fatiguant sans cesse les gens, et grondant jour et nuit servantes et valets.
Molière — Le Malade imaginaire -
Chaque jour, devant le café de la rue du petit-musc, je relisais la pancarte sur la porte d’entrée qui souhaitait de bonnes fêtes de fin d’année aux clients.
Elena Costa — La vie audacieuse -
Après la défaite de Mithridate, puissant monarque, Cn. Pompée trouva dans ses archives secrètes une recette que ce prince avait écrite de sa propre main ; c’était un antidote ainsi composé : Prenez deux noix sèches, deux figues, vingt feuilles de rue ; broyez le tout ensemble, après avoir ajouté un grain de sel : celui qui prendra ce mélange à jeun sera pour un jour à l’abri de tout poison.
Pline l’Ancien — Histoire naturelle -
J’ai passé les épreuves pratiques du Capes2 dans un lycée de Lyon, à la Croix-Rousse. Un lycée neuf, avec des plantes vertes dans la partie réservée à l’administration et au corps enseignant, une bibliothèque au sol en moquette sable. J’ai attendu là qu’on vienne me chercher pour faire mon cours, objet de l’épreuve, devant l’inspecteur et deux assesseurs, des profs de lettres très confirmés. Une femme corrigeait des copies avec hauteur, sans hésiter. Il suffisait de franchir correctement l’heure suivante pour être autorisée à faire comme elle toute ma vie. Devant une classe de première, des matheux, j’ai expliqué vingt-cinq lignes — il fallait les numéroter — du Père Goriot de Balzac. “Vous les avez traînés, vos élèves”, m’a reproché l’inspecteur ensuite, dans le bureau du proviseur. Il était assis entre les deux assesseurs, un homme et une femme myope avec des chaussures rosés. Moi en face. Pendant un quart d’heure, il a mélangé critiques, éloges, conseils, et j’écoutais à peine, me demandant si tout cela signifiait que j’étais reçue. D’un seul coup, d’un même élan, ils se sont levés tous trois, l’air grave. Je me suis levée aussi, précipitamment. L’inspecteur m’a tendu la main. Puis, en me regardant bien en face : “Madame, je vous félicite.” Les autres ont répété “je vous félicite” et m’ont serré la main, mais la femme avec un sourire.Je n’ai pas cessé de penser à cette cérémonie jusqu’à l’arrêt de bus, avec colère et une espèce de honte. Le soir même, j’ai écrit à mes parents que j’étais professeur “titulaire”. Ma mère m’a répondu qu’ils étaient très contents pour moi.Mon père est mort deux mois après, jour pour jour. Il avait soixante-sept ans et tenait avec ma mère un café-alimentation dans un quartier tranquille non loin de la gare, à Y… (Seine-Maritime). Il comptait se retirer dans un an. Souvent, durant quelques secondes, je ne sais plus si la scène du lycée de Lyon a eu lieu avant ou après, si le mois d’avril venteux où je me vois attendre un bus à la Croix-Rousse doit précéder ou suivre le mois de juin étouffant de sa mort.
Annie Ernaux — La Place -
Des frelons bravant la piqûre,Que j’aime à voir, dans ce séjour,Le joyeux troupeau d’ÉpicureSe recruter de jour en jour :Francs buveurs, que Bacchus attire,Dans ces retraites qu’il chéritAvec nous venez boire et rire,Plus on est de fous, plus on rit.
Plus on est de fous plus on rit — Armand Gouffé -
Le troisième jour, pendant qu’on attelait les voitures, nous nous rencontrâmes, Mme Tim, le procureur et moi, à l’angle de la terrasse d’honneur, près du petit oranger en caisse qu’il allait falloir rentrer dare-dare dans la serre […]
Jean Giono — Un roi sans divertissement -
[…] il ne disait rien de madame, pour lui elle ne cassait pas trois pattes à un canard, lui il pensait seulement au moment où il ferait jour pour aller se coucher. Les autres, don ? Et Mlle Quêta elle n’avait non plus rien d’extraordinaire ? Non plus, don.
Mario Vargas Llosa — Conversation à «La Cathédrale» -
Le jour où papa m’annonça que, d’après ses recherches, nous étions juifs, je le regardai avec des yeux étonnés en rigolant doucement « Première nouvelle. Je voulais que tu le saches. Et alors? Que veux-tu que ça me fasse? Il n’y a pas de quoi casser trois pattes à un canard. »
Franz-Olivier Giesbert — L’Américain -
Il avait à faire un dernier geste pour dignement affronter le jour, mais ce geste était comme la récompense et le sacre de tous les autres par lesquels il avait, au prix de tant d’efforts déchirants, remis en marche et couvert ainsi qu’il convenait son corps rouillé, rebelle.
