Racinien : définition de racinien


Racinien : définition du Wiktionnaire

Adjectif

racinien \ʁa.si.njɛ̃\

  1. (Littérature) Qui tient du style de Jean Racine, qui y ressemble.
    • Je me souviens d’une jeune Indienne [pièce de Champfort], qui était une bien jolie petite créature, et qui me parut toute racinienne ; car, voyez-vous, sans Racine point de salut. — (Voltaire, Lettre Condorcet, 6 décembre 1776)
    • […] la versification racinienne qui présente, en même temps que cette roideur antique à laquelle j’attache tant de prix, une sorte de duveté d’alcôve où toutes les lignes se font fluides comme celles de corps en amour. — (Michel Leiris, L’âge d’homme, 1939, collection Folio, page 66.)
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Racinien : définition du Littré (1872-1877)

RACINIEN (ra-si-niin, niè-n') adj.
  • Qui ressemble au style de Racine. Je me souviens d'une jeune Indienne [pièce de Champfort], qui était une bien jolie petite créature, et qui me parut toute racinienne ; car, voyez-vous, sans Racine point de salut, Voltaire, Lett. Condorcet, 6 déc. 1776.
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Racinien : définitions subjectives sur Dicopedia

Dicopedia est un dictionnaire participatif où n'importe qui peut partager sa propre définition des mots de la langue française. L'intérêt de cette initiative est de proposer des définitions subjectives et très diverses, selon l'expérience de chacun. Nous ajouterons dans cette section les définitions de « racinien » les plus populaires.

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Étymologie de « racinien »

Étymologie de racinien - Wiktionnaire

De Racine avec le suffixe -ien.
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Phonétique du mot « racinien »

Mot Phonétique (Alphabet Phonétique International) Prononciation
racinien rasinjɛ̃ play_arrow

Citations contenant le mot « racinien »

