La langue française

Horatienne

Sommaire

  • Phonétique de « horatienne »
  • Citations contenant le mot « horatienne »
  • Traductions du mot « horatienne »

Phonétique du mot « horatienne »

Mot Phonétique (Alphabet Phonétique International) Prononciation
horatienne ɔratjɛ̃n

Citations contenant le mot « horatienne »

  • Dans les odes érotiques, Horace conjugue exaltation de la passion et morale de l’amour : il chante la puissance et les beautés du désir, mais n’en invite pas moins les jeunes filles à se marier, les matrones à être fidèles, les jeunes gens à se contrôler et les vieilles femmes à renoncer à l’amour. Il rompt ainsi avec la tradition qui le précède, de Sappho aux élégiaques latins en passant par Anacréon, Alcée ou Catulle. Pour comprendre cette intrusion de la morale dans le domaine érotique, il faut tenir compte de tout ce qui fonde la lyrique horatienne : l’ambition de devenir une voix de la cité, la nécessité de dire son adhésion au nouveau régime, mais aussi l’intérêt pour la philosophie, y compris l’Académie, dont on sous-évalue l’importance dans son œuvre. , B. Delignon, La morale de l'amour dans les Odes d'Horace. Poésie, philosophie et politique.
  • François ROUDAUT, Présentation ; Christine FERLAMPIN-ACHER, Le romancier et le traducteur au Moyen Âge : autour de quelques pratiques et postures (XIIe-XVe siècle) ; Thierry REVOL, Traduire le texte sacré au XIVe siècle : le travail des clercs de la Bible anglo-normande ; Sandra PROVINI, Michel d’Amboise traducteur d’Ovide ; Sabine LARDON, Du Bellay, imitateur ou traducteur, une stratégie éditoriale ? Jean-Claude ARNOULD, Pierre Boaistuau, faux traducteur, vrai écrivain ?  ; Jean-Claude TERNAUX, Traduire en « rabelisant » : Pierre Le Loyer ; Tristan VIGLIANO, Blaise de Vigenère et les traductions du miraj ou l’ascension nocturne de Mahomet comme chimère horatienne ; Olivier GUERRIER, « vray et souverain patron de l'art militaire » (Essais, 1, 34) : Montaigne et la traduction des mots de la guerre ; Jean-Marc HOVASSE, Victor Hugo et la traduction (de Shakespeare) ; Robert KOPP, Baudelaire et Poe ; Anne Simone DUFIEF, Daudet traducteur du provençal ; Odile HAMOT, La ressemblance éloignée. Autour de la traduction des Œuvres choisies de Ruysbroeck l’Admirable par Ernest Hello ; Marie-Josette LE HAN, Armand Guibert (1906-1990) ou l’humilité du traducteur ; Emmanuelle DEVAUX, L'interprétation claudélienne du livre d’Isaïe : « l’efflorescence du sens » ; Hélène de SAINT-AUBERT, « J’ai eu un homme avec le Seigneur » ou le complexe d'Ève. Traductions et interprétations de Gn 4, 1 ; Tatiana TAIMANOVA et Elzaveta LEGENKOVA, Victor Serge, traducteur ; Zhi BIE, François Cheng, traducteur et poète ; Anne WEBER, Revenir de loin , F. Roudaut, Travaux de Littérature, vol. XXXI: "Les écrivains traducteurs"
  • 3Cette expression courante de la critique anglo-saxonne (« sister arts »), utilisée pour désigner la parenté et les interrelations entre les différents arts, nous rappelle que les arts étaient pensés en relation à la Renaissance, en particulier la poésie et la peinture, comme en témoigne la fameuse expression horatienne, reprise par les théoriciens de la Renaissance, d’« ut pictura poesis ». Les historiens de l’art, spécialistes de peinture ou d’architecture, savent combien l’art de la Renaissance est imprégné de rhétorique antique, et se pense donc sur un modèle littéraire3. En dehors de quelques expressions métaphoriques, picturales ou architecturales, la théorie littéraire de la Renaissance, en revanche, n’emprunte pas ses concepts à l’art, mais il n’en reste pas moins que l’imprégnation était bien réelle. , Le dialogue des arts dans l’épopée de la Renaissance (Acta Fabula)
  • 23Revenant sur l’influence déterminante du cartésianisme dans le contexte de la Querelle, L. Norman montre comment le parti de la méthode et de la clarté s’emploie, selon un mot de Boileau rapporté par Rousseau, à « couper la gorge à la poésie » (p. 157) — telle, du moins, que la comprennent et défendront les Anciens. C’est en effet au nom d’une « économie poétique » fondée sur l’ordre, la raison et la morale que les Modernes, selon L. Norman, proclament la supériorité des œuvres contemporaines et dénigrent les œuvres anciennes pour leurs incohérences et leurs obscurités. À la devise horatienne de l’utile dulci, ils répondent par une conception instrumentale de la littérature, qui prône la subordination de l’art à la politique. Cette position s’articule, selon Norman, en trois règles esthétiques : premièrement,  l’art ne saurait représenter qu’une vision idéalisée — et par là sélective —  de la nature. Deuxièmement, tout artiste se doit de mettre en œuvre une morale sans ambiguïté, et enfin, toute œuvre nécessite une forme didactique, impliquant une structure narrative explicite, des héros exemplaires et une leçon « claire et distincte », pour reprendre une formule cartésienne. C’est en raison de la première qu’est condamnée la représentation de la « nature brutale » des temps homériques ou du berger de Théocrite. Aux héros « imparfaits », car « ni tout à fait bons, ni tout à fait méchants », de Racine (tels que les prône la Poétique d’Aristote), tout justes bons à susciter un pathos tragique, Perrault préfère, au nom de la seconde règle, les héros exemplaires, à même d’éveiller l’« admiration ». Enfin, aux yeux de Terrasson, les héros cruels d’Homère, tel le « vicieux Achille », ne méritent, suivant la dernière règle, d’autre sort que la mort « par raison de satisfaction et d’exemple ». (p. 179) ,  Les Anciens contre-attaquent ou la Querelle revisitée (Acta Fabula)

Traductions du mot « horatienne »

Langue Traduction
Anglais horatienne
Espagnol horatienne
Italien horatienne
Allemand horatienne
Chinois 园艺
Arabe هواتيين
Portugais horatienne
Russe horatienne
Japonais ホラティエンヌ
Basque horatienne
Corse horatienne
Source : Google Translate API
Partager