Complétive : définition de complétive


Complétive : définition du Trésor de la Langue Française informatisé

COMPLÉTIF, IVE, adj.

A.− GRAMM. et LING. Qui a la fonction syntaxique d'un complément. Mot complétif, phrase complétive (Ac. 1835-1932).
Rem. ,,Il est peu usité`` (Ac. 1835, 1878).
En partic. Proposition complétive, subordonnée complétive. Proposition subordonnée qui a pour fonction d'être complément du verbe de la principale. Relative complétive (déterminative ou explicative) :
1. Avec O. Riemann, nous entendons par subordonnées complétives les subordonnées qui sont absolument nécessaires pour compléter le sens de la proposition principale parce qu'elles représentent logiquement soit le sujet, soit un complément indispensable du verbe principal. Le Bidois1967, § 1242.
Rem. 1. Le subst. fém. obtenu p. ell. de proposition est très courant. Une complétive d'objet; complétive circonstancielle. 2. La plupart des grammairiens réservent le n. de complétive aux sub. qui ont pour fonction d'être compl. d'obj. dir., suj. ou attribut du verbe de la prop. princ. L'immense armée des propositions, les principales, les subordonnées, les capricieuses complétives, les circonstancielles, et les autres (s'il en est...) (Valéry, Variété IV, 1938, p. 148).
B.− Lang. ordin., rare. Qui complète. Activités complétives les unes des autres (Lar. 20e) :
2. Fin au moral, long au physique, mais, après tout, bonhomme dans son ensemble, ce nez [de M. d'Argout] manquait tout-à-fait aux qualités complétives de la personne du Président. Balzac, Œuvres div.,t. 2, 1850, p. 471.
Prononc. et Orth. : [kɔ ̃pletif], fém. [-i:v]. Ds Ac. 1835-1932. Étymol. et Hist. 1503 [éd. 1534] vertu complétive (Le Guidon en françois, 66a ds Rom. Forsch., t. 32, p. 34), seulement au xvies. (1551 ds DG); 1789 gramm. (Gramm. : cas complétif, phrase complétive). Empr. au b. lat. completivus « qui complète » employé notamment en philos. et en grammaire. Fréq. abs. littér. : 1.

Complétive : définition du Wiktionnaire

Nom commun

complétive \kɔ̃.ple.tiv\ féminin

  1. (Grammaire) Proposition qui joue un rôle de complément d’objet direct, introduite par la conjonction de subordination "que" :
    • Dans la phrase « Je veux que tu reviennes », « que tu reviennes » est une complétive.

Forme d’adjectif

complétive \kɔ̃.ple.tiv\

  1. Féminin singulier de complétif.
Wiktionnaire - licence Creative Commons attribution partage à l’identique 3.0

Complétive : définition du Dictionnaire de l’Académie française, huitième édition (1932-1935)

COMPLÉTIF, IVE. adj.
T. de Grammaire. Qui sert de complément. Mot complétif. Phrase complétive.

Étymologie de « complétive »

Étymologie de complétive - Wiktionnaire

Ellipse pour « proposition complétive ».
Wiktionnaire - licence Creative Commons attribution partage à l’identique 3.0

Phonétique du mot « complétive »

Mot Phonétique (Alphabet Phonétique International) Prononciation
complétive kɔmpletiv play_arrow

Évolution historique de l’usage du mot « complétive »

Source : Google Books Ngram Viewer, application linguistique permettant d’observer l’évolution au fil du temps du nombre d'occurrences d’un ou de plusieurs mots dans les textes publiés.

