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Poppérienne

Définitions du mot « poppérienne »

Wiktionnaire

Forme d’adjectif

poppérienne \pɔ.pe.ʁjɛn\

  1. Féminin singulier de poppérien.
Wiktionnaire - licence Creative Commons attribution partage à l’identique 3.0

Phonétique du mot « poppérienne »

Mot Phonétique (Alphabet Phonétique International) Prononciation
poppérienne pɔperjɛ̃n

Citations contenant le mot « poppérienne »

  • Dobry ne parle pas du rôle du sous-système scientifique dans les crises politiques. Il a en tête mai 68 ou des coups d’État. Mais l’on peut rapprocher son analyse de manière heuristique et productive la théorie poppérienne des conjectures. Un rappel sommaire des thèses défendues par Karl Popper suffira à cet effet. Dans Conjectures et réfutations, philosophe autrichien propose une conception de la science qui cherche à échapper à ce qu’il appelle « l’essentialisme » : l’idée suivant laquelle la science dit le vrai, et c’est son caractère distinctif   . Popper juge que cette définition est « métaphysique » et dangereuse, quand bien même elle admettrait que le vrai se détermine par le jeu de la critique. Popper évacue tout bonnement l’idée de vérité, au profit d’un critère de prédiction, suivant un modèle implicitement emprunté aux sciences de la nature. Ces limites du « premier Popper » sont bien connues des spécialistes d’épistémologie et l’objet de l’article n’est pas de les détailler – ni de revenir sur son rapport au marxisme, qui joue pourtant très fort dans son positionnement. A partir de son modèle implicite, Popper estime que le critère de scientificité d’une théorie réside dans la possibilité de l’invalider, de la réfuter ou de la tester. L’envergure d’une théorie se mesure à sa capacité à proscrire, plus qu’à dire le vrai. Une théorie dit ce qui ne peut pas se produire, dans les hypothèses diverses que l’on peut formuler au sujet des liens entre causes et effets, dans notre monde. La science progresse donc par « conjectures » (hypothèses faites sur les liens entre causes et effets) et « réfutations » (expériences empiriques montrant la fausseté d’une théorie). Dans La connaissance objective, un ouvrage ultérieur Popper cherchera à montrer que le monde humain se différencie de celui des animaux en ce que nous faisons des conjectures théoriques, ce qui nous permet de survivre quand elles sont fausses   . L’animal, lui, teste en engageant sa propre vie dans le monde, et l’erreur se paie de la mort. Encore une fois, l’objet n’est pas de critiquer ces thèses qui peuvent paraître simplistes à l’aune des travaux en éthologie, mais de voir en quoi elles sont heuristiques. , La chloroquine du Pr. Raoult : ou comment penser une science de crise - Nonfiction.fr le portail des livres et des idées
  • Toute l’épistémologie post-poppérienne (Thomas Samuel Kuhn, Imre Lakatos, Paul Feyerabend, pour ne citer que ces figures les plus emblématiques), cherchera à limiter les excès de Sir Popper, en apportant d’éléments nouveaux, en déconstruisant son optimisme trop exubérant et surtout en élargissant l’horizon de la rationalité scientifique. , Livres : Giscard Kevin Dessinga publie deux ouvrages | adiac-congo.com : toute l'actualité du Bassin du Congo
  • L’ouvrage, tel qu’il nous parvient, porte les traces de cet inachèvement, et se donne à lire comme une recherche en cours à laquelle l’auteur a manifestement consacré beaucoup de temps et pour laquelle il a effectué de très nombreuses lectures (par où l’on voit, soit dit en passant, que Feyerabend était un chercheur bien plus zélé que ne veulent l’admettre ses détracteurs). La thèse de fond (radicalement anti-poppérienne) qui y est défendue est bien connue de tous les lecteurs de Feyerabend, à savoir qu’il n’est ni possible ni souhaitable de séparer le contenu de la science de ce qui n’est pas la science. Les positions métaphysiques, les cosmologies inhérentes aux diverses religions ne sont pas simplement de précieux réservoirs à idées, mais sont autant de précédents de la science actuelle qui doivent être préservés et développés en relation avec la science, et non pas abandonnés. Il arrive souvent qu’un mythe se soit révélé capable de donner une image du monde plus adéquate que les théories scientifiques qui le remplacèrent, et c’est dès lors en faisant retour à des idées plus anciennes que l’on progresse. Slate.fr, Paul Feyerabend, l'enfant terrible de la philosophie des sciences | Slate.fr
  • C’est un peu toujours la même histoire, en sciences une théorie se base sur des faits expérimentaux. Elle est par définition falsifiable. L’histoire de l’autisme a été marquée par deux catastrophes intellectuelles, toutes deux étrangères au rationalisme scientifique et à la falsifiabilité poppérienne. La première a été d’envisager une explication globalisante non pas à partir de faits expérimentaux mais à partir d’un système de pensée, la psychanalyse, qui avait la prétention d’expliquer le fait psychique a priori et par le haut. Un système de pensée qui visait à comprendre et traiter l’autisme en étudiant l'interaction des éléments conscients et inconscients et en introduisant des peurs et des conflits refoulés dans l'esprit conscient au moyen de techniques telles que l'interprétation des rêves et la libre association. Le plus étonnant c’est que devant les résultats inexistants de la psychanalyse dans l’autisme infantile, l’évaluation critique ait été aussi biaisée et tardive. De nombreux psychanalystes considèrent toujours que l'autisme n'est pas un trouble neuro-développemental avec un degré élevé d'héritabilité génétique. Ils persistent à définir l’autisme comme une maladie psychique générée, entretenue par un environnement familial perturbé. En particulier par des problèmes dans les relations de l’enfant avec sa mère. Pour eux la prosodie du discours maternel joue un rôle important dans le développement de l'autisme. Des considérations aussi définitives que: “l’autiste souffre de quelque chose de très simple, sa mère n'a pas pu transmettre le sentiment que sa naissance lui était un cadeau” ont créé les conditions d’un drame familial iatrogène surajouté au trouble neurodéveloppemental de l’enfant. Atlantico.fr, Autisme : pourquoi le biais psychanalytique français a fait beaucoup de mal à la recherche...et aux parents | Atlantico.fr

Traductions du mot « poppérienne »

Langue Traduction
Anglais popperian
Espagnol popperian
Italien popperiana
Allemand popperian
Chinois 波普尔人
Arabe البوبربي
Portugais popperian
Russe попперовской
Japonais ポペリアン
Basque popperian
Corse popperian
Source : Google Translate API

Poppérienne

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