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Constantinienne

Définitions du mot « constantinienne »

Wiktionnaire

Forme d’adjectif

constantinienne \kɔ̃s.tɑ̃.ti.njɛn\

  1. Féminin singulier de constantinien.
Wiktionnaire - licence Creative Commons attribution partage à l’identique 3.0

Phonétique du mot « constantinienne »

Mot Phonétique (Alphabet Phonétique International) Prononciation
constantinienne kɔ̃stɑ̃tɛ̃jɛ̃n

Évolution historique de l’usage du mot « constantinienne »

Source : Google Books Ngram Viewer, application linguistique permettant d’observer l’évolution au fil du temps du nombre d'occurrences d’un ou de plusieurs mots dans les textes publiés.

Citations contenant le mot « constantinienne »

  • Au milieu de ses vestiges antiques, Rome garde la mémoire visible des apôtres. Des martyres de Pierre et de Paul à la paix constantinienne, Alessia Aquilanti, guide-conférencière, nous emmène sur leurs traces. La Vie.fr, Promenade dans la Rome des premiers chrétiens 
  • Il fut le premier pape de la paix constantinienne. Il est souvent accusé d’avoir été trop effacé dans ses interventions, ne venant ni au concile d’Arles (314), ni au concile de Nicée (325), mais il les confirma par ses légats. Ces réticences avaient peut-être pour raison qu’ils n’étaient pas convoqués par le Pape lui-même, mais par l’empereur Constantin. Il fut très respectueux de l’autonomie des Eglises orientales. Il entreprit de grands travaux dans la Rome impériale. C’est sous son pontificat que Constantin fait édifier la basilique Saint-Jean de Latran, la basilique de Sainte-Croix de Jérusalem, la basilique de Saint-Paul-hors-les-Murs, la basilique de Saint-Laurent. Saint Silvestre intervient pour le mobilier liturgique, les ornements. Il aménagea les catacombes. Il eut la tâche d’organiser l’Eglise dans une société enfin pacifiée. Il est un fait indéniable : il reste l’un des premiers confesseurs non martyrs dont le culte fut établi très tôt à Rome. Église catholique en France, Saint Silvestre - Église catholique en France
  • Chemin lisant, je me suis aussi souvenu d’un dimanche au Bec Hellouin. Le père abbé d’alors, le grand Dom Grammont, commentait Luc 18,8 : « Mais le fils de l’homme, en venant, trouvera-t-il la foi sur terre ? » Après le verbe trouver, lançait-il, il ne faut pas entendre « encore… » mais « enfin !». La foi, qui doit  sauver non pas seulement les chrétiens mais l’humanité et même l’univers entiers, n’est pas à chercher dans un passé glorieux dont il faudrait restaurer les effets de domination constantinienne. Non, elle est devant nous, elle vient au devant de nous, dans les figures de l’enfant et du pauvre, les seules qui méritent nos génuflexions. , Croire, enfin !
  • Sur le fond, Kasper sait mettre avec bonheur ses connaissances encyclopédiques (près de 90 pages de notes écrites serrées à la fin du livre !) au service d’une pensée organisée et d’une réflexion sur l’avenir de l’Église prenant acte de la fin de l’ère constantinienne et du fait que, par conséquence, l’Église aura à « s’adapter à une situation de diaspora et de minorité ». Ne se voulant lui-même ni conservateur ni progressiste (« deux slogans qui, dit-il, n’ont jamais été pour moi une alternative ayant un sens »), il s’efforce de toujours présenter une vision équilibrée des choses : ainsi, par exemple, pour lui, « l’ecclésiologie du peuple de Dieu ne peut pas être comprise sans celle du Corps du Christ ». Il va aussi insister sur l’identité de l’Église vue à la fois comme événement et comme institution, sur l’articulation en son sein entre ministère du pape et collégialité de l’ensemble des évêques, sur le fait que l’Église est à la fois sainte et composée de pécheurs, etc. , Walter Kasper : renouveler l'Église « à partir des racines » | Lire pour croire…