  • Mais l’affaire se complique. Arsane n’est autre que le fils de Sémiramis qu’elle pensait avoir fait assassiner pour s’emparer du pouvoir. Du nœud amoureux racinien, l’œuvre prend la dimension d’une saga façon Game of Thrones, avec l’intervention des forces divines, relayées par le tonnerre et les déflagrations. , Sortir Ain | Sémiramis, une exhumation de première classe à Ambronay
  • Un tapis anti-racinien sans agent chimique de destruction massive, une machine qui soude plus vite que son ombre et qui produit zéro déchet, Réseau Ferré de France a décidé de mettre le paquet pour son opération phare cette année en Bourgogne/Franche-Comté. Un chantier sur fond d’expérimentations uniques en France, entre Paray-le-Monial et Montchanin. , Génelard | Un chantier expérimental de taille bon pour la planète
  • Racine était fort redevable aux maîtres de ses seize ans : Antoine Le Maître, Claude Lancelot et Pierre Nicole. Mais dans quelle mesure ? Pénétrer les mystères du style racinien est une difficulté qui ne décourage pas Nathalie Azoulai. La beauté d'un vers choisi presqu'au hasard dans Bérénice est moins énigmatique pour qui conserve en mémoire la concision du latin : "Je l'aime, je le fuis ; Titus m'aime, il me quitte." Le HuffPost, Port-Royal, au centre de la vie de Racine et Blaise Pascal | Le HuffPost
  • Ah non alors, ouesh ouesch, c'est le bruit des jambes de pantalon qui en gros velours côtelé, en général signe d'une grande chasse vestimentaire et parfois amusante, j'me ouèche. Sy, j'me tire, racinien (Tire, tirez, tirez, ils ont pissé partout (les Plaideurs). Signifiait au grand siècle: je me retire, ou bien, casse-toi, , destiné à une carrière: j'me retire Le Figaro.fr, Ces tics de langage adolescents à bannir
  • "D'ordinaire, il est d'usage que les annonces soient faites par les institutions et non par les agents", a-t-il regretté. "Mais le sourire de Bérénice Bejo, certainement racinien, convaincra tout le monde", a-t-il ajouté, assurant qu'il n'était "pas fâché". France 24, La Française Bérénice Bejo, maîtresse de cérémonie du Festival de Cannes
  • "CACHER. Figure délibérative, le sujet amoureux se demande, non pas s’il doit déclarer à l’être aimé qu’il l’aime (ce n’est pas une figure de l’aveu), mais dans quelle mesure il doit lui cacher les “troubles” (les turbulences) de sa passion : ses désirs, ses détresses, bref ses excès (en langage racinien : sa fureur)." Roland Barthes, Fragments du discours amoureux. France Culture, "L'Âge Libre", le spectacle le plus survolté
  • Présentation officielle : Christophe Rauck n’en finit pas d’explorer les relations amoureuses et la langue des sentiments avec l’acuité et la ferveur d’un homme de théâtre accompli. Amants magnifiques chez Marivaux ou couple racinien maudit, il retrouve son duo d’acteurs fétiches dans la forêt de Shakespeare pour une troisième aventure des corps et des cœurs. France Culture, Théâtre : "C’est assez passionnant de voir à quel point c’est raté !"
  • Je n’avais pas tellement d’autre choix, en fait, que de devenir snob, et de me lancer dans la lecture méthodique de ces petits livres jaunes : je les ai lus dans un mépris absolu pour ma génération. Je les ai lus avec tout l'orgueil racinien d’un solitaire de Port-Royal. Je me suis jeté dessus avec la rage et la boulimie dont faisait preuve, plutôt, les animateurs du Club Dorothée dans une séquence que j’avais aperçu, un jour, chez des cousins aux parents plus libéraux que les miens, séquence qui hante encore mon imaginaire culturel : “Pas de pitié pour les croissants !”.  France Culture, Les classiques
  • 35. « L'Homme racinien » : « La structure » , Barthes (textes choisis et présentés par Claude Coste)
  • Qu’est-ce qui est réel, qu’est-ce qui est moi, qu’est-ce qu’aimer ? Le beau travail d’Isabelle Lafon autour de la Bérénice de Racine incite à y doucement et cruellement réfléchir, quitte à abandonner tout repère pour se perdre dans la douloureuse mélodie de l’alexandrin racinien. Sur scène, rien que la table de travail autour de laquelle cinq acteurs travaillent leur manuscrit, puis se mettent à l’incarner. Quand il crée Bérénice, en 1670, Racine n’a en tête qu’une histoire simple, au bord du vide et du rien, mais qui concentrerait tous les malheurs de la tragédie : une rupture amoureuse. Mais chez les hommes et femmes de pouvoir. Héritier du trône de Rome, condamné à en accepter les règles s’il veut régner, Titus ne peut désormais épouser la femme qu’il aime : la belle reine juive et orientale Bérénice, de quelques années son aînée. L’Empire romain interdit en effet de porter au pouvoir les rois comme les étrangers. Après bien des dilemmes amoureux, narcissiques, Titus congédie Bérénice. Et les aléas de cette décision forment cinq actes de pure magie, où l’émotion est portée à incandescence. Car le duo est complété par le bouleversant Antiochus, prince arabe ami de Titus qui vénère secrètement Bérénice depuis des lustres. Et finit par le lui dire, au risque de la scandaliser. D’autant que Titus lui confie encore de signifier son abandon à la reine… Télérama, Au Théâtre de l’Atelier, Emmanuelle Bercot incarne superbement une psychiatre au bord du suicide
