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Claudélienne

Définitions du mot « claudélienne »

Trésor de la Langue Française informatisé

CLAUDÉLIEN, IENNE, adj.

Relatif à l'écrivain Paul Claudel, à son style, à sa doctrine. Accent, héros claudélien. Vision claudélienne du monde (Béguin, L'Âme romantique et le rêve,1939, p. 112).
Emploi subst. masc. Spécialiste de l'œuvre de Paul Claudel; partisans de sa manière. M. Lasserre a été aigrement traité par les claudéliens (Thibaudet, Réflexions sur la littér.,1936, p. 134).
Rem. On rencontre ds la docum. les subst. a) Claudélianisme « conception littéraire fondée sur l'œuvre de Claudel » (cf. J. Rivière, Correspondance [avec Alain-Fournier], 1906, p. 64). b) Claudélisme « id. » (cf. Thibaudet, Réflexions sur la litt., 1936, p. 131).
Prononc. : [klodeljε ̃], fém. [-jεn]. Étymol. et Hist. 1906 adj. (J. Rivière, Correspondance [avec Alain-Fournier], p. 361). Dér. avec suff. -ien* du nom de l'écrivain fr. P. Claudel (1868-1955), dont l'œuvre est toute empreinte de mysticisme, et qui fut le créateur d'un nouveau style de verset. Fréq. abs. littér. : 22.

Wiktionnaire

Forme d’adjectif

claudélienne \klɔ.de.ljɛn\

  1. Féminin singulier de claudélien.
Wiktionnaire - licence Creative Commons attribution partage à l’identique 3.0

Phonétique du mot « claudélienne »

Mot Phonétique (Alphabet Phonétique International) Prononciation
claudélienne klodeljɛ̃n

Évolution historique de l’usage du mot « claudélienne »

Source : Google Books Ngram Viewer, application linguistique permettant d’observer l’évolution au fil du temps du nombre d'occurrences d’un ou de plusieurs mots dans les textes publiés.

Citations contenant le mot « claudélienne »

