La langue française

Roué, rouée

Définitions du mot « roué, rouée »

Trésor de la Langue Française informatisé

ROUÉ, -ÉE, adj.

En forme de roue.
A. − VÉN. Tête rouée. ,,Tête de cerf, daim ou chevreuil dont les merrains sont courbés en dedans`` (Baudr. Chasses 1834).
B. − MAN. Encolure rouée. Encolure qui présente dans sa partie supérieure une courbure prononcée, fréquente chez le cheval arabe (d'apr. Lar. encyclop.).
Prononc. et Orth.: [ʀwe]. Att. ds Ac. 1762. Étymol. et Hist. 1. 1100 « orné de dessins en forme de roue » (Roland éd. Bédier, 3569); 2. 1561 vén. teste rouee « tête de cerf dont les perches sont serrées, près l'une de l'autre et peu ouvertes » (J. Du Fouilloux, La Venerie, 21, 11, éd. G. Tilander, p. 52); 1834 tête rouée (Baudr. Chasses); 3. 1864 encolure rouée (Littré, s.v. encolure). Dér. de roue, suff. *.

ROUÉ, -ÉE, part. passé, subst. et adj.

I. − Part. passé de rouer2*.
II. − Subst. et adj.
A. −
1. Personne qui a subi le supplice de la roue. 50 feuilles à revoir, et elles m'arrivent avec la régularité des coups de barre qu'on donnait jadis aux roués (Balzac,Corresp.,1833, p. 436).Tous les suppliciés, foule morne et sanglante, (...) Roués meurtris et bleus, noyés aux chairs marbrées (Gautier,Albertus,1833, p. 179).
2. Adj., p. anal. Brisé de fatigue, de douleur. Longtemps encore il tint ses paupières closes, le corps roué, incapable du moindre mouvement (Genevoix,Avent. en nous,1952, p. 151).
B. −
1.
a) HIST. Les roués. Compagnons de plaisir du régent Philippe d'Orléans; ceux qui eurent la même conduite à cette époque. La débauche alors [sous Mazarin] était tout aussi monstrueuse qu'elle avait été au temps des mignons, ou qu'elle fut plus tard au temps des roués (Sainte-Beuve,Portr. femmes,1844, p. 6).
b) Vieilli. Personne sans principes et sans mœurs, notamment dans les relations amoureuses mais généralement de manières distinguées et spirituelles. La corruption, les mauvaises mœurs, les élégances de roué sont naturelles et ne s'apprennent pas (Chateaubr.,Mém., t. 2, 1848, p. 704).Ayant fait quelque impression sur une ou deux modistes, il se considérait comme un roué (Drieu La Roch.,Rêv. bourg.,1937, p. 226).V. insolence ex. 1.
Empl. adj. Je passe pour un homme (...) fort insensible, roué même, et je vois que j'ai été constamment occupé par des amours malheureuses (Stendhal,H. Brulard, t. 1, 1836, p. 13).
2. P. ext.
a) Personne rusée, sans scrupule, habile à tromper pour trouver son avantage. Ces roués de la Bourse, (...) ces hommes qui, depuis la révolution, ont érigé en principe qu'un vol, fait en grand, n'est plus qu'une noirceur, transportant ainsi, dans les coffres-forts, les maximes effrontées adoptées en amour par le dix-huitième siècle (Balzac,Marana,1833, p. 115).Oui, un petit roué, qui a abusé de votre bonté et comptait faire une excellente affaire en vous épousant (Duranty,Malh. H. Gérard,1860, p. 245).
Empl. adj. Un Luxembourg (...) tournant agréablement ses cupidités en railleries, roué, insolent, inhumain et fanfaron d'inhumanité (Sainte-Beuve,Nouv. lundis, t. 1, 1861, p. 327).Il est partout à la fois, naïf et cependant assez roué pour être toujours où je me trouve... (Miomandre,Écrit sur eau,1908, p. 64).[En parlant d'un animal] Elle lassera ses juges, les surmènera au cours des interminables audiences, les abandonnera recrus, comme une bête rouée promène des chiens novices (Colette,Vagab.,1910, p. 39).
Expr. Roué comme (une) potence. V. potence C arg.
[P. méton.] Leur fille était entre eux un lien, tout en faisant l'objet d'une rivalité sourde (...). L'enfant n'avait pas manqué de le sentir, avec la candeur rouée de ces petits êtres qui n'ont que trop de tendance à croire que l'univers gravite autour d'eux; et elle en tira parti (Rolland,J.-Chr., Amies, 1910, p. 1103).Rarement la parole humaine fut-elle plus éblouissante et plus rouée et sut-elle mieux couvrir et justifier l'insatiable désir (Guéhenno,Jean-Jacques,1950, p. 185).
b) Adj. et subst. (Femme) très expérimentée dans le domaine de l'amour. Elle devint une maîtresse exquise, naturellement spirituelle, et rouée à plaisir. Ç'eût été, à Paris, une courtisane de grand mérite (Maupass., Contes et nouv., t. 1, Fen., 1883, p. 887). En se refusant, elle avait fouetté son désir, elle le rendait fou, capable de toutes les sottises. Une rouée, une fille de vice savant, n'aurait pas agi d'une autre façon que cette innocente (Zola,Bonh. dames,1883, p. 704).
c) Adj. [En parlant d'un artiste] Qui fait preuve d'une très grande habileté dans son art. Les petits poètes actuels de vingt ans me semblent tellement roués dans leur art qu'ils me semblent noués (Goncourt,Journal,1867, p. 329).Volontiers j'appellerais l'auteur du Reliquaire et des Récits et élégies le plus adroit, le plus roué de nos rimeurs (Lemaitre,Contemp.,1885, p. 84).V. adroit ex. 11.
Prononc. et Orth.: [ʀwe]. Ac. 1694: roué; 1718: roüé; dep. 1740: roué. Étymol. et Hist. 1. 1648 « homme qui a subi le supplice de la roue » (Scarron, Virgile Travesti, I, 68a ds Richardson, p. 246); 2. fig. 1690 « très fatigué » (Fur.); 3. 1remoit. xviiies. « débauché, digne du supplice de la roue, en faisant allusion aux compagnons de débauche du régent Philippe d'Orléans » (Saint-Simon, Mém., éd. Chervel et Regnier, t. 14, p. 209); 4. p. anal. 1780 « personne dont la conduite est désordonnée » (G. Mirabeau, Lettres, t. 4, p. 217); 5. 1833 « personne très rusée et peu scrupuleuse » (Balzac, loc. cit.). Part. passé adj. et subst. de rouer2*. Fréq. abs. littér.: 237. Fréq. rel. littér.: xixes.: a) 358, b) 428; xxes.: a) 353, b) 259.