  • Dans un décor encombré de meubles aux styles et époques qui s’enchevêtrent et d’un amas de guerrière ferraille (armures, cuirasses, lances, épées…), les vers résonnent direct, haut et fort, jamais pompeux. Sans rien perdre de la pureté du verbe racinien, Christophe Rauck fait entendre ce chef-d’œuvre du classicisme français comme s’il s’agissait d’une histoire familière, racontée au présent. La Croix, Phèdre furiosa
  • On s'interroge, d'abord, sur le choix de Cécile Brune, une actrice qui semble mieux faite pour jouer Madame Sans-Gêne que les brûlantes héroïnes raciniennes, pour incarner Andromaque. Mais le parti pris adopté par Muriel Mayette, qui consiste à faire jouer les acteurs comme des statues, parvient à paralyser même un comédien de la trempe d'Eric Ruf, dont on rêve quel extraordinaire Pyrrhus il aurait pu être. Le Monde.fr, "Andromaque" sans passion
  • Je suis ravi de cet effet de sensibilité. Dans ce monde classifié et catégorisé, le plus difficile reste de trouver un lieu racinien pour s'épanouir totalement. Il subsiste souvent l'ambiguïté de la souche ! Qui on est ? D'où on vient ? Moi, je crois avoir trouvé cette osmose dans les Baronnies. ladepeche.fr, Bulan. Albert Lemant : un conte fantastique des Baronnies - ladepeche.fr
  • Pour concentrer tous les thèmes raciniens, Bajazet n’est pas, tant s’en faut, la plus belle de l’auteur de Phèdre et de Bérénice. Et le spectacle que signe Eric Ruf se ressent un peu de la précipitation dans laquelle il a dû être monté. Ce décor d’armoires normandes, notamment, ne fait pas vraiment sens, mais sans doute était-il trop tard, quand Ruf a repris le flambeau, pour concevoir une scénographie à part entière pour le spectacle. Le Monde.fr, Trahisons sentimentales et politiques au Vieux-Colombier
  • Pourtant, le triangle des femmes composée à la suite d’Iphigénie par sa mère Clytemnestre (Servane Ducorps, du métier en veux-tu en voilà) et son esclave étrangère Eriphile (talent idem chez l’expérimentée Bénédicte Cerutti) est bien le seul à tenir ici l’édifice théâtral. Comme dans le texte, elles sont toutes trois solitaires sur scène face à une armée d’hommes ! Car les acteurs sont ici atteints d’un syndrome. Ils passent à la moulinette le vers racinien. Ils l’écrasent. Ils le massacrent… Chloé Dabert nous avouait se mettre au service du texte : « Le vers, on ne le plie pas… » Eh bien, on ne sait pas bien comment ces acteurs se sont entraînés. Non seulement, ils n’articulent pas. Mais en plus ils ne le vivent pas. Le résultat est terrible : dès qu’Arcas (Olivier Dupuy), serviteur d’Agamemnon, entre sur scène, on ne comprend pas l’enjeu. Rien ne résonne à nos cœurs. Le spectateur doit reconstituer lui-même la situation ! Idem pour Ulysse, moins sympathique que dans L’Odyssée, dont le talent pour la ruse est ici « poussé au sacrifice ». Or Julien Honoré dans le rôle n’a rien de menaçant, il semble se promener sur scène pour venir dire ses vers… Achille (Sébastien Eveno, cofondateur de la compagnie de Chloé Dabert), plus fougueux, aplatit tout dans sa colère. Télérama, Avignon 2018 : “Iphigénie”, vaincu par ses comédiens 
  • Et donc, pour ces deux projets raciniens à treize années d’intervalle, c’est Dominique Blanc que chacun des deux metteurs en scène de renom se choisit comme l’élue de leur vision artistique respective. Le succès est d’autant plus au rendez-vous que, cette fois-ci, leur muse attitrée débute son interprétation d’Agrippine en étant nouvellement auréolée du Molière 2016 de La Comédienne pour son incarnation de Madame de Merteuil dans « Les Liaisons dangereuses ». AgoraVox, « Britannicus » & Dominique Blanc à La Comédie Française - AgoraVox le média citoyen
  • Né le 29 mai 1926 à Lyon, il fait ses études à Paris pendant l’Occupation. Au lycée Henri-IV, il a comme professeurs, entre autres, le philosophe Jean Beaufret et l’écrivain et enseignant René Lalou et, plus tard, à la Sorbonne, le critique littéraire Octave Nadal. En 1948, Eugène Vinaver, grand médiéviste et racinien, oncle du dramaturge Michel Vinaver, lui propose un poste de lecteur de français à l’université de Manchester. Il y reste, devenant plus tard « senior lecturer » (maître de conférences) jusqu’en 1966, quand il devient professeur au Royal Holloway College de l’université de Londres. Le Monde.fr, Le professeur et écrivain Jean Gaudon est mort