Citations contenant le mot « complétive »

  • Alors, le code électoral est devenu le bouc émissaire. La plénière d’hier, qui devrait être consacrée à l’examen du projet de loi de règlement définitif du budget de l’Etat gestion 2017, a été utilisée pour le vote en urgence d’une loi interprétative et complétive de la loi portant code électoral. BENINSITE - L'Infos en continue, Bénin/Difficultés dans l’élection des maires: La Mouvance se tire une balle dans les pattes - BENINSITE - L'Infos en continue
  • En plein processus d’installation des conseils communaux, le Parlement vient d’opérer une modification de la loi N°2019-43 du 15 novembre 2019 portant code électoral. Ainsi, avec les élections de maires qui vont reprendre dans les heures à venir, on aura pour cette 4e mandature de la décentralisation des maires, les uns installés avec  la loi N°2019-43 du 15 novembre 2019 portant code électoral, les autres avec la loi interprétant et complétant  la loi N°2019-43 du 15 novembre 2019 portant code électoral. Comment peut-on, en plein processus, suspendre l’élection, modifier une loi, et ensuite reprendre le processus sous prétexte de blocage ? La question est sur toutes les lèvres. Ceci du fait même que la loi a prévu les cas de blocage et investi la Cour suprême pour installer les conseils communaux où il y a problème, 15 jours après les résultats de la Céna, et connaître du contentieux électoral. Pour plusieurs analystes, on aurait dû laisser la Cour suprême éprouver la loi jusqu’au bout avant de penser à une loi complétive. D’aucuns pensent que le législateur devrait laisser le processus suivre son cours et attendre d’être saisi par la Cour suprême au cas où celle-ci aussi serait bloquée. D’autres estiment que l’appréciation de blocage, prétexte utilisé pour introduire en urgence une loi complétive au Parlement, est du domaine de la Cour suprême. Matin Libre, Modification du code électoral: Change-t-on les règles du jeu au cours du jeu ? – Matin Libre
  • Les députés de la huitième législature ont jugé, ce mardi 2 juin 2020, de l’opportunité d’éclairer les zones d’ombre de la loi portant code électorale en République du Bénin, par l’adoption, en procédure d’urgence, d’une loi explicative et complétive. Cette démarche de la représentation nationale est une violation de la constitution et une méprise pour la cour suprême. BENIN WEB TV, Bénin: l'adoption d'une loi explicative du code électoral, une méprise de la cour suprême
  • En plein processus électoral, les députés de la huitième législature ont été amenés à relire le code électoral, débouchant sur une loi complétive et interprétative. Cette   réaction du Parlement faisait suite au blocage relatif à l’élection des exécutifs communaux et municipaux, dans la majorité des communes et municipalités du Bénin. Ainsi, sous cette loi complétive et interprétative du code électoral, toutes les mairies en instance ont pu, au lieu d’une élection, voir leurs maires, les adjoints aux maires et les chefs d’arrondissement (Ca) ; tous désignés par les partis politiques majoritaires dans ces communes. Avec ces désignations sans anicroches contrairement aux élections où les rapports de force étaient parfois mesurées entre challengers, les ténors et affidés de la mouvance ont tôt fait de déclarer la fin du bazar, dans le processus électoral au Bénin. Erreur ! Car, ces prédictions ont déjà après les désignations, fait long feu. Pis, le méli-mélo auquel l’on assiste dans le département du Couffo depuis quelques heures confirme davantage que cette loi requinquée, ne ferme pas toutes les brèches liées à la pagaille parfois observée dans le choix des dirigeants au niveau déconcentré. En effet, aux lendemains de ces désignations à la tête des mairies, le parti Union progressiste (Up) a sauté deux Chefs d’arrondissement nouvellement choisis pour diriger les 1er et 2ème arrondissements de Cotonou. Ceci, sans aucun motif officiel. Même si d’aucuns estiment que les concernés immédiatement remplacés par d’autres conseillers municipaux de la ville ne devraient pas être désignés Chefs d’arrondissement et que c’était une erreur corrigée par le parti, cette attitude demeure moins élégante. Si ces remplacements sont passés comme une lettre à la poste à