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OK : définition et origine de l'expression

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ok expression

D'où vient l'expression « ok », si fréquemment utilisée de nos jours, surtout à l'oral ? Comment l'écrire : ok, OK, O.K. ou okay ? Découvrez dans cet article tout ce que vous devez savoir à propos de « ok ». N'hésitez pas à parcourir les autres articles de cette section dédiée aux expressions françaises. Bonne lecture !

Définition de l'expression « ok » / « o.k. » / « okay »

Définition de ok : selon notre dictionnaire, « ok » est utilisé pour marquer l’accord du locuteur avec ce qui a été dit ou avec quelqu'un. Il est synonyme de (c’est) d’accord, bien, bon, oui, parfaitement.

« Ok » est une locution adverbiale qu'on retrouve parfois écrite « O.K. », « OK », ou « okay ». Considéré comme un anglicisme, « ok » est aujourd'hui largement employé en français, notamment à l'oral. Il donne parfois lieu au pléonasme « ok d'accord » ou son diminutif « ok d'ac' ! ».

Évolution historique de l’usage de l'expression « ok » / « o.k. » / « okay »

L'étude des occurrences dans les ouvrages publiés montre l'évolution de l'usage de « ok » au fil du temps (source : Google Ngram) :

Occurrences de « ok » dans les sources imprimées

Origine de l'expression « ok » / « o.k. » / « okay »

L'origine de « ok » est incertaine et pour le moins mystérieuse. De nombreux débats font rage autour de cette question et plusieurs hypothèses ont émergé au fil du temps. Selon elles, « ok » viendrait notamment :

  • du nom du port d'Haïti : « aux Cayes » ;
  • de l'altération de l'écossais « och aye » qui signifie « oui, vraiment ! » ;
  • du mot finlandais « oikea » qui signifie « correct, exact » ;
  • de la langue Mandingo d'origine africaine où « o ke » veut dire « certainement » ou du Wolof où « waw kay » signifie « Oui, vraiment ! » ;
  • de l'expression française « au quai » qui était utilisée pour signaler qu'un ballot était au sol et que la corde pouvait être récupérée pour descendre le suivant ;
  • de l'expression allemande « ohne Kommentar », utilisée par les immigrants qui n'avaient rien à signaler. Certains citent également les expressions « alles korrect », « ohne korrektur » ou « ober-Kommando » utilisées par des citoyens allemands ayant participé à la guerre d’indépendance des États-Unis ;
  • des dockers Grecs du port de New York qui écrivaient « ola kala » pour indiquer « c'est bon » sur les caisses en partance ;
  • du latin omnes correcta ;

Plusieurs hypothèses mentionnent la guerre de sécession américaine (1861 - 1865), période lors de laquelle « ok » serait apparu. L'une d'elles estime que l'expression « ok » serait dérivée de « 0 killed » (zero mort), expression utilisée par les sudistes pour indiquer qu'il n'y a pas eu de mort au combat.

Cependant, l'hypothèse la plus plausible est proposée par l'étymologiste américain Allan Walker Read lors d'une étude publiée dans The Saturday Review of Literature le 10 juin 1941, étude citée par Alain Rey dans le Dictionnaire historique de la langue française.

Selon lui, on retrouve pour la première fois cette abréviation dans un article du Morning Post de Boston daté du 23 mars 1839, qui évoque une abréviation de « oll korrect », dérivé de « all correct » (tout va bien). Boston connait alors depuis l'été de l'année 1838 un curieux phénomène : les journalistes utilisent de plus en plus d'abréviations, comme l'indique Allan Walker Read dans un autre article de recherche datant de 1963. En sus de « OK », on retrouve ainsi « OW » pour « oll wright » (all right), « i.s.b.d » pour « it shall be done » ou « r.t.b.s » pour « remains to be seen» !

Cette abréviation de « all correct » a été ensuite popularisée par la campagne électorale démocrate de 1840 où le groupe des « Democratic OK Club » est constitué pour soutenir le candidat Martin Van Buren (élu à la présidence des États-Unis en 1836), jouant sur le surnom « Old Kinderhook » de Van Buren (qui vient de la ville Kinderhook, dans l'état de New York).