  • On les regrette un peu... Mais pas trop ! Car le parti pris, c'est de déployer, dans sa grâce limpide, la langue racinienne, svelte, déliée, de vocabulaire réduit mais de riche syntaxe. Et de servir, sans désarticuler l'alexandrin, la musicalité d'un des plus beaux quintettes de la poésie française. Pour cette rare ambition, il fallait aux acteurs de la noblesse et des timbres clairs pour une diction exemplaire. Mission remplie ! Éric Ruf, Pyrrhus louis-quatorzien, et Léonie Simaga, Hermione poignante, habitent déjà nos mémoires. "Andromaque, murmurait Baudelaire, je pense à vous..." Nous aussi : merci ! Le Point, Andromaque à la Comédie-Française - Le Point
  • Ce qui se déroule actuellement, c'est une tragédie au sens racinien du terme. Corse Matin, Gilles Simeoni : "Dans cette course contre la montre, on joue des vies" | Corse Matin
  • Pour l’amour de Valérie Dréville. Combien de metteurs en scène trébuchent sur Bérénice de Racine ? Tragédie du vide, du néant. Le roi est mort, vive le roi. Titus n’épousera pas Bérénice. On ne se soustrait pas à Rome. C’est acté dès l’ouverture. Tragédie du renoncement. Ou Racine met à nu et à vif la passion amoureuse, l’amour fou sacrifié au politique. Un vide dramaturgique radical et volontaire mais un verbe exacerbé, un vers incandescent. Poème lyrique, la parole circule et avec elle la passion et ses enjeux. La construction dramatique ne tient et ne tire sa force que par cette circulation même, par ce verbe qui embrase ces deux sacrifiés à la raison d’Etat. Et dans ce néant-là, dramaturgique, s’engouffre et sombrent bien des intentions de mise en scène qui très vite se heurtent devant cette parole nue qui met à rude épreuve nombres de metteurs en scènes perplexes devant ce vide, tiraillés entre combler ou évider encore davantage… Sur ce plateau nu, cette antichambre, ce « cabinet superbe et solitaire », au sol pourpre, Gaëtan Vassart semble désemparé. Mise en scène presque absente, corps en déshérence, creux, livrés à eux-mêmes. La circulation sur le plateau demeure obscure, hasardeuse. Il y a bien une volonté de tenter quelque chose, mais quoi ? Tentation du vide sans aucun doute, d’être au plus près de cette circulation de la parole, de ses enjeux. L’échec tient sans doute à l’absence de mise en situation du verbe. Tout de fait semble étrangement figé, appliqué. Et puis ces bras qui parasitent ce qui est proféré, vous encombrent, qu’on ne sait pas trop quoi en faire, toujours suspendus au vide où agrippant, son partenaire… Quand ce n’est tout simplement pas raté par son incongruité. Ainsi cette danse, pastiche chorégraphique – involontaire ou pas – du café Müller de Pina Bausch, franchement incompréhensible et aux limites du ridicule tombant comme une poignée de cheveux dans votre vermicelle. Titus, Stéphane Brel, manque malheureusement d’épaisseur, de souffle, d’une ampleur tragique. Toujours au bord de son personnage qui semble lui échapper. Aucune difficulté à dire le vers, une ligne droite et claire, mais la scansion racinienne, l’ampleur du souffle et son rythme, celle qui fait éclore, exploser le sentiment, le nourrit, magie du vers racinien, lui est étrangère. Même si le vers nourrit l’intention il faut aussi le nourrir de l’intérieur, voilà le piège. Et c’est sans doute cela qui manque. C’est d’autant plus cruel que face à lui Valérie Dréville, Bérénice, irradie, incandescente, torche vive, toute entière à son personnage. Intelligence du vers, ampleur, souffle, voix, une présence sur le plateau qui tient au mystère, c’est pour elle, ce qu’elle offre de rare et précieux qu’il faut venir. Venir entendre et voir, parce qu’ici les deux sont corolaires. Si Bérénice est exemplaire pour Racine, Valérie Dréville l’est pour le spectateur. Une véritable leçon de tragédie, une immense tragédienne. Tant de subtiles inflexions en un seul vers, la voix aux inflexions soumises aux sentiments, le corps de même, tout est signes et participe à l’élaboration sans concession d’un personnage, de son évolution, auquel elle se livre tout entière. Stéphane Brel est juste, rendons-lui justice, son personnage de même, mais n’est que cela. Valérie Dréville dépasse cette justesse pour atteindre une vérité, une profondeur troublante, réalisant en cela le souhait de Racine, dépouillant la tragédie de l’action pour en libérer le verbe. Valérie Dréville, parce qu’elle le met en situation, est ce verbe incarné. Et magistralement. , Un Fauteuil Pour l'Orchestre – Le site de critiques théâtrales parisien » Bérénice, de Jean Racine, mise en scène de Gaëtan Vassart, à La Manufacture des Œillets / Théâtre des Quartier d’Ivry
