Phlegme : définition de phlegme


Phlegme : définition du Wiktionnaire

Nom commun

phlegme \flɛɡm\ masculin

  1. (Médecine) (Désuet) Humeur muqueuse que l’on rejette en crachant.
    • La cause fondamentale de l’asthme réside dans l’accumulation de phlegme. — (Dr El Meddeb Samy, Fondements de la médecine traditionnelle chinoise – Acupuncture et asthme)
  2. (Figuré) Qualité d’un esprit patient, maîtrise de soi.
    • C’est un homme qui a un grand phlegme, qui est d’un grand phlegme.
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Phlegme : définition du Littré (1872-1877)

PHLEGME s. m.
  • Voy. FLEGME.
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Phlegme : définition du Encyclopédie, 1re édition (1751)

PHLEGME, s. m. (Médecine.) Une humeur morbifique, secrétoire, tenace, glutineuse, blanche, sans action, produite peu-à-peu par une augmentation de chaleur, ou de mouvement du corps, s’appelle phlegme.

Les humeurs naturelles, albumineuses, gélatineuses, mucilagineuses, muqueuses, & peut-être la graisse elle-même, par une disposition morbifique du corps, paroissent dégénérer en cette matiere.

Comme dans la distillation, après l’ascension de la partie volatile, monte le phlegme sans action, de même les humeurs de bonne qualité qui ont souffert une longue agitation par la force de la circulation & la chaleur du corps, se changent en cette humeur tenace & glutineuse.

Le phlegme, difficile à se résoudre après la cessation d’une violente inflammation & de la fievre, présage toujours la longueur de la maladie, produit des aphthes de durée, un sédiment muqueux dans l’urine, des crachats abondans & tenaces dans les poumons, des ordures dans les ulceres, dans la bouche, sur la langue, & dans les yeux, des selles muqueuses & tenaces que le malade rend sans aucun soulagement.

Pour diviser le phlegme, il faut employer les détersifs savonneux, incapables de trop échauffer ou de trop rafraîchir : par le moyen de semblables antiseptiques, on prévient le trop grand progrès & la corruption du phlegme ; enfin on le dissipe très-doucement.

Phlegme, dans les anciens comme dans Galien, signifie toute humeur froide & humide ; mais dans Hippocrate, ce mot ne désigne pas seulement une humeur blanche & froide, mais encore une inflammation. De plus φλέγμασιν, dans le même auteur, signifie quelquefois une chaleur violente excitée par la fievre. Enfin, dans le même Hippocrate, φλεγμαίνειν ne signifie pas seulement causer une tumeur, mais exténuer. (D. J.)

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Phlegme : définitions subjectives sur Dicopedia

Dicopedia est un dictionnaire participatif où n'importe qui peut partager sa propre définition des mots de la langue française. L'intérêt de cette initiative est de proposer des définitions subjectives et très diverses, selon l'expérience de chacun. Nous ajouterons dans cette section les définitions de « phlegme » les plus populaires.

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Étymologie de « phlegme »

Étymologie de phlegme - Wiktionnaire

(-460, -370) Apparaît dans La nature de l'homme, traité attribué à Polybe, gendre d’Hippocrate. Du grec ancien φλέγμα, phlegma. Référence nécessaire
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Phonétique du mot « phlegme »

Mot Phonétique (Alphabet Phonétique International) Prononciation
phlegme flɛgm play_arrow

Citations contenant le mot « phlegme »