Par ailleurs, et pour ajouter au mysticisme de l'origine de cette expression, certains expliquent la popularisation de l'abréviation « OK » par l'habitude du président Andrew Jackson (1767-1845) d’apposer les lettres O. K. sur les documents dans le but de donner son accord.

À noter qu'aujourd'hui certaines expressions émergent à partir de « ok » comme « OK Google », expression utilisée pour solliciter l'assistant vocal de Google, ou « OK boomer » démocratisé en 2019 sur le réseau social TikTok par les millenials pour marquer leur opposition aux idées des anciennes générations.

Pour aller plus loin, vous pouvez lire l'ouvrage d'Allan Metcalf, intitulé « The improbable story of America's greatest word » (L'incroyable histoire du meilleur mot américain), qui relate l'histoire du mot « ok », ses origines et ses usages.

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Exemples d'usage de l'expression « ok » / « o.k. » / « okay »

Travailler pour gagner sa vie, O.K. Mais pourquoi faut-il que cette vie qu’on gagne, il faille la gaspiller à travailler pour gagner sa vie ?

 Quino, Mafalda

On a tous les patriotes avec nous. −O.K., dit Marlone. −Tu pourrais pas parler français? dit Toni. −Va bene, dit Marlone

Cl. Roy, Le Soleil sur la terre, 1968

Je suis passé voir Boucare. J’en arrive presque. J’ai son okay final?

M. Dubé, Le Naufragé, p.111 dans Richesses Québec, 1982

Le câble [transatlantique français] se succédait à lui-même en s’enfonçant dans la mer comme une chaîne sans fin; tout était O.K.

L’Ingénieur, août 1869 dans L’Année scientifique et industrielle, 1870

OK Google, dis moi s'il va faire beau temps aujourd'hui.

N'hésitez pas à compléter cet article si nécessaire et à ajouter vos réflexions sur cette expression française en commentaire.

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Commentaires

Billy

Ok

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Mario Du Paul

OK est certainement le contraire de KO Mettre une personne KO ou bien elle est OK

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VINEL

j’ai appris il y a bien longtemps que OK a été introduit en France par les pilotes français membres de la Royal air Force.
Au retour de mission le bilan se traduisait rarement par OK,zér0 Killed
Les pilotes anglais et français l’ont vraisemblablement appris des américains.

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Roger Rivière

Bonjour,

Moi j’aime bien quand un témoignage commence par « De ce que j’ai toujours su… », ça en impose de suite, surtout l’adverbe ‘’toujours’’, et quand tu lis ça tu te dis « ah ouais, si le monsieur l’a toujours su donc c’est que c’est vrai… »…

…oui, oui… sauf que vous parlez des « villes américaines du Farwest du début du 19eme siècle » et à cette époque, si l’on considère ‘’début’’ comme les 3 ou 4 premières décennies des années 1800, à l’ouest du Mississipi pour prendre un large  »Far west » il n’y a pas de (grandes) villes, ni même de regroupements humains d’origine européenne dignes de ce nom, sauf San Francisco !… alors, difficile d’y voir un quelconque shérif placarder un quelconque décompte des morts sur son ‘’territoire’’, et c’est à partir des années 1848/18/50 que naît réellement l’histoire du Grand Ouest américain avec la découverte de l’or, deuxième rêve, espoir, espérance de l’Eldorado (le [pays] doré, le ‘’plein d’or’’) américain après celui suscité par la découverte de l’Amérique centrale par Christophe Colomb… je pense, et c’est un joli euphémisme, que pour ce qui est de votre témoignage à valeur historique vous mélangez la vrai réalité et la réalité cinématographique reconstituée… et c’est ça le « De ce que j’ai toujours su… », des souvenirs cinématographiques ou télévisuels !