  • La tragédie racinienne s'inspire d'auteurs anciens (Euripide, Virgile, Tacite, Suétone...) exploités librement pour traiter de grandes fresques de la mythologie, de l'histoire antique gréco-romaine, biblique, voire orientale. Dans la tragédie classique, écrite en alexandrins, on respecte les trois unités (unité de temps, de lieu et d'action), les péripéties sont vraisemblables, les héros sont des nobles, poussés par les dieux à une passion destructrice. Pour mettre fin à cette passion destructrice (souvent l'Amour), le héros tragique cherche à détruire l'objet de sa passion et il se détruit par la même occasion. Le dénouement est donc obligatoirement funeste et fini dans le sang. Toutefois, il convient de nuancer, car Racine ne fait pas systématiquement mourir physiquement ses héros. Ainsi, il écrit dans la préface de Bérénice : « ce n'est point une nécessité qu'il y ait du sang et des morts dans une tragédie : il suffit que l'action en soit grande, que les acteurs soient héroïques, que les passions y soient excitées, et que tout s'y ressente de cette tristesse majestueuse qui fait tout le plaisir de la tragédie ». , Jean Racine (1639-1699), dramaturge - Biographie
  • Pourtant, à 15 ans, malheureux au collège Louis-le-Grand et à la pension Decotte où l’avait placé sa mère, en guerre permanente avec son ex-mari, le général Hugo, le jeune Victor choisit en plus de la poésie et du théâtre, l’exercice du librettiste pour tromper son ennui. Le jeune lycéen écrit un petit texte juste après avoir achevé une ode qui en dit long sur son ambition : « Le Désir de la gloire », rien moins ; et quelques essais de tragédie classique sur le modèle racinien (Athélie ou les Scandinaves).  , Victor Hugo librettiste ou la parabole de l'araignée | Forum Opéra
  • En création mondiale à l’Opéra de Paris, l’adaptation de la tragédie de Jean Racine par Michael Jarrell déçoit. Malgré la qualité de ses interprètes, cette version ne parvient pas à faire oublier la douce musique de l’alexandrin racinien. Télérama, Au Palais Garnier, une “Bérénice” doublement déracinée
  • La mise en scène de Célie Pauthe ronronne parfois. L’austérité qui règne sur le plateau est heureusement balayée par la grâce de Mélodie Richard, dont le jeu au départ badin prend les accents du drame racinien au fur et à mesure des actes. On a aimé également dans le spectacle la présence de Mahshad Mokhberi, comédienne iranienne dans le rôle de Phénice. Inconnue en France, elle est membre de la troupe franco-iranienne Utopia, dirigée par Tinouche Nazmjou. Elle a interprété à Téhéran des pièces françaises, en version bilingue, dont notamment J’étais dans ma maison et j’attendais que le pluie vienne de Jean-Luc Lagarce. Rien que pour elle, et pour le couple qu’elle forme avec Mélodie Richard, on ne peut avoir que de la tendresse pour ce spectacle, si seulement les garçons étaient à la hauteur, ce serait parfait. Sceneweb, Mélodie Richard, la nouvelle Bérénice dans la version de Célie Pauthe
  • L’idée de ce spectacle voulu par Vidy pour les gymnasiens et créé en octobre dernier? Jouer sur l’art de la conférence et truffer la représentation de jeux de mots bien «pourris», comme disent les ados, mais dont tout le monde rit. Ce moment, par exemple, où l’évocation de l’alexandrin racinien débouche sur le tube «Alexandrie Alexandra», de Claude François, ce qui permet à l’orateur de conclure sans peur: «C’est ainsi que je clo-clo le chapitre»… Le Temps, Phèdre, les ados l’adorent grâce à François Gremaud - Le Temps
  • Une sorte de débat racinien ou cornélien. Pourtant, le droit au logement est désormais assimilé à un droit constitutionnel. Le législateur lʼa même rendu opposable, cʼest-à-dire que toute personne qui viendrait à en être privé sans solution de relogement peut obliger lʼÉtat, par voie judiciaire sʼil le faut, à la reloger. En pratique, être éligible au DALO (droit au logement opposable) constitue une étape administrative importante, mais rarement suivie dʼeffet. Le Président Macron avait promis que sous son quinquennat aucun sans abri ne le resterait. On est loin du compte. Selon les sources, les personnes sans abri seraient entre 140.000 et 240.000. Au demeurant, il faut distinguer ceux qui nʼont pas de domicile fixe, logés par intermittence en foyer dʼhébergement ou ailleurs, de ceux qui sont durablement dans la rue. Capital.fr, Immobilier : une assurance obligatoire contre les loyers impayés ? - Capital.fr
  • À la Manufacture des Œillets, Gaëtan Vassart met en scène une pièce bouleversante du répertoire racinien. Valérie Dréville est une Bérénice émouvante. L'Humanité, Théâtre. Bérénice, l’éternité et un jour | L'Humanité
  • La lecture croisée de l’ensemble des sources permet de décoder le palimpseste racinien en laissant émerger en filigrane le rôle crucial joué par le texte euripidéen sous-jacent. Pourtant, en véritable caméléon, Jean Racine n’hésitera pas à sacrifier son souffleur athénien et sa propre révolution sur l’autel du succès. , Conférence de T. Alonge : "Racine et Euripide" (Lausanne)
  • Le désordre, hystérique, répond au désir de mort du texte racinien. S’il y a tragédie, c’est que personne ne veut vivre. Le Fragment du Divertissement de Pascal, sublime, éclaire à la fin tous les collages de textes. Rois sans divertissement, les habitants du sérail s’inventent des passions pour tromper l’insupportable ennui d’être enfermé sans but, «au repos », dans « une chambre ». C’est la chasse qui les intéresse, pas la proie, pas la prise. L’abdication de l’autre, pas l’amour.  La tragédie, avancée désespérée vers la mort, est paradoxalement leur seule façon de se sentir vivants. AGNÈS FRESCHEL Novembre 2019 Zibeline, La cruauté de Bajazet | Zibeline