Wiktionnaire

Adjectif

roué \ʁwe\

  1. (Chasse) Qualifie le bois du cerf, lorsqu’il est serré et peu ouvert.
  2. (Familier) Qui est sans principes, dont la conduite est désordonnée.
    • […] la mère Paul était rouée et profitait des pièces qu’on lui remettait de temps en temps pour jurer qu’on avait dû se tromper en la gratifiant d’un jeton de bar. — (Francis Carco, L’Homme de minuit, Éditions Albin Michel, Paris, 1938)
    • Commençons par les années d’après la joyeuse collaboration de la plupart des éditeurs français avec l’occupant nazi, quand les plus compromis et les plus faibles furent rachetés par plus roué ou plus gros. — (Thierry Discepolo, « Le livre, une sacrée valeur » dans Le Monde Diplomatique n°796, juillet 2020)

Nom commun

roué \ʁwe\ masculin (pour une femme on dit : rouée)

  1. (Vieilli) Condamné au supplice de la roue.
  2. (Par extension) (Familier) (Vieilli) Celui qui est sans principes, dont la conduite est désordonnée.
    • N’y avait-il pas pour elle quelque chose d’épouvantable à rencontrer un roué dans l’homme que Moïna écoutait avec plaisir ? — (Honoré de Balzac, La Femme de trente ans, Paris, 1832)
    • Désormais, je voyais clair dans cette petite âme de rouée. J’avais été mystifié comme un collégien et j'en restais confus encore plus qu’affligé. — (Pierre Louÿs, La femme et le pantin, chap.9, Mercure de France, 1898, éd. Eugène Fasquelle, 1928, p.151)
    • Nous étions une bande d’effrontés, de jeunes roués (entre seize et dix-neuf ans) qui mettions notre honneur à tout oser en fait d’indiscilipline et d’insolence. — (Valery Larbaud, Fermina Márquez, 1911, réédition Le Livre de Poche, page 10)
  3. (En particulier) (Vieilli) Homme peu scrupuleux sur les moyens en politique, en affaires, etc.
  4. (Histoire) (Péjoratif) Nom qui fut donné aux compagnons de plaisir de Philippe d’Orléans, le régent de France.
    • Voltaire était jaloux de l’esprit d’un roué que Paris admira deux jours […] — (Honoré de Balzac, Modeste Mignon, 1844)
    • Dans un carrosse qui conduisit le prince et ses « roués » pour un souper à Saint-Cloud, l’un d’eux voulut savoir ce qu’il fallait penser du bruit qui courait […] — (Évelyne Lever, La Diplomatie secrète du mystérieux abbé Dubois, dans Marianne (magazine) n° 765, 17 décembre 2011)