Mais bon, comme dit l’autre qui toujours parle avec sagesse, à part cette petite erreur chronologique nous avons l’alternative soit d’une vraie réalité historique d’avant le milieu du siècle dans l’Amérique des futurs États-Unis et d’après ce que l’on sait l’abréviation OK n’y a pas encore été ‘’inventée’’, ou en tout cas pas à l’échelle d’y être d’un emploi généralisée, et donc même si shérif justicier il y avait —juste une hypothèse contre argumentative—dans des villes plus ou moins grandes, ou pas grandes du tout, il était impossible à ce porteur d’étoile d’afficher 0 K(illed) à l’entrée de sa circonscription, soit une autre vérité historique pour être dans le contexte factuel et temporel ou chronologique que vous évoquez et alors nous devons compter à partir de la moitié du 19e siècle, ce qui nous donne plus ou moins les 3 hypothèses les plus fondées quant à l’apparition de l‘abréviation OK, c’est-à-dire du fait des présidents Martin Van Buren ou Andrew Jackson, ou bien du fait de l’annotation nécrologique faite par un officier sudiste durant la guerre de sécession…

… oui, oui encore si je vous ai bien compris… sauf que pour OK Corral les 2 lettres ne signifient pas du tout ‘’Zero Killed’’ (0 Killed) mais sont les initiales de « Old Kindersley » (l’ancien Kindersley/le vieux Kindersley).

Alors Diab Omar, on est… OK ?

Salutations.

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Roger Rivière

Bonjour Illane,

Vous êtes Marocain, arabophone dialectal —darijaphone devrais-je dire—, et essentiellement francophone, c’est très bien ; moi je suis Français, essentiellement francophone comme vous mais pas pour les mêmes raisons et comme vous darijaphone mais à un niveau pas du tout comparable à ce que je suppose être le vôtre. Mais, cependant, toutefois, nonobstant, malgré cela je m’autorise une petite remarque en 3 points sur votre réflexion —ou au choix une petite réflexion […] sur votre remarque :
-1) vous écrivez <> et si je vous ai bien compris —car il faut dire que votre formulation n’est pas claire du tout— lorsqu’on prononce ce que vous avez écrit « Oa Kha » on n’entend pas du tout le son des 2 lettres OK puisque en alphabet phonétique international (API) « Oa Kha » donne / w a X a /, étant entendu que le [ X ] correspond au phonème (ou son pour le dire plus simple) de la ‘’jota’’ espagnole ou du ‘’ch’’ allemand dans ‘’nacht’’ représenté dans le vocable arabe dialectal par le groupe consonantique  »kh » ;

-2) d’autre part, même si le dialecte arabe marocain, la ‘’darija’’ pour lui donner son nom, n’a pas d’orthographe normalisée il est quand même un consensus qui veut que l’acquiescement, la formulation « (être) d’accord », puisque c’est de cela qu’il s’agit, s’écrit ‘’wakha’’, en un seul mot et avec W à l’initiale, et non pas Oa Kha selon ‘’votre’’ graphie, dont je dois dire que c’est la 1ère fois que je la vois, que c’est la 1ère et seule variante que j’ai pu voir jusqu’à ce jour de ma lecture et franchement elle me semble un bel artifice scriptural, orthographique, à seule fin d’étayer votre assertion !

-3) et enfin, vous mentionnez les lettres و et ك, respectivement dénommées Wāw et Kāf ; or la 1ère ne reproduit pas le son ou phonème [ O ] mais bien ce phonème que j’ai représenté par [ w ] et équivalent comme on le sait à la prononciation du groupe vocal / oua /

…donc, de tout cela je me permets de dire que vous induisez en erreur un lecteur non averti, que votre remarque n’a aucune valeur comparative ni putative au contraire de ce que vous avez voulu présenter, et que de ce fait à votre « Curieux! Non? », je vous réponds, je clame et je proclame « NOON, rien de curieux ! » puisque rien à comparer ni de comparable quel que soit le sens et l’ordre dans lequel on prenne OK ou wakha (et non pas  »Oa Kha ») et je termine par… « wakha 3liya, â sidi ? » —— soit pour les non darijaphones « d’accord avec moi, Monsieur ? » ——

Salutations.