  • la quintessence du savoir racinien Valeurs actuelles, "Racine ou la leçon de Phèdre" | Valeurs actuelles
  • C’est une aventure quotidienne : on donne toujours tort à l’Écosse. Je le faisais dans mon enfance, lisant Racine et y cherchant le génie. Je ne l’y trouvais pas, je donnais tort à Racine. Et mon ami l’aviateur Lewino, qui s’est couvert de gloire et de Légion d’honneur en détruisant, parce qu’il avait visé autre chose, l’indestructible pont du Rhin qui narguait depuis six mois les aviateurs alliés, m’a assuré qu’un de ses camarades, parti de Londres un beau soir, était revenu le lendemain sans avoir pu trouver la France encore qu’il eût survolé la Bretagne cinq ou six fois du nord au sud et du sud au nord. Il ne l’avait pas reconnue. La Bretagne n’a rien de breton, Racine n’a rien de racinien et l’Écosse rien d’écossais. www.leveil.fr, Redécouvrir Alexandre Vialatte : Des mots et des choses - Clermont-Ferrand (63000)
  • Obéir à son rang implique DE renoncer aux penchants de son cœur. Le dilemme racinien se tient là, tout entier, immuable et implacable. Dans sa préface de Bérénice, Racine écrit : “Titus, qui aimait passionnément Bérénice, et qui même, à ce qu’on croyait, lui avait promis de l’épouser, la renvoya de Rome, malgré lui et malgré elle, dès les premiers jours de son empire.” Les Inrockuptibles, Isabelle Lafon crée une "Bérénice" à nu et à vif
  • Ces exercices raciniens de Roubaud et Grangaud appliquent à leur manière le procédé de «haï-kaïsation» que Raymond Queneau avait défini et défendu à propos des sonnets de Mallarmé. L'opération consiste à réduire un poème à ses sections rimantes, avec un triple bénéfice: «j'obtiens un nouveau poème qui, ma foi, n'est pas mal […]; il y a presque autant dans la restriction que dans le poème entier; […] cette restriction éclaire le poème primitif[2]». Si selon Queneau la réduction aux sections rimantes convient mieux aux textes de Mallarmé qu'à ceux de Racine ou de Hugo, il signale cependant que «le songe d'Athalie peut être haï-kaïsé». Sur ses traces, Jacques Roubaud a proposé diverses «oulipisations» du patrimoine dramatique, c'est-à-dire des réécritures condensées qui accélèrent l'action et écourtent la représentation (ou la lecture) d'une pièce tout en en conservant l'essentiel, ou presque[3]. , Fabula, Atelier littéraire : Reduction de Berenice
  • L’œuvre de Racine n’est pas aujourd’hui d’un accès immédiat. Outre les difficultés que peut présenter le texte, elle n’est en effet jamais perçue qu’à travers le prisme de ce que l’on peut appeler un « mythe racinien ». De ce fait, sa place dans la vie culturelle  d’à présent est assez particulière. Son public (lecteur et spectateur) n’est pas extrêmement large, et pourtant elle a suscité, plus que bien d’autres, foule de recherches, d’exégèses, de mises en scène, et aussi de polémiques. Perçu comme le parangon d’une culture que l’on nomme de façon ambiguë « classique » — et c’est là le fondement du mythe —, Racine a souvent été mis à la question, et parfois à la torture. À travers lui, c’est alors le soubassement de la culture moderne que l’on interroge, la fidélité de celle-ci à ses sources, ou son reniement. (p. 1115) , (Ré)éditer Racine (Acta Fabula)
  • Car, en même temps qu'une déclaration d'amour au chef-d'oeuvre racinien, dont il magnifie les passages les plus fameux, le tour de piste de Romain Daroles est également une célébration de la langue. De celle de Racine, d'abord, et de ses sublimes vers qu'il prend le temps de faire résonner pour en extraire la beauté ; de celle du présent ensuite, qu'il se plaît à faire jaillir et rebondir, jusqu'à offrir, il fallait oser, un vernis comique à ce joyau tragique. Les Echos, « Phèdre ! » : la leçon de théâtre de François Gremaud | Les Echos
  • 2019 |Nuit Racine 2/2 - Entretien 3/3 avec Mathilde Jouanneau et Basile Ader deux avocats, qui sont aussi acteurs, qui nous parlent de la comédie racinienne "Les Plaideurs" et en interprètent plusieurs extraits. France Culture, Nuit Racine 2/2 - Entretien 3/3 avec Mathilde Jouanneau et Basile Ader - Ép. 9/9 - La Nuit Racine 2/2