  • L’atout maître de Claudel consiste à résoudre par un miracle, qui sans férir tire des larmes, l’énigme de son âpre vision du monde où nous ne sommes que fétus de paille face aux caprices du Tout-Puissant. Avec deux violoncellistes sur son plateau et une troupe d’acteurs remarquables, Yves Beaunesne transforme la pièce en un fascinant rituel de pénombres. Qu’elle joue où qu’elle chante de sa voix d’ange, l’extraordinaire Judith Chemla compose une Violaine d’anthologie qui risque fort de hanter encore pour longtemps l’esprit des fans de la geste claudélienne. Les Inrockuptibles, "L’Annonce faite à Marie", apothéose claudélienne
  • Pour l’auteur, il s’agit de s’arracher à une version « molasse et mélasse», comme il le dit lui-même, pour accéder à un style plus ciselé, plus épanoui. La langue, en effet, évolue, vers ce lyrisme claudélien si singulier et musical. L’intrigue elle-même est nourrie d’épisodes plus puissants, elle s’éloigne un peu plus du réalisme pour aller vers le surnaturel. En 1942, la pièce est reprise par Louis Jouvet au début de sa tournée au service de Vichy en Amérique du Sud, puis il la présente en 1946 à Paris, au Théâtre de l’Athénée. Jean-Louis Barrault s’en empare ensuite, enfin la Comédie-Française en donne une version à grand succès en février 1955, quelques jours avant la mort de l’auteur. Toujours elle attirera les metteurs en scène les plus sensibles, comme Pierre Franck, Philippe Adrien ou Christian Schiaretti. Sans oublier le film réalisé en 1991 par Alain Cuny, dont la voix de sépulcre était si claudélienne. L'écharpe rouge, Le grand théâtre de l’épidémie, épisode 4 / La jeune fille Violaine et L’Annonce faite à Marie, ou la lèpre comme « et en même temps » | L'écharpe rouge
  • 1Quoi de plus fondamental que la langue pour un écrivain ? Et cependant, si les travaux d’Henri Guillemin et plus tard de Gérald Antoine avaient pu dessiner les linéaments d’une stylistique de Claudel, il manquait aux études claudéliennes un ouvrage de synthèse sur le rapport du poète à la langue. C’est cette lacune que vient heureusement combler l’ouvrage d’Emmanuelle Kaës, Paul Claudel et la langue, paru en 2011. , Claudel, poète français ? (Acta Fabula)
  • Dans ma lointaine enfance, avant le lycée, dans l'école religieuse où j’étais scolarisé, à Paris, non loin de l’église Saint-Augustin, excusez du peu, j’allais, comme tous mes congénères, à confesse. Je cochais sur une feuille idoine mes péchés de la semaine, et bien qu’ayant à peine dix ans, j’avouais sans trop de sérieux, le péché de chair. Dans ce noble établissement deux prêtres au moins étaient pédophiles, et ce serait mentir, qu’ils ne m’aient pas traumatisé. Nous étions au début des années 1960 et mes oreilles étant tendues, dans mon milieu familial de petits commerçants, le dit péché m’était, si je puis dire familier. Il faisait partie de ma famille, en cela plus proche des couples à la Feydeau, que des amours claudéliennes. Il était dans l’ordre des choses aussi bien à la maison qu’à l’école où sa présence suintait sous les soutanes. Marianne, Luc Besson parle de ses accusations de viol sur BFMTV : quand la télé remplace le confessionnal​​ | Marianne
  • François ROUDAUT, Présentation ; Christine FERLAMPIN-ACHER, Le romancier et le traducteur au Moyen Âge : autour de quelques pratiques et postures (XIIe-XVe siècle) ; Thierry REVOL, Traduire le texte sacré au XIVe siècle : le travail des clercs de la Bible anglo-normande ; Sandra PROVINI, Michel d’Amboise traducteur d’Ovide ; Sabine LARDON, Du Bellay, imitateur ou traducteur, une stratégie éditoriale ? Jean-Claude ARNOULD, Pierre Boaistuau, faux traducteur, vrai écrivain ?  ; Jean-Claude TERNAUX, Traduire en « rabelisant » : Pierre Le Loyer ; Tristan VIGLIANO, Blaise de Vigenère et les traductions du miraj ou l’ascension nocturne de Mahomet comme chimère horatienne ; Olivier GUERRIER, « vray et souverain patron de l'art militaire » (Essais, 1, 34) : Montaigne et la traduction des mots de la guerre ; Jean-Marc HOVASSE, Victor Hugo et la traduction (de Shakespeare) ; Robert KOPP, Baudelaire et Poe ; Anne Simone DUFIEF, Daudet traducteur du provençal ; Odile HAMOT, La ressemblance éloignée. Autour de la traduction des Œuvres choisies de Ruysbroeck l’Admirable par Ernest Hello ; Marie-Josette LE HAN, Armand Guibert (1906-1990) ou l’humilité du traducteur ; Emmanuelle DEVAUX, L'interprétation claudélienne du livre d’Isaïe : « l’efflorescence du sens » ; Hélène de SAINT-AUBERT, « J’ai eu un homme avec le Seigneur » ou le complexe d'Ève. Traductions et interprétations de Gn 4, 1 ; Tatiana TAIMANOVA et Elzaveta LEGENKOVA, Victor Serge, traducteur ; Zhi BIE, François Cheng, traducteur et poète ; Anne WEBER, Revenir de loin , F. Roudaut, Travaux de Littérature, vol. XXXI: "Les écrivains traducteurs"
  • La pensée claudélienne s’oriente alors vers une conception nouvelle du rapport de l’être au néant. Leur union qui a présidé à la création de notre univers substitue à leur opposition un rapport dialectique. Sortis du néant, nous sommes néant et ce vide qui est en nous permet d’accueillir l’Être, ce rien que nous sommes, de nous donner à lui. (p. 61) , L’Asie de Paul Claudel (Acta Fabula)

Traductions du mot « claudélienne »

Langue Traduction
Anglais claudelian
Espagnol claudeliano
Italien claudelian
Allemand claudelian
Chinois 克劳德尔式
Arabe كلوديليان
Portugais claudeliano
Russe claudelian
Japonais クラウデリアン
Basque claudelian
Corse claudelianu
Source : Google Translate API

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