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Cimetiere

Définitions de « cimetiere »

Wiktionnaire

Nom commun - ancien français

cimetiere \Prononciation ?\ masculin

  1. Cimetière.
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Encyclopédie, 1re édition (1751)

CIMETIERE, s. m. terme d’Architecture ; l’on entend sous ce nom une grande place découverte assez généralement entourée de charniers (voyez Charniers), où l’on enterre les morts, & où l’on éleve quelques sépultures ornées de croix, obélisques, & autres monumens funéraires. (P)

Cimetiere, (Jurispr.) chez les Romains, tout endroit où l’on inhumoit un mort, devenoit un lieu religieux & hors du commerce. Voyez aux instit. de rerum divisione, & au digest. liv. 1. tit. viij. l. 6. §. 5. & liv. II. tit. vj. l. 6. §. fin.

Parmi nous, il ne suffit pas que quelqu’un ait été inhumé dans un endroit pour que ce lieu devienne religieux & hors du commerce, aucun particulier ne pouvant de son autorité privée imprimer ce caractere à un héritage, il faut que l’autorité du supérieur ecclésiastique intervienne, que le lieu ait été béni & consacré avec les solennités accoûtumées, & destiné pour la sépulture des fideles.

Autrefois les cimetieres étoient hors les villes & sur les grands chemins : il étoit défendu d’enterrer dans les églises ; cela fut changé par la novelle 820 de l’empereur Léon, qui permit d’enterrer dans les villes & même dans les églises.

Les cimetieres tiennent ordinairement aux églises paroissiales : il y en a néanmoins qui sont séparés ; les uns & les autres sont hors du commerce.

Il arrive néanmoins quelquefois que l’on change un cimetiere de place, ou que l’on en retranche quelque portion pour l’élargissement d’un grand chemin ; auquel cas, avant de remettre l’ancien cimetiere dans le commerce, il faut que, du consentement du curé & de l’évêque diocésain, & par permission du juge royal, les ossemens soient exhumés & portés au nouveau cimetiere.

Un ancien cimetiere où personne n’auroit été inhumé depuis long-tems, pourroit être prescrit sans titre par une longue possession, parce qu’elle feroit présumer que le fonds a changé de nature.

Il est défendu aux seigneurs, aux curés, & à tous autres, de permettre des danses dans les cimetieres, d’y tenir des foires & marchés, & d’y commettre aucune indécence. Lorsqu’un cimetiere a été pollu par effusion de sang ou par quelque autre scandale, il faut le réconcilier. Les canons qui regardent cette cérémonie sont cités par Jean Thaurnas, dans son dictionnaire au mot cimetiere. Voyez le traité de mortuis cæmeterio restituendis, per Laurentium Delum Romanum ; l’hist. des empereurs de M. de Tillemont, tom. III. pag. 282. les mém. du clergé, édit. de 1716. tom. III. p. 1314. Bouvot, tom. II. verbo église, quest. 7. Francisc. Marc, tom. I. quest. 986. Auzanet sur Paris, tit. des servitudes, & en ses arréts, ch. ljx. Jovet, verbo sepulcre, n. 16. Ferret, tr. de l’abus, liv. IV. ch. viij. n. 17.

Les personnes de la religion prétendue réformée ont des cimetieres particuliers qui leur sont assignés par le juge royal. Voy. Filleau, décision 30. 33. 36. 39. 41. Bardet, tom. II. liv. II. ch. jv. (A)

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Phonétique du mot « cimetiere »

Mot Phonétique (Alphabet Phonétique International) Prononciation
cimetiere sɛ̃œtiœr

Évolution historique de l’usage du mot « cimetiere »

Source : Google Books Ngram Viewer, application linguistique permettant d’observer l’évolution au fil du temps du nombre d'occurrences d’un ou de plusieurs mots dans les textes publiés.

Images d'illustration du mot « cimetiere »

⚠️ Ces images proviennent de Unsplash et n'illustrent pas toujours parfaitement le mot en question.

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