  • Antiochus dit les premiers mots de la tragédie de Racine, il en prononce aussi le dernier, « Hélas ». Ainsi, cette figure de l’amour impossible intervient aux deux extrémités de la pièce, en l’enveloppant de sa douleur. A la scène 4 de l’acte 1, il rappelle le carnage des romains lors du siège de Césarée, «  un siège aussi cruel que lent », dans des images « de flammes, de la faim » où Titus « laissa leurs remparts cachés sous leurs ruines ». Mais cette ville de désolation est aussi associée au sentiment amoureux qu’Antiochus éprouve pour Bérénice. Il poursuit ainsi son discours, «  Je demeurai longtemps errant dans Césarée, lieux charmants où mon cœur vous avait adorée ». Dans ce climat de guerre, la Princesse a cependant écouté les battements de son cœur en quittant son peuple au bras de l’ennemi, « Rome vous vit, Madame, arriver avec lui ». Mounir Margoum sculpte les vers raciniens avec beaucoup d’intensité, tout en apportant une belle profondeur à la figure tourmentée d’Antiochus, voyeur malgré lui d’une passion qui lui fait mal. Fragil - Culture, société, initiatives citoyennes, Jean Racine croise Marguerite Duras au Grand T - Fragil - Culture, société, initiatives citoyennes
  • 3Avant d’entrer au cœur de son sujet et d’étudier avec attention les échos du texte racinien dans les romans du xviiie siècle, C. Ramond consacre un premier chapitre très éclairant à d’autres modalités de la présence de Racine dans la littérature romanesque de cette époque. Le premier cas de figure envisagé est celui où Racine figure comme personnage dans le récit, l’exemple privilégié étant en l’occurrence les Mémoires d’un homme de qualité de Prévost, où sa figure contribue à insérer la fiction narrative dans un arrière-plan historique. Comme l’avait déjà remarqué Henri Coulet, Prévost est loin d’être irréprochable sur le plan des informations et des dates, et réduit la figure de Racine à quelques clichés : le brillant déclamateur, le sympathisant janséniste, l’historiographe officiel de Louis XIV, etc. Mais il fait aussi de son narrateur fictif un lecteur de Racine qui le place, à côté de Fénelon et de La Bruyère, parmi les auteurs qu’il a « toujours aimés ». Ce dernier aspect du roman de Prévost introduit un développement plus général sur le motif de la lecture de Racine dans les romans du xviiie siècle et sur les scènes de romans où des personnages fictifs lisent et éventuellement commentent Racine : c’est l’occasion d’une mise au point sur les principales éditions de Racine dans la période, et sur les raisons de lire Racine, la plus importante étant justement qu’il est considéré comme un poète autant que comme un dramaturge. Racine figure ainsi dans des bibliothèques fictives comme celle de L’An 2440 de Mercier, dans la bibliothèque de comte de S*** dans l’École des pères de Rétif, aussi bien que dans la bibliothèque perdue du Président de Longueil dans L’Émigré de Sénac de Meilhan, symbole d’une approche nostalgique de l’Ancien Régime, censée en résumer les beautés disparues. L’ingénu de Voltaire lit Racine et Corneille en prison, le premier lui arrachant des larmes (à la lecture d’Iphigénie, considérée comme la plus pathétique de toutes les pièces de Racine) et le second une plus froide admiration, ces réactions étant la projection fidèle dans la fiction des jugements de Voltaire lui-même, qui mettait Racine au-dessus de tout. Rétif, obsédé par Racine, fait pleurer l’Edmond de son Paysan perverti à la lecture de Phèdre, et confesse dans Monsieur Nicolas que la lecture de Racine décourage son élan créateur et l’« anéantit » tant il se sent écrasé par le génie racinien ! Des romans moins connus confirment le véritable culte dont Racine continue à être l’objet à la fin du siècle, comme Dolbreuse ou l’homme du siècle, de Loaisel de Tréogate, où les personnages principaux communient dans l’extase de la poésie de Racine, ce « poète immortel » ou Valérie, roman épistolaire de Mme de Krüdener qui date du tout début du siècle suivant. Dans l’Émigré, plusieurs passages font de Racine le concentré le plus pur d’une culture « Ancien Régime » que la Révolution a foudroyée. , Présence de Racine dans les romans du XVIIIe siècle (Acta Fabula)
  • Ici, c'est avant tout la jeunesse qui parle. Ce sont des pièces charnelles, de désir profond, d'envie de meurtre. C'est physique, bouillonnant et adolescent. Avec des jeunes de 19 à 25 ans, ces deux pièces de théâtre correspondaient parfaitement. C'était aussi un gros défi… Dans une école, il faut s'attaquer aux grands et, au-delà du vers racinien où il y a peu de vocabulaire, Racine arrive à dire tellement de choses. tendanceouest.com, Caen. Théâtre : comment se retrouver, sans se toucher ?