  • Commandée en août 1498 par le cardinal Jean Bilhères de Lagraulas, ambassadeur de France près le Saint-Siège, l’œuvre a été achevée quelques mois plus tard, au printemps 1499. Dans la basilique constantinienne, la Pietà était installée dans la chapelle dédiée à sainte Pétronille, traditionnellement associée à la France. Cette basilique a été abattue en 1505, sur décision du pape Jules II (1503-1513), pour laisser place à l’actuelle basilique, après 120 ans de travaux. (cath.ch/imedia/xln/gr) cath.ch, Nouvelle illumination pour la célèbre sculpture de la Pietà de Michel-Ange – Portail catholique suisse
  • Le regard porté par les historiens sur la fin de l'Empire romain s'est transformé depuis une quarantaine d'années, en particulier sous l'impact des travaux de deux universitaires, l'Irlandais Peter Brown et le Canadien Walter Goffart. Sous leur influence, l'idée que la chute de l'empire d'Occident se soit traduite par une catastrophe a été abandonnée par l'historiographie dominante. On lui préfère désormais celle d'une transformation et d'une mutation fécondes, quasi indolores et presque pacifiques, qui auraient heureusement accouché de la civilisation de l'Europe médiévale. Peter Brown traite la séquence qui va de la fin du IIe siècle au VIIe siècle, de Marc Aurèle à Mahomet, comme un tout cohérent. Faisant sienne la réhabilitation de l'Empire chrétien des IVe et Ve siècles qu'avait menée, durant les années 1960 et 1970, le grand historien français Henri-Irénée Marrou en s'appuyant sur la renaissance intellectuelle, politique, artistique, dont il avait été le théâtre sous la monarchie constantinienne, il en étend le bénéfice aux siècles qui ont immédiatement suivi la disparition de l'empire d'Occident. Des Barbares romanisés y auraient maintenu l'essentiel des institutions romaines et permis l'épanouissement d'une «Antiquité tardive» dont il n'y aurait aucune raison de proclamer l'infériorité par rapport à la civilisation qui s'était déployée à l'ombre de la puissance romaine. Walter Goffart souligne de son côté que l'empire n'a pas fait l'objet d'une guerre de conquête et que l'implantation des Barbares dans le monde romain a été, avant tout, le fruit d'un processus qui a vu les élites locales trouver avec de nouveaux peuples des accommodements, parce que ceux-ci leur ont paru plus à même de leur assurer la tranquille possession de leurs biens qu'un Etat lointain et impuissant. Ces ouvrages sont, à bien des égards, novateurs et passionnants. Cette approche a cependant fini par déboucher sur l'occultation des séquences violentes, des guerres, des pillages, qui ont ponctué, malgré tout, ce passage de témoin. Polarisée sur les indiscutables éléments de continuité qu'en dépit de la rupture peut repérer l'historien, la nouvelle vulgate en vient souvent à nier que l'effacement des structures politiques de l'Empire romain d'Occident se soit traduit, comme l'a montré avec brio l'historien et archéologue Bryan Ward Perkins, par un recul saisissant des conditions de la vie matérielle, une disparition des beaux-arts, de la culture littéraire, et, finalement, de la paix, du bien-être. Elle tend, par là, à devenir le support d'un discours idéologique affranchi de l'observation des faits, qui paraît animé par la volonté de proclamer l'équivalence des cultures et les bienfaits qu'apporteraient nécessairement les Barbares en donnant aux prétendus «civilisés» l'occasion d'un fructueux métissage. Le Figaro.fr, Ce que nous enseigne la chute de l'Empire romain

Traductions du mot « constantinienne »

Langue Traduction
Anglais constantinian
Espagnol constantiniano
Italien costantiniana
Allemand konstantinisch
Chinois 康斯坦丁
Arabe قسنطينة
Portugais constantiniano
Russe константина
Japonais コンスタンティニアン
Basque constantinian
Corse custantinu
Source : Google Translate API

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