Cotonou, cette même pratique du même parti cette fois-ci à Toviklin, est sujette à un brouhaha sur fond de menaces. Et pour cause, arguant d’une supposée démission des Chefs d’arrondissement de Houédogli, d’Adjodo et de Toviklin; tous membres du Bloc républicain (Br), le premier responsable de l’Up liste majoritaire dans cette commune a procédé à leur remplacement, par des élus de sa formation politique. Mais subitement, ces trois Chefs d’arrondissement en niant avoir démissionné, refusent de ce fait de céder leurs places et promettent par conséquent de poursuivre en justice, les auteurs de leurs fameuses lettres de démission. Qui pour trancher dans ce cas et comment ? À ces questions, la nouvelle loi ne propose aucune réponse. Par conséquent, le désordre dû à ces remplacements des jours après la désignation des Chefs d’arrondissement, ne prend pas sûrement fin. Ce qu’il convient dès lors de retenir à l’aune de ces conflits, c’est que la loi complétive et interprétative du code électoral est à nouveau éprouvée. D’autant plus que les partis politiques majoritaires ont décidé d’assimiler les communes au gouvernement voire un cabinet, où le chef peut dégommer son subalterne, sans rendre compte à qui que ce soit. D’où, le nouveau code électoral en résolvant certains problèmes patents, a fini par cautionner d’autres, non visibles au départ. Tout ceci, au grand dam de l’esprit de la décentralisation. Matin Libre, Remplacement tous azimuts des Ca: La loi interprétative déjà éprouvée – Matin Libre
  • Le vote de la loi interprétative et complétive du Code électoral le 02 juin était opportun. C’est ce que pense le député Gérard Gbénonchi. Selon le président de la Commission des finances, la raison principale qui a motivé l’Assemblée nationale à adopter une telle loi est le blocage constaté lors de l’installation des Conseils communaux. Face à un cas pareil, a-t-il indiqué, le législateur peut avoir deux comportements. Le premier, c’est de laisser faire, et lorsqu’il y aura blocage, les conseillers vont saisir la Cour suprême pour donner l’interprétation des textes. Cette option, a-t-il poursuivi, a ses avantages et ses inconvénients. L’un d’eux est la lenteur judiciaire. « Lorsque la justice va se saisir du dossier, vous ne savez pas quand elle va trancher », a-t-il fait observer. Or, pendant ce temps, les problèmes de développement au niveau local se posent. Les Communes seront sans gouvernance. Comment les populations vont-elles vivre cela ? L’invité du journaliste Latifou Boni a confié que c’est face à cette évidence que la voie judicaire a été écartée au profit de celle législative. « Nous avons dit qu’il faille restituer l’esprit de l’article 189 du Code électoral en son alinéa 2 qui parle de l’élection du maire, de ses adjoints et aussi des chefs d’arrondissement », a-t-il insisté. Le député Gérard Gbénonchi a aussi enfilé son manteau de juriste pour expliquer le concept « loi explicative » qui fait jaser depuis peu. A l’en croire, il ne s’agit pas d’une invention béninoise. « Le thème loi interprétative, si cela n’existait pas, on n’allait pas l’utiliser. C’est une pratique de par le monde. Lorsque le Législateur constate certaines dispositions d’une loi semblent obscures lors de la mise en œuvre, que la mise en œuvre s’écarte de l’esprit ou que des gens feignent de ne pas comprendre l’esprit, il peut alors, par une loi interprétative, recadrer l’esprit de la loi qu’il a votée. C’est ce que nous avons fait », a-t-il clarifié. , Vote de loi interprétative et complétive du Code électoral:Gérard Gbénonchi reprécise le sens de l’acte des députés |
  • Des conneries. Ils alignent des mots qui ne veulent rien dire. “Des lois explicatives et complétives. …” qui a parlé de désir de compétence ? Que des perroquets béni oui oui accroché à la bottte de Talon La Nouvelle Tribune, Loi complétive du code électoral : Le préfet du Zou se prononce – La Nouvelle Tribune

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Traductions du mot « complétive »

Langue Traduction
Corse cumpletu
Basque osoa
Japonais コンプリート
Russe полный
Portugais completo
Arabe اكتمال
Chinois 完成
Allemand komplett
Italien completare
Espagnol completar
Anglais complete
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