  • 13Dans le même sens, la très fréquente mention de l’ironie auquel l’auteur ne consacre pas réellement de développement (ne serait‑ce que pour la définir précisément) frustre tant on sent qu’elle lui tient à cœur et qu’elle pourrait participer à ce renversement dont il a déjà été fait mention. Or la répétition exacerbe l’attente, « l’ironie tragique » est une expression qui attend son traitement, et la phrase « Racine exploite à fond le ressort dramatique de l’ironie dramatique » (p. 242) embarrasse par son absence de précision. Les nombreuses occurrences de ce terme coïncident si peu avec la lecture traditionnelle de Racine, que le lecteur songe immanquablement à Voltaire. En effet, cette caractéristique semble si évidente que « Racine se plaît souvent à ironiser lui‑même, presque inconsciemment » (p. 71). Par ailleurs, cette caractéristique conduit à un bouleversement générique total puisque « Dans le sillage de Raymond Picard, Jacques Scherer n’hésite pas à invoquer le passage du tragique au comique comme clef d’interprétation de mainte tragédie racinienne » (p. 61). Cependant, la promptitude avec laquelle le public ridiculise des passages ne justifie pas naturellement une appropriation des éléments comiques par le tragédien. T. Bruyer se montre d’ailleurs parfois gêné autant que séduit devant cette idée : « Sans reproduire le jugement dépréciateur du critique [Marcel Gutwirth] à l’encontre d’une possible interprétation comique de Mithridate, nous ne pouvons toutefois écarter cette piste subversive » (p. 62). La subversion réclame toutefois des preuves claires pour avoir quelque portée, et l’idée reprise de Jonathan Mallinson (p. 285) selon laquelle la peine de Titus devant le désespoir de Bérénice correspond à un épisode comique, surprend plus qu’elle n’emporte l’adhésion. Sans doute faudra‑t‑il parcourir les ouvrages cités pour découvrir une lecture innovante et drôle des pièces de Racine. , Une esthétique racinienne de la mort (Acta Fabula)
  • 3L’étude est très bien organisée. Afin de montrer que le silence s’ancre profondément dans la composition dramaturgique de la tragédie racinienne, les trois premiers chapitres du livre sont dédiés aux trois unités du théâtre classique. Le premier chapitre commence habilement par la première scène de la tragédie racinienne, l’exposition « au bord de l’explosion » (29). En contrastant le théâtre de Racine avec celui de ses modèles antiques et de ses contemporains, J. Tamas montre de façon convaincante que l’innovation racinienne réside dans l’ouverture de la tragédie : la tragédie se déploie à partir d’une situation bloquée, intenable, où l’attente et le doute se traduisent dans un traitement particulier du temps et de l’espace tragiques. , Le silence vivant (Acta Fabula)
  • Les multiples facettes de Racine obligent à en restituer un visage complexe, parfois chaotique et mystérieux, échappant à toute étiquette définitive et contribuant ainsi à une richesse herméneutique inépuisable. Or, cette complexité et cette richesse ne sont pas uniquement le fruit d’un caractère et d’une personnalité particulière, elles dérivent, au moins en partie, d’une vie parsemée de rencontres, et surtout incarnée dans des lieux bien précis. Retrouver ces lieux, c’est retrouver et, dans une certaine mesure, expliquer les différents traits qui composent le visage racinien. Le présent numéro se veut donc un essai de « topographie racinienne », focalisé en particulier sur quatre lieux que Racine ne cesse de fréquenter, de quitter et de retrouver. , Europe, n° 1092, avril 2020: "Jean Racine"
  • Qu’est-ce qui rend l’œuvre de Racine un modèle classique ? De l’Alexandrin miraculeux à la tristesse majestueuse, Georges Forestier nous emmène au cœur du tragique racinien. France Culture, Racine, classique vivant - Ép. 2/4 - La passion Racine
  • Bien loin de la pompe classique, Robin Renucci met l’alexandrin racinien à la portée de tous : prologue en vers de Nicolas Kerszenbaum pour nous plonger dans le rythme si particulier des douze syllabes ; interprétation toute en simplicité et émotion livrée par de jeunes comédiens… Chacun peut alors faire sienne la langue de Racine et ressentir au plus profond les brûlures de l’amour. réservation conseillée au Théâtre de Lisieux – de 5 à 20 € création – Un triangle amoureux inextricable se déchire entre passion, pouvoir et devoir au fil des alexandrins de Racine, pour ne laisser que des êtres seuls et dévastés. 1h50. Unidivers, Bérénice Halle médiévale Saint-Pierre-en-Auge jeudi 24 septembre 2020
  • Surtout, Robin Renucci s'est moins comporté en metteur en scène qu'en passeur de texte, délaissant tout parti pris et évitant soigneusement toute prise de risque. Les vers raciniens sont donc dits, et plutôt bien, mais, s'ils parviennent jusqu'aux spectateurs, ils ne font jamais véritablement mouche. La faute, sans doute, à un travail scénographique trop spartiate et statique, à un jeu de lumières monochrome et à un dispositif en quadri-frontal - identique à celui que le patron des Tréteaux de France avait utilisé l'an passé pour monter « Bérénice » - insuffisamment exploité et loin de provoquer l'immersion attendue. Les Echos, Un « Britannicus » à l'étouffée | Les Echos

Traductions du mot « racinien »

Langue Traduction
Corse racinianu
Basque racinian
Japonais ラチニア人
Russe racinian
Portugais racinian
Arabe راسيني
Chinois 拉西尼亚人
Allemand racinian
Italien raciniana
Espagnol racinian
Anglais racinian
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Synonymes de « racinien »

Source : synonymes de racinien sur lebonsynonyme.fr

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