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Roger Rivière

Bonjour Ramdane,

Oui, bien sûr !… mais il faudra expliquer comment de la Kabylie ce AKA est passé aux États-Unis puisqu’il semble bien que c’est là-bas que l’expression OK est apparue… et pas apparue récemment, ce qui fait qu’avec les moyens modernes de communications l’invraisemblable pourrait être vraisemblable, mais née il y a plus d’un siècle et demi, et à ma connaissance, grande mais pas assez pour tout savoir, à ma connaissance donc il n’y a pas eu un fait marquant de grande ampleur et affectant la Kabylie —tel par exemple un exode massif vers ‘’The States’’ comme ce fut le cas des Irlandais, ou des  »latinos » entre autres— pour que ‘’votre’’ AKA ait pu impacter le lexique anglo-américain. Et puis, même si l’on sait que phonétiquement les vocables empruntés subissent des adaptations plus ou moins importantes à leur langue d’importation, expliquer le passage de ce que je suppose [ aka ] à [ okey ] reste un beau travail de phonologie !

Salutations.

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Roger Rivière

Bonjour Nicolas,

Comme aurait pu dire Jules César « Veni, vidi, legi », j’ai lu et tout lu et une chose m’interpelle dans votre article : si l’on se fie —et peut-on s’y fier ?… ou tout au contraire pourquoi ne pas s’y fier !?— au graphique des « Occurrences de « ok » dans les sources imprimées » qui (ne) débute (qu’) en 1700 on peut donc d’ores et déjà éliminer les 3 ou 4 hypothèses de l’apparition de OK datées et postérieures à cette date, et pourtant vous les mentionnez !… et de plus, vous citez l’hypothèse la plus plausible [qui] est proposée par l’étymologiste américain Allan Walker Read lors d’une étude publiée dans The Saturday Review of Literature le 10 juin 1941, […].
Selon lui, on retrouve pour la première fois cette abréviation dans un article du Morning Post de Boston daté du 23 mars 1839, je rementionne :  » » pour la première fois cette abréviation dans un article du Morning Post de Boston daté du 23 mars 1839… » » ; l’hypothèse la plus plausible selon votre écrit alors, comme je le pose plus haut, le graphique est-il fiable ?… ou bien est-ce l’étymologiste américain qui n’est pas remonté assez loin dans le temps par ses recherches ? Toujours est-il que des affirmations contraires comme celles-là peuvent passées inaperçues pour le lecteur lambda mais sont difficilement acceptables pour un lecteur passionné comme je le suis.

Pareillement, et c’est la même réflexion que j’ai pu faire sur d’autres sites abordant l’étymologie, si l’on veut garder une ligne un tant soit peu crédible toutes les théories relevant de l’étymologie populaire ou de la galéjade marseillaise ne devraient pas avoir leur place, telle par exemple la supposée origine :
– du nom du port d’Haïti : « aux Cayes » ;
– de la langue Mandingo d’origine africaine où « o ke » veut dire « certainement » ou du Wolof où « waw kay » signifie « Oui, vraiment ! » ;
– du mot finlandais « oikea » qui signifie « correct, exact »…
.
.. pour le cas de ces 3 trois langues (Mandingo, wolof et finnois), sans les connaitre mais au vu d’une certaine ressemblance phonétique je pense plutôt qu’il s’agit de la prononciation de ‘’OK’’ adaptée dans ces langues, donc un emprunt et non pas un ‘’prêt’’ ou une cession au vocabulaire anglo-américain.

Cela étant dit, je vous félicite et vous encourage pour votre travail de recherche et compilation, et je vous adresse mes cordiales salutations.

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Doucara Demba

C’est un très bon lecteur merci beaucoup

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MANSUY

Rendons à César ce qui est probablement à César. Cette expression est sans doute d’origine américaine mais il serait intéressant de savoir depuis quand son emploi s’est généralisé en France.

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Dicko Abdoulaye

ques que ont peut gagner avec vous comment gagner de l’argent avec votre entreprise

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