Forme de verbe

roué \ʁwe\

  1. Participe passé masculin singulier de rouer.

Nom commun

roué \Prononciation ?\

  1. Roi.

Nom commun

rouée \ʁwe\ féminin (pour un homme on dit : roué)

  1. (Familier) (Vieilli) Femme sans principes, dont la conduite est désordonnée.
    • Désormais, je voyais clair dans cette petite âme de rouée. J’avais été mystifié comme un collégien et j'en restais confus encore plus qu’affligé. — (Pierre Louÿs, La femme et le pantin, chap.9, Mercure de France, 1898, éd. Eugène Fasquelle, 1928, p.151)
    • Il n'était plus exilé dans la petite maison en ruines du Rialto, réduit à transporter du bois de chauffage dans sa gondole rapiécée, en danger perpétuel de pécher seul par la faute des rouées qui ne sont même pas encore filles mais qui coquinent comme si elles l'étaient. — (Léon Thoorens, La vie passionnée de Marco Polo, Éditions Seghers, 1962, chap. 2)

Forme d’adjectif

rouée \ʁwe\

  1. Féminin singulier de roué.

Forme de verbe

rouée \ʁwe\

  1. Participe passé féminin singulier de rouer.

Nom commun

rouée \ʁwe\ féminin (pour un homme on dit : roué)

  1. (Familier) (Vieilli) Femme sans principes, dont la conduite est désordonnée.
    • Désormais, je voyais clair dans cette petite âme de rouée. J’avais été mystifié comme un collégien et j'en restais confus encore plus qu’affligé. — (Pierre Louÿs, La femme et le pantin, chap.9, Mercure de France, 1898, éd. Eugène Fasquelle, 1928, p.151)
    • Il n'était plus exilé dans la petite maison en ruines du Rialto, réduit à transporter du bois de chauffage dans sa gondole rapiécée, en danger perpétuel de pécher seul par la faute des rouées qui ne sont même pas encore filles mais qui coquinent comme si elles l'étaient. — (Léon Thoorens, La vie passionnée de Marco Polo, Éditions Seghers, 1962, chap. 2)

Forme d’adjectif

rouée \ʁwe\

  1. Féminin singulier de roué.

Forme de verbe

rouée \ʁwe\

  1. Participe passé féminin singulier de rouer.

Nom commun

rouée \ʁwe\ féminin (pour un homme on dit : roué)

  1. (Familier) (Vieilli) Femme sans principes, dont la conduite est désordonnée.
    • Désormais, je voyais clair dans cette petite âme de rouée. J’avais été mystifié comme un collégien et j'en restais confus encore plus qu’affligé. — (Pierre Louÿs, La femme et le pantin, chap.9, Mercure de France, 1898, éd. Eugène Fasquelle, 1928, p.151)
    • Il n'était plus exilé dans la petite maison en ruines du Rialto, réduit à transporter du bois de chauffage dans sa gondole rapiécée, en danger perpétuel de pécher seul par la faute des rouées qui ne sont même pas encore filles mais qui coquinent comme si elles l'étaient. — (Léon Thoorens, La vie passionnée de Marco Polo, Éditions Seghers, 1962, chap. 2)

Forme d’adjectif

rouée \ʁwe\

  1. Féminin singulier de roué.

Forme de verbe

rouée \ʁwe\

  1. Participe passé féminin singulier de rouer.

Nom commun

rouée \ʁwe\ féminin (pour un homme on dit : roué)

  1. (Familier) (Vieilli) Femme sans principes, dont la conduite est désordonnée.
    • Désormais, je voyais clair dans cette petite âme de rouée. J’avais été mystifié comme un collégien et j'en restais confus encore plus qu’affligé. — (Pierre Louÿs, La femme et le pantin, chap.9, Mercure de France, 1898, éd. Eugène Fasquelle, 1928, p.151)
    • Il n'était plus exilé dans la petite maison en ruines du Rialto, réduit à transporter du bois de chauffage dans sa gondole rapiécée, en danger perpétuel de pécher seul par la faute des rouées qui ne sont même pas encore filles mais qui coquinent comme si elles l'étaient. — (Léon Thoorens, La vie passionnée de Marco Polo, Éditions Seghers, 1962, chap. 2)

