La langue française

Wébérienne

Définitions du mot « wébérienne »

Wiktionnaire

Forme d’adjectif

wébérienne \ve.be.ʁjɛn\

  1. Féminin singulier de wébérien.
Wiktionnaire - licence Creative Commons attribution partage à l’identique 3.0

Phonétique du mot « wébérienne »

Mot Phonétique (Alphabet Phonétique International) Prononciation
wébérienne weberjɛ̃n

Citations contenant le mot « wébérienne »

  • L’analyse wébérienne des stratifications sociales est peu connue pour maintes raisons. Elle est quasi absente des manuels universitaires (e.g. Aron, 1967 ; Simon, 1991 ; Valade, 1996) et des ouvrages de synthèse sur son œuvre (e.g. Fleury, 2001 ; Colliot-Thélène, 2014). Outre une analyse dispersée dans différents chapitres, elle est souvent déconcertante tant elle est conceptuelle. Enfin, la traduction d’Économie et société (Weber, Agora, 1995) est souvent défaillante (Grossein, 2005), et la nouvelle traduction (Weber, 2016), faute d’être exhaustive, ne supprime pas cette difficulté. , En haut, en bas - La Vie des idées
  • L’humanité survivra au Covid-19 comme elle a survécu aux guerres mondiales, à la peste et à d’autres fléaux, mais le monde post-coronavirus sera un autre monde : un monde post mondialisation. Avec le Covid-19, on redécouvre les territoires alors que la mondialisation annonçait «la fin des territoires». La fermeture des frontières, le contrôle par l’Etat de son territoire, les couvre-feux constituent un retour à l’Etat dans sa conception wébérienne. Pour Max Weber, «l’Etat est cette communauté humaine qui, à l’intérieur d’un territoire, revendique et parvient à imposer le monopole de la violence physique légitime». Le monde d’après Covid-19 ne sera pas de tout repos pour les ultra-libéraux, partisans de l’Etat minimal et théoriciens du «dépérissement» de l’Etat, parce que comme après le 11 septembre, les pandémies montrent que les populations sont prêtes à accepter de sacrifier un peu de leurs libertés pour plus de sécurité, contrairement à ce que pensait Thomas Jefferson, qui disait : «Si on est prêt à sacrifier la liberté pour se sentir en sécurité, on ne mérite ni l’une l’autre.» Et les Etats-Unis, pays de Thomas Jefferson et paradis de l’Etat minimal, sont naturellement mal préparés à affronter la pandémie pour deux raisons. Premièrement, à cause de la quasi-inexistence d’un système de santé publique. Si les pays européens n’avaient pas un système de santé publique, la tragédie aurait été plus grande. Deuxièmement, malheureusement Trump, pour des raisons idéologiques et d’opportunisme électoral, n’est pas prêt à prendre les mesures qu’il faut pour ne pas être accusé de socialisme, considéré comme une ignominie outre-Atlantique. Après Ebola, le Sras, le Covid-19 est là. Nous sommes apparemment entrés dans l’ère des virus qui se propagent dans le monde. Donc, plus de grippe espagnole et encore moins de virus chinois, les virus aussi vont se mondialiser. Et comme par réflexe, à chaque virus, les Etats, qui redécouvrent Weber, vont se bunkeriser. Il faut que notre pays en tire les leçons. Dans le monde d’après-Covid 19, il est urgent pour notre pays de s’attaquer à la question de l’autosuffisance alimentaire. Il est évident que si la crise dure très longtemps, nous allons être confrontés à des problèmes alimentaires. On devrait pouvoir se passer de foie gras ou de magret de canard, mais il est urgent de s’attaquer à la question de l’autosuffisance en riz. Si la crise perdure, les pays exportateurs de riz vont garder pour eux-mêmes leur production. La crise nous montre aussi que le Sénégal, sur le plan médical, a le plus difficile (un personnel de très grande qualité), mais il nous reste le plus important (relever le plateau technique). Dans l’après-crise, ce sera une urgence nationale aussi bien pour la plèbe que pour les élites, car le Covid-19 montre qu’avec la fermeture des frontières, les évacuations sanitaires sont impossibles. Donc, mieux vaut pour notre pays investir dans l’hôpital de Fann que d’enrichir l’hôpital américain de Neuilly ou compter sur le Val-de-Grâce, parce que quand une crise est mondiale, chaque pays se préoccupe d’abord de son problème. C’est pourquoi aucun pays n’a attendu l’aide internationale, parce que les pays donateurs sont les plus touchés. Une fois n’est pas coutume. Le monde est en crise et l’Afrique n’est pas le maillon faible. Au contraire, mais malgré cela, les idées reçues persistent, comme celle du Sg de l’Onu qui annonce des millions de morts, mais comme dit Flaubert, «l’avantage des idées reçues est qu’on n’a pas besoin de les démontrer». Le Sg de l’Onu est dans les idées reçues, mais nous non plus ne nous enfermons pas dans les idées reçues du Peuple élu. Restons mobilisés derrière le corps médical qui est en train de jouer le même rôle que les quelques pilotes anglais qui ont sauvé leur pays en 1940 face à la pandémie nazie ! , Le monde d’après | Lequotidien Journal d'informations Générales
  • Construite en réaction au taylorisme et à la bureaucratie wébérienne, cette nouvelle forme de gouvernance a pour objectif de remettre l’humain au cœur de l’entreprise afin d’accroître la productivité, l’engagement et le bien-être des employés. «Nous avons tous des exemples navrants de la façon dont les modes de management actuels vident notre environnement professionnel de vie et d’énergie, d’entreprises où les bureaucrates ont pris le pouvoir et qui sont le théâtre de combats d’ego et de lutte d’influence, de guerres intestines entre baronnies et où ceux d’en haut prennent des décisions qui laissent ceux d’en bas pantois», analyse Frédéric Laloux, auteur du best-seller Reinventing organizations, vers des communautés de travail inspirées (Ed. Diateino). Bilan, L’entreprise libérée est-elle un effet de mode? - Bilan