  • Les multiples vagues de cette maladie ont aussi fait évoluer la médecine.  «La peste était difficile à expliquer pour les médecins de l’époque, qui croyaient fermement à la théorie des humeurs», explique Thomas Schlich. Selon ce dogme, toutes les maladies viennent de débalancements dans quatre humeurs, soit le sang, le phlegme, la bile jaune et la bile noire. Québec Science, Changer le cours de l’histoire, une pandémie à la fois - Québec Science
  • "Élaborée par Hippocrate et Galien, la théorie des humeurs a fortement influencé la médecine médiévale. Elle stipulait qu'un corps était en bonne santé quand ses quatre humeurs - le sang, le phlegme, la bile noire et la bile jaune - étaient en équilibre. Comme le montre cette illustration de l'homme et du zodiaque, dite Homme anatomique, des frères Limbourg (XVe siècle), le corps était relié aux astres, qui déterminaient le caractère, les forces et les faiblesses de chaque individu." Le Point, "Corps en images", petite leçon d'anatomie - Le Point
  • Au XVIIIe siècle, la médecine fait prévaloir le modèle humoral pour maintenir le sujet en bonne santé. L’organisme est ainsi ordonné de quatre humeurs, liquides vitaux, que sont la bile jaune et noire, le phlegme et le sang déterminant, en outre, le tempérament de chacun. La maladie résultant d’un déséquilibre de ce dispositif, le geste médical consiste à retrouver l’harmonie du corps par des saignées afin d’évacuer la mauvaise humeur. Contre le principe naturaliste, partagé par Rousseau, qui consiste à laisser la nature nous immuniser, Lady Montagu, épouse d’un diplomate anglais, rapporte en 1721 de Constantinople la méthode de la variolisation. Il s’agit d’inoculer la vérole à l’état bénin dans un corps sain d’enfant qui, une fois adulte, résistera mieux à la maladie. La variole décime alors l’Occident tuant les deux tiers des personnes qu’elle affecte. Les dauphins de Louis XIV jusqu’à Louis XV lui-même en sont frappés. Les visages de Danton, de Mozart, de Mirabeau ou de la célèbre Madame de Merteuil des Liaisons dangereuses en portent les stigmates. Valeurs actuelles, Faut-il encore se faire vacciner ? | Valeurs actuelles
  • La théorie humorale considère que la santé de l'âme comme celle du corps réside dans l'équilibre des humeurs — sang, phlegme, bile jaune, bile noire — et des qualités physiques — chaud, froid, sec, humide — qui les accompagnent. Toute maladie, due à un dérèglement du jeu de ces éléments, est ainsi susceptible d'une explication purement physique. C'est à une telle causalité que l'Antiquité recourt pour rendre compte notamment de la mélancolie. Le Figaro.fr, Pourquoi dit-on «se faire de la bile» ?
  • Cécile Charlap : En 1816, sous la plume du médecin français Charles de Gardanne. Auparavant, on parle peu de la cessation des règles, les écrits médicaux s'intéressent plus aux grossesses et aux accouchements. Les représentations associées à l'arrêt des menstrues s'intègrent alors dans la théorie des humeurs, au nombre de quatre : le sang, le phlegme, la bile jaune et la bile noire. Pour être en bonne santé, ces humeurs devaient être équilibrées. Ce n'est qu'à partir du XIXe siècle que se développe l'intérêt pour la ménopause, qui va de pair avec celui de la santé des femmes, dont le corps commence à être considéré comme un cas particulier par rapport à celui des hommes, un héritage des Lumières. Le XVIIIe voit en effet le développement des sciences naturelles et de la catégorisation des êtres, et donc des sexes. Les menstruations, qui jusque-là n'étaient pas envisagées comme une marque distinctive d'un sexe, deviennent une caractéristique physiologique féminine. Les sexes féminin et masculin vont être différenciés à partir de spécificités anatomiques posées comme déterminantes, de manière opposée et hiérarchisée. C'est à partir de ce moment que s'affermissent les représentations du féminin associé à la nature, au corps, à la reproduction, au domaine émotionnel, à l'espace privé. Et du masculin associé à la culture, à l'esprit, au domaine rationnel, à l'espace public. Le Point, La ménopause : une construction sociale - Le Point
  • D'après cette théorie, on attribuait ainsi au sang, à la phlegme, à la bile jaune et à la bile noire les variations de notre tempérament. Nous pouvions donc être considérés d'un caractère sanguin du fait d'un trop-plein de sang, tristes, du fait de notre bile noire ou encore apathiques, voire fainéants du fait de notre phlegme, du bas latin phlegma «humeur». On devine alors aisément comment cette flemme naturelle à l'homme, surgit de cette phlegme! Le Figaro.fr, Mais pourquoi avons-nous la «flemme»?
  • Par extension, si l’individu avait trop de «phlegme» dans son corps, il était alors considéré comme peu énergique. Ce terme a ensuite été repris en italien sous le nom de «flemma», avant d’être francisé au XVIIIe siècle. A noter que le mot «flegme» a la même origine. CNEWS, Pourquoi dit-on «avoir la flemme» ? | CNEWS
  • En effet, la toux grasse est systématiquement associée aux expectorations de phlegme qui n’est autre que des glaires ou de crachats plus ou moins épais. Ce désagrément peut aussi bien être dû à une infection bronchique, notamment une bronchite passagère ou chronique, mais aussi aux altérations des voies respiratoires, revenant au tabagisme. Les sécrétions bronchiques expectorées sont composées de 95% d’eau et de 5% de substance solide ou de mucus. Dans certains cas, il suffit de recourir aux instillations nasales ou encore au gargarisme, dans l’optique de faciliter les expectorations du phlegme. La Presse de Tunisie, Santé et bien-être : Toux grasse : faciliter les expectorations | La Presse de Tunisie

Traductions du mot « phlegme »

Langue Traduction
Corse flegma
Basque flem
Japonais
Russe мокрота
Portugais catarro
Arabe بلغم
Chinois
Allemand schleim
Italien catarro
Espagnol flema
Anglais phlegm
Source : Google Translate API

Synonymes de « phlegme »

Source : synonymes de phlegme sur lebonsynonyme.fr

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