Forme d’adjectif

rouée \ʁwe\

  1. Féminin singulier de roué.

Forme de verbe

rouée \ʁwe\

  1. Participe passé féminin singulier de rouer.

Nom commun

rouée \ʁwe\ féminin (pour un homme on dit : roué)

  1. (Familier) (Vieilli) Femme sans principes, dont la conduite est désordonnée.
    • Désormais, je voyais clair dans cette petite âme de rouée. J’avais été mystifié comme un collégien et j'en restais confus encore plus qu’affligé. — (Pierre Louÿs, La femme et le pantin, chap.9, Mercure de France, 1898, éd. Eugène Fasquelle, 1928, p.151)
    • Il n'était plus exilé dans la petite maison en ruines du Rialto, réduit à transporter du bois de chauffage dans sa gondole rapiécée, en danger perpétuel de pécher seul par la faute des rouées qui ne sont même pas encore filles mais qui coquinent comme si elles l'étaient. — (Léon Thoorens, La vie passionnée de Marco Polo, Éditions Seghers, 1962, chap. 2)

Forme d’adjectif

rouée \ʁwe\

  1. Féminin singulier de roué.

Forme de verbe

rouée \ʁwe\

  1. Participe passé féminin singulier de rouer.

Nom commun

rouée \ʁwe\ féminin (pour un homme on dit : roué)

  1. (Familier) (Vieilli) Femme sans principes, dont la conduite est désordonnée.
    • Désormais, je voyais clair dans cette petite âme de rouée. J’avais été mystifié comme un collégien et j'en restais confus encore plus qu’affligé. — (Pierre Louÿs, La femme et le pantin, chap.9, Mercure de France, 1898, éd. Eugène Fasquelle, 1928, p.151)
    • Il n'était plus exilé dans la petite maison en ruines du Rialto, réduit à transporter du bois de chauffage dans sa gondole rapiécée, en danger perpétuel de pécher seul par la faute des rouées qui ne sont même pas encore filles mais qui coquinent comme si elles l'étaient. — (Léon Thoorens, La vie passionnée de Marco Polo, Éditions Seghers, 1962, chap. 2)

Forme d’adjectif

rouée \ʁwe\

  1. Féminin singulier de roué.

Forme de verbe

rouée \ʁwe\

  1. Participe passé féminin singulier de rouer.

Nom commun

rouée \ʁwe\ féminin (pour un homme on dit : roué)

  1. (Familier) (Vieilli) Femme sans principes, dont la conduite est désordonnée.
    • Désormais, je voyais clair dans cette petite âme de rouée. J’avais été mystifié comme un collégien et j'en restais confus encore plus qu’affligé. — (Pierre Louÿs, La femme et le pantin, chap.9, Mercure de France, 1898, éd. Eugène Fasquelle, 1928, p.151)
    • Il n'était plus exilé dans la petite maison en ruines du Rialto, réduit à transporter du bois de chauffage dans sa gondole rapiécée, en danger perpétuel de pécher seul par la faute des rouées qui ne sont même pas encore filles mais qui coquinent comme si elles l'étaient. — (Léon Thoorens, La vie passionnée de Marco Polo, Éditions Seghers, 1962, chap. 2)

Forme d’adjectif

rouée \ʁwe\

  1. Féminin singulier de roué.

Forme de verbe

rouée \ʁwe\

  1. Participe passé féminin singulier de rouer.
Wiktionnaire - licence Creative Commons attribution partage à l’identique 3.0

Dictionnaire de l’Académie française, huitième édition (1932-1935)

ROUER. v. tr.
Punir du supplice de la roue. Il fut condamné à être roué vif. Fig. et fam., Rouer quelqu'un de coups de bâton, de coups, Le battre violemment. Fig. et fam., Être roué de fatigue ou, simplement, Être roué, Être tellement fatigué qu'on a le corps tout rompu et qu'on a peine à se remuer. En termes de Marine, Rouer un câble, une manœuvre, Plier un câble, une manœuvre en rond, en cerceaux. Le participe passé

ROUÉ s'emploie adjectivement, en termes de Chasse, pour qualifier le Bois du cerf, lorsqu'il est serré et peu ouvert. Il s'emploie substantivement et familièrement, au figuré, pour désigner une Personne sans principes et sans mœurs, dont la conduite est désordonnée. C'est un roué qui ne respecte rien. On a donné le nom de Roués aux compagnons de plaisir du Régent. C'est une petite rouée se dit d'une Femme, d'une jeune fille rusée, à laquelle on ne peut se fier. On dit aussi C'est un roué pour désigner un Homme peu scrupuleux sur les moyens en politique, en affaires, etc.