Joseph Kessel — Les cavaliers -
Je me dis seulement : » À cette heure, en ce lieu,Un jour, je fus aimé, j’aimais, elle était belle. »J’enfouis ce trésor dans mon âme immortelle,Et je l’emporte à Dieu !
Alfred de Musset — Souvenir -
Quelle épaisse nuit sur la terre ! et Nous serons morts quand il fera jour !
Alfred de Musset — La Confession d’un enfant du siècle) -
Pendant des années, les O’Hara avaient vécu en mauvais termes avec la police anglaise, qui les suspectait de se livrer à un certain genre d’activité contre le gouvernement, et Gérald n’était pas le premier O’Hara à prendre ses jambes à son cou et à quitter l’Irlande au petit jour.
Margaret Mitchell — Autant en emporte le vent -
Un prof de droit, un jour, nous a fait un cours sur « aller à Canossa ». En gros, ça veut dire se coucher, baisser la culotte. Je ne sais pas si cela a quelque chose à voir avec Colmar ?
Didier Daeninckx — Mort au premier tour -
Alors je vais te dire ils vont se pointer dans ton restau un jour où ce sera plein de journalistes et de personnalités qui dégusteront du pinard en enculant les mouches, ou bien au cours d’un banquet d’étudiants en commerce bien propres sur eux, et ils vont commencer à jouer les malpolis, tu sais ?
Hervé Le Corre — Du sable dans la bouche -
Et Boulet, celui qu’on appelle Bille de Clown, c’est le fils d’un boulanger. Toujours dans la mouise. Un fameux chapardeur. Sa mère le laissait faire tout ce qu’il voulait, jusqu’au jour où le patron l’a vu chiper dans le tiroir et l’a proprement foutu à la porte.
Philippe Soupault — Les Dernières nuits de Paris -
Le nom de Maître est commun à tous les pouvoirs, et Dieu semble affecter la supériorité même de l'âge réservée au pouvoir domestique lorsqu'il s'appelle l'Ancien des jours
Bonald — Législation primitive -
Elle avait bien vu sa main disparaître. S'il recommençait, jour de Dieu! elle était femme à lui flanquer une carafe à la tête
Émile Zola — L'Assommoir -
Toute la clique payera... Jour de ma vie! Ils rendront gorge ou je ne me nomme pas Charlotte
Émile Zola — L'Héritage des Rabourdin -
La chasse est la passion des Tarasconnais, et cela depuis les temps mythologiques où la Tarasque faisait les cent coups dans les marais de la ville et où les Tarasconnais d'alors organisaient des battues contre elle. Il y a beau jour, comme vous voyez.
Alphonse Daudet — Tartarin de Tarascon -
Je causais l'autre jour avec des hommes politiques
Barrès — Cahiers -
Rien ne prouve, à ce jour, qu'une explosion atomique entraîne un séisme dans une région voisine
-
Ô Zeus, flambeau du jour, ô splendeur coutumière!
Moréas — Iphigénie à Aulis -
Elle pouvait mourir d'un jour à l'autre, elle avait préparé son discours au Bon Dieu
Queffélec — Recteur -
Un jour sur deux on montait un mort au couvent de San-Martino dans un grand remous
Cendrars — Bourlinguer -
Sans l'armée, tel fils de grand seigneur ne soupçonnerait pas comment un soldat vit, grandit, engraisse toute l'année avec neuf sous par jour et une cruche d'eau fraîche
Vigny — Servitude et grandeur militaires -
Pendant que l'on fait ces choses du ménage qui ne sont pas de tous les jours, et que je réserve, autant qu'il se peut, pour ces momens-là
Senancour — Obermann -
Ce qui les a perdus, c'est le tous les jours
Sainte-Beuve — Portraits de femmes -
À chaque jour sa peine, et chaque chose au jour le jour, l'une après l'autre
Dupanloup — Journal -
Deux ans après, jour pour jour
Benoit — Atlant. -
Vous trouvez qu'au jour d'aujourd'hui, c'est vain?
Beauvoir — Mandarins -
Entre Noël et le jour de l'An, le temps se raffermit; il tourna au froid sec et promettait de se maintenir ainsi jusqu'après les fêtes
Guèvremont — Survenant -
L'effectif de 4 divisions. TCO : 80-120, un jour dans l'autre
Vailland — Drôle de jeu -
Les moyens, elle les trouvera au jour le jour par son génie ouvert
Mounier — Traité caractéristique