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Fondationnelle

Définitions du mot « fondationnelle »

Wiktionnaire

Forme d’adjectif

fondationnelle \fɔ̃.da.sjɔ.nɛl\

  1. Féminin singulier de fondationnel.
Wiktionnaire - licence Creative Commons attribution partage à l’identique 3.0

Phonétique du mot « fondationnelle »

Mot Phonétique (Alphabet Phonétique International) Prononciation
fondationnelle fɔ̃datjɔnɛl

Évolution historique de l’usage du mot « fondationnelle »

Source : Google Books Ngram Viewer, application linguistique permettant d’observer l’évolution au fil du temps du nombre d'occurrences d’un ou de plusieurs mots dans les textes publiés.

Citations contenant le mot « fondationnelle »

  • S’inspirant de manière originale de ce type d’entreprise fondationnelle, Corine Pelluchon ambitionne, non pas d’élaborer une interrogation sur le statut moral des différentes entités du monde naturel, mais de mettre au jour systématiquement et de critiquer les présupposés qui commandent les rapports que les hommes soutiennent les uns avec les autres, et tous ensemble avec le monde. Comme l’écrit Corine Pelluchon, la crise écologique actuelle n’est pas seulement ni fondamentalement une crise des ressources: elle concerne aussi notre subjectivité, notre rapport à notre corps et au travail, et renvoie à la possibilité d’une participation des individus à un monde commun. Ce n'est que par dérivation que la crise peut apparaître comme celle des équilibres fondamentaux de la nature, et ce n'est que bien accessoirement que la politique d'un «usage pondéré» des ressources peut prétendre y remédier. Ce qui est entré en crise, et qui a rendu possible ultimement le délabrement de la planète, n’est rien d’autre qu’un certain mode de relation à la nature qui consiste à la soumettre à un pillage généralisé, en quoi il ne faut pas voir le témoignage d'un vandalisme irresponsable, mais la conséquence rigoureuse de ce qu’Emmanuel Lévinas a reconnu être la détermination métaphysique de toute chose comme «objet» faisant face à un «sujet»: dès lors que toute chose n'existe qu’à la façon d’un objet pour un sujet, dès lors que tout objet est comme tel l'objet d'un sujet, il appartient à son essence même d'être à la disposition d'un sujet et d’être offert à toutes les manipulations. C’est cette même représentation qui règle les rapports interindividuels, par laquelle chacun se perçoit comme étant en situation de concurrence avec les autres dans une course effrénée à la maîtrise ou à la domination du monde ambiant, et c’est encore elle qui sert implicitement de socle à partir duquel les obligations contractuelles se trouvent définies traditionnellement en philosophie politique. Slate.fr, Pour régler la crise écologique, l'homme doit réapprendre à jouir du monde | Slate.fr
  • Avant d’être un terme du langage courant, « pragmatisme » désigne un concept de la philosophie pratique forgé et étudié par Charles S. Peirce ainsi que par d’autres philosophes américains de la fin du XIXe siècle dont le projet était le suivant : se libérer de la métaphysique fondationnelle de la morale, c’est-à-dire d’une méthodologie a prioriste de la philosophie pratique axée sur l’évaluation des fins, principes ou motifs de l’action. Ce type de philosophie morale peut être aristotélicienne, c’est-à-dire étudier la nature d’un être pour déterminer quelle action il doit entreprendre, ou kantienne, c’est-à-dire prétendument formelle, et rendue nécessaire par la structure de l’entendement humain. Au contraire, le pragmatisme entend ne pas commencer par établir les fins à atteindre ou des impératifs à respecter avant de déduire quelles actions doivent être entreprises et quelles interdites, mais il propose de commencer par accepter les problèmes et enjeux que la nature nous donne à résoudre, et trouver le moyen le plus habile d’y parvenir. À l’origine de cette tentative de repenser la philosophie pratique, on trouve l’idée que l’être vivant est toujours pris dans une situation pratique dans laquelle son objectif s’impose à lui. La réflexion sur les fins de l’action serait alors pur gaspillage de temps et d’énergie, et le besoin de celle-ci pure illusion. On peut donc extraire quatre mots d’ordre du pragmatisme philosophique. Le conséquentialisme : c’est l’ensemble des effets de l’action qui doit faire l’objet d’une évaluation normative, et non l’intention y présidant. L’empirisme radical : l’évaluation normative n’est pas issue de l’imagination des effets mais de la confrontation directe à ces effets. La préférence ne peut donc se forger que par essais et erreurs et non par la délibération en amont de l’action. Le révisionnisme normatif : en conséquence de l’empirisme radical, toute idée abstraite d’effets peut être révisée, autrement dit toute valeur peut être révisée par l’expérience. Contrepoints, Le libéralisme malade du pragmatisme ? | Contrepoints
  • Soi-même comme un autre, l’ouvrage de Ricœur de 1990, qui a fait date aussi bien dans le champ de la philosophie que dans celui des études littéraires, se fera l’écho de cette logique du tout ou rien qui marque les modalités de la prise en considération de la subjectivité – ou de son absence. Une herméneutique du soi (non expressément égologique) serait, pour le dire vite, une troisième voie s’enlevant sur le fond de cette valse-hésitation subjective, à partir de ces « étonnantes oscillations que semblent présenter les philosophies du soi, comme si le Cogito dont elles sont issues était inéluctablement soumis à un rythme alterné de surestimation et de sous-estimation. Du “je” de ces philosophies, devrait-on dire, comme certains le disent du père, qu’il y en a soit pas assez, soit trop ? » [Ricœur, 1990] Entre un « Cogito brisé » et un « Cogito exalté », l’ipséité peut se comprendre comme la tentative de sauvetage d’une subjectivité (avec une visée éthique chez Ricœur) qui échappe précisément à cette logique du tout ou rien, étant entendu que la subjectivité n’est plus sujet et qu’elle a perdu tout ou partie de ses ambitions fondationnelles. De ce point de vue, l’entreprise de Ricœur regarde la littérature. Car c’est finalement à elle qu’il reviendra désormais de rendre compte, par-delà la définition (obsolète) d’un sujet transparent et rigoureusement identique à lui-même, de la cohésion de subjectivités singulières qui s’éprouve de manière insigne à travers le récit de soi. , Le sujet en question : ce qu'en pensent la littérature et la philosophie (Pau, Saragosse)

Traductions du mot « fondationnelle »

Langue Traduction
Anglais foundational
Espagnol fundacional
Italien fondativo
Allemand grundlegend
Chinois 基础的
Arabe تأسيسي
Portugais fundacional
Russe основополагающий
Japonais 基礎
Basque fundatzaile
Corse fundamentale
Source : Google Translate API

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