Littré (1872-1877)

ROUÉ (rou-é, ée) part. passé de rouer
  • 1Qui est en forme de roue.

    Terme de manége. Encolure rouée, encolure qui s'élève et s'arrondit insensiblement, du garrot à la nuque. Quand, dans le siècle dernier, est venue la mode des chevaux à tête busquée et à encolure rouée, les éleveurs de la Normandie ont importé des étalons des rives méridionales de la mer Baltique, Magne, Séance du 20 mai 1868, Bull. de la Soc. d'agric. de France, 3e série, t. III, p. 573.

    Terme de vénerie. Tête rouée, tête de cerf, daim ou chevreuil dont les merrains sont courbés en dedans ; elle est rouée du haut, quand la courbure est près de l'empaumure.

  • 2Qui a subi le supplice de la roue. L'histoire de cet abbé roué est affreuse ; il était de fort bonne maison ; demandez à Corbinelli, Sévigné, 28 févr. 1685.

    Substantivement. Il lui faisait donner place commode dans les lieux publics pour voir les pendus et les roués qu'il faisait exécuter, Furetière, Roman bourg. II, p. 249. Voudraient-ils faire souffrir… un plus grand supplice que ne sont ceux des roués ? Sévigné, à Guitaut, 2 déc. 1671.

  • 3 Par exagération. Roué de coups, battu violemment. Battu peut-être, du côté de M. Grichard ; roué à coup sûr, du côté de Mondor, Brueys, Grondeur, III, 1.

    Roué de fatigue, extrêmement las.

  • 4Nom donné sous la régence à des hommes sans mœurs, compagnons des désordres du duc d'Orléans, ainsi dits parce qu'ils étaient dignes de figurer sur la roue. La compagnie scélérate dont il [le duc d'Orléans] avait fait sa société ordinaire de débauche, et que lui-même ne feignit pas de nommer publiquement ses roués, chassa la bonne, Saint-Simon, 390, 20. Ses soupers [du régent] étaient toujours en compagnie fort étrange : ses maîtresses, quelquefois une fille de l'opéra, souvent Mme la duchesse de Berry, et une douzaine d'hommes, tantôt les uns, tantôt les autres, que sans façon il ne nommait jamais autrement que ses roués, Saint-Simon, 436, 61. Un petit bourgeois éclos d'hier qui se mêle de parodier les roués de la régence, Ch. de Bernard, les Ailes d'Icare, XVI.

    En général. Un homme sans principes et sans mœurs. C'est un roué qui ne respecte rien.

Version électronique créée par François Gannaz - http://www.littre.org - licence Creative Commons Attribution

Étymologie de « roué »

De rouer.
Wiktionnaire - licence Creative Commons attribution partage à l’identique 3.0

Phonétique du mot « roué »

Mot Phonétique (Alphabet Phonétique International) Prononciation
roué rwe

Citations contenant le mot « roué »

  • Il a renversé une petite fille à vélo âgée de 11 ans. Après le drame, le conducteur a été pris à partie par « de nombreux jeunes gens du secteur et roué de coups ». , Près de Lyon : il renverse une fille, le conducteur alcoolisé roué de coups par une centaine d'habitants | Actu Lyon
  • Traqué par une bande de jeunes à scooter, il est roué de coups devant sa femme et sa fille Var-Matin, Traqué par une bande de jeunes à scooter, il est roué de coups devant sa femme et sa fille - Var-Matin

Images d'illustration du mot « roué »

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Traductions du mot « roué »

Langue Traduction
Anglais wheel
Espagnol rueda
Italien ruota
Allemand rad
Chinois
Arabe عجلة
Portugais roda
Russe рулевое колесо
Japonais ホイール
Basque gurpila
Corse rota
Source : Google Translate API

Synonymes de « roué »

Source : synonymes de roué sur lebonsynonyme.fr

Antonymes de « roué »

Roué

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