  • Dans ce chapitre sur le catholicisme comme tout au long de son livre, Michael Löwy renverse ainsi la perspective wébérienne en cherchant à composer un florilège de critiques du capitalisme empruntées à Weber lui-même, à des auteurs qui ont subi de près ou de loin son influence, ou encore à une confession religieuse comme le catholicisme. Weber avait construit sa sociologie religieuse sur une problématique exactement opposée : il s’était au contraire demandé quels facteurs avaient pu favoriser, dans certaines cultures religieuses bien précises, le phénomène improbable que constituait le développement du capitalisme moderne. Les résistances à l’encontre de ce dernier étaient pour lui un donné premier et non une critique formulée a posteriori. L’attitude de rejet du capitalisme correspondait, pour Weber, à une réaction spontanément adoptée dans un premier temps, pour des raisons au demeurant variées, par à peu près toute la population de la terre — à une exception près, celle des groupes marqués par la culture religieuse puritaine. La question n’était pas de savoir pour quels motifs — innombrables — on pouvait s’opposer au capitalisme, mais comment certains courants, de façon au premier abord inexplicable, en étaient venus à promouvoir ce système économique « pauvre en joies ». De la même façon, dans son étude sur l’Inde, Weber ne se demandait pas pour quelles raisons le régime des castes avait pu susciter des réactions d’hostilité (de son point de vue, celles-ci, face à un ordre qui avait « creusé entre les couches sociales » un « fossé » d’une « profondeur inouïe et unique au monde » [9], allaient de soi) mais bien plutôt comment il était possible d’expliquer que les castes « négativement privilégiées » aient pu et puissent encore en supporter les contraintes sans déclencher de « révolutions ». « Il est arrivé et il arrive encore que des révoltes contre l’ordre hindou émanent du cercle des castes impures. (...) Mais s’il ne fait aucun doute que de telles révoltes ont existé, ce qui appelle manifestement une explication, c’est plutôt le fait qu’elles n’aient pas été beaucoup plus fréquentes et que les grandes révolutions religieuses dirigées contre l’ordre hindou qui ont compté historiquement soient parties de couches sociales bien différentes, dotées de privilèges relativement importants, et soient restées pour l’essentiel enracinées dans ces couches-là » (ibid.). Pour Weber, la répulsion à l’égard de systèmes sociaux et économiques aussi contraignants que le régime des castes et le capitalisme ne pouvait être qu’un fait premier, notamment chez les groupes sociaux qui avaient le moins d’intérêt à leur perpétuation ; c’est plutôt l’adhésion à ces systèmes, l’acceptation de leurs contraintes et la reconnaissance de leur légitimité qui « appelaient une explication ». Dans le passage d’Hindouisme et bouddhisme qui vient d’être cité, Weber esquissait une sociologie de la critique des castes ; s’il n’a pas explicitement livré de sociologie de l’anti-capitalisme, du moins de manière explicite, une bonne partie de ses ouvrages de sociologie religieuse approfondissent néanmoins l’étude des rapports entre les différents groupes sociaux et l’économie de profit rationalisé. L’aversion des intellectuels à l’égard du capitalisme, dans la perspective d’une telle sociologie, apparaît comme une probabilité sociologique forte, étant donné que ceux-ci fondent traditionnellement leur légitimité sur le caractère « désintéressé » de leur savoir et sur une distance affichée à l’égard de l’économie. C’est bien plutôt le rapprochement moderne entre « l’université » et « l’entreprise capitaliste », longuement évoqué dans la conférence de 1917 La Science, profession et vocation, qui plonge le sociologue dans la perplexité et représente pour lui une énigme [10]. , Max Weber et l’étrange rationalité du capitalisme - La Vie des idées
  • Noyé dans un océan administratif, devant jongler entre les commissions et les réunions en vue de trouver un « compromis », Samy doit faire face au phénomène bureaucratique de l’UE. Certes, la bureaucratie n’est pas un mal uniquement européen. Sans entrer dans une analyse wébérienne, la bureaucratie est un phénomène propre de notre société et de nos administrations fondées sur une organisation rationnelle dans laquelle chaque individu exerce une fonction spécialisée. Néanmoins, la série révèle un entrelacs de commissions, un enchevêtrement de procédures, bref, un labyrinthe administratif nécessitant un fil d’Ariane ou plutôt la connaissance experte du règlement intérieur de l’institution et les avis d’un administrateur énigmatique polyglotte capable de citer Sénèque au détour d’une conversation. Déposer un amendement au bureau du Parlement relève alors d’une épreuve digne de celle subie par Astérix et Obélix dans les Douze Travaux d’Astérix pour obtenir le laisser-passer A-38 dans la maison qui rend fou. Le Taurillon, La série « Parlement », entre comédie et réflexion politique - Le Taurillon

Traductions du mot « wébérienne »

Langue Traduction
Anglais weberian
Espagnol weberian
Italien weberiana
Allemand weberian
Chinois 韦伯式
Arabe weberian
Portugais weberiano
Russe weberian
Japonais weberian
Basque weberren
Corse weberian
Source : Google Translate API

Wébérienne

Retour au sommaire ➦

Partager