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Brejnévienne

Définitions du mot « brejnévienne »

Wiktionnaire

Forme d’adjectif

brejnévienne \bʁɛʒ.ne.vjɛn\

  1. Féminin singulier de brejnévien.
Wiktionnaire - licence Creative Commons attribution partage à l’identique 3.0

Phonétique du mot « brejnévienne »

Mot Phonétique (Alphabet Phonétique International) Prononciation
brejnévienne brɛʒnevjɛ̃n

Évolution historique de l’usage du mot « brejnévienne »

Source : Google Books Ngram Viewer, application linguistique permettant d’observer l’évolution au fil du temps du nombre d'occurrences d’un ou de plusieurs mots dans les textes publiés.

Citations contenant le mot « brejnévienne »

  • Ces dernières semaines, ici et là, dans une quasi-unanimité brejnévienne, s’élèvent au PDCI des voix pour vous supplier d’être le candidat du parti aux élections présidentielles de 2020. Comme tous ces ‘’fans’’ je ne doute aucunement de vos compétences, de vos qualités et de votre riche expérience, qui vous permettent bien de présider encore une fois au destin du pays. Contrairement à ceux qui, épris d’un négationnisme malveillant pensent vouloir réécrire l’histoire économique de la Côte d’Ivoire de façon partisane, je sais bien moi que vous avez été le Co bâtisseur de la Côte d’Ivoire moderne. Connectionivoirienne.net, Côte-d’Ivoire: Lettre ouverte au Président du PDCI sur la question de sa candidature - Connectionivoirienne.net
  • Sur quelque 1200 pages, on découvre la condition des artistes et écrivains russes entre novembre 1938 et le 5 mars 1966, date de la mort d’Anna Akhmatova, en pleine période de glaciation brejnévienne. On savait que cette époque avait été un enfer de nuit, de brouillard et de froid. Cette fois, nous la découvrons à travers les petites histoires du quotidien, a minima tragiques mais en adéquation avec la grande tragédie qui dévore la Russie. À chaque instant, la police peut cogner à la porte pour vous jeter en prison, ou un ami surgir pour vous annoncer la condamnation d’un frère, la déportation d’un époux, l’exécution d’un ami, « les nouvelles de ceux qui sont morts pendant la nuit », comme l’écrira Akhmatova. Elle-même verra son premier mari, lui aussi poète, fusillé, dès 1921, et son troisième, un critique d’art, mourir en camp. Le mari de Lydia sera lui aussi exécuté. Et il faut faire aussi avec la maladie, la misère, la faim, les queues terribles, qui durent jour et nuit, pour apporter un colis à un parent détenu au fond de la Sibérie qu’il ne recevra peut-être jamais ou trop tard, parce que l’hiver ou les privations l’ont déjà emporté, quand il n’a pas été assassiné. L'Orient-Le Jour, Un grand destin - L'Orient-Le Jour
  • C’est la captivante saga de la famille la plus célèbre de Russie : les Mikhalkov. C’est l’extraordinaire histoire d’une dynastie d’intellectuels et d’artistes issue du tsarisme qui survit à la Révolution de 1917, s’adapte au bolchévisme, profite du totalitarisme communiste, dans sa version léniniste, stalinienne, khrouchtchévienne, brejnévienne, andropovienne, puis surnage lors de la perestroïka gorbatchévienne et de la révolution elstinienne avant de se couler, triomphante, dans le moule du poutinisme autoritaire. Rien de plus normal expliquera le cinéaste oscarisé Nikita Mikhalkov : « La Volga coule sous n’importe quel pouvoir. » L'Obs, De Lénine à Poutine : les « basses vérités » de l’extraordinaire dynastie Mikhalkov
  • Jean-Paul Batisse, ancien professeur à l’Université de Reims, séjourna plusieurs fois en URSS, entre 1972 et 1989. La période brejnévienne donc – péjorativement qualifiée de «stagnation» par la propagande anti-communiste, mais dont nombre d’ex-soviétiques se souviennent comme de la plus heureuse que connut leur pays – et la perestroïka. Ayant travaillé pour l’ambassade de France, à des postes différents, dans trois pays socialistes – l’URSS, la Bulgarie et la Macédoine – ainsi que comme professeur de français (un travailleur comme un autre donc) de 1985 à 1988 à Alma- Ata (République socialiste soviétique du Kazakhstan) – c’est en connaissance de cause qu’il écrit sur ce que fut le socialisme dans le premier pays où il fut édifié et de sa fin tragique. Gauchebdo, Le socialisme en URSS, tel qu’il fut - Gauchebdo
  • Le plus étonnant, aujourd’hui, est que Staline ne revient pas sur le tapis uniquement pour son rôle de généralissime. Il se trouve même des chroniqueurs pour parler de la période précédant la « stagnation » brejnévienne – donc, la période stalinienne – comme d’une époque où l’on avait un « but dans la vie », une « direction à suivre », une « motivation », une « grande idée ». Le Courrier de Russie, À quel Staline se vouer?
  • Même si la croix est brejnévienne AgoraVox, Interdire une croix brejnévienne en Bretagne et promouvoir la zoophilie à Paris… - AgoraVox le média citoyen
  • La période brejnévienne est restée dans les mémoires comme une époque bénie, le saucisson ne coûtait pas cher, l'avenir radieux semblait à portée de main. "Brejnev incarne le rêve russe du "tout pour rien", de la vie lisse et sans surprises", explique Sergueï Medvedev, enseignant à l'Ecole supérieure d'économie, dans Forbes. Le Monde.fr, Leonid Brejnev, une passion russe
  • Quand il entamera son quatrième mandat, Poutine sera déjà au pouvoir depuis dix-huit ans, autant que Léonid Brejnev (1964-1982), et la comparaison n’est pas nécessairement flatteuse. La «stagnation» brejnévienne a été le prélude à l’effondrement de l’URSS. Quand il le terminera, en 2024, il aura 71 ans. Que fera-t-il? La Constitution lui interdit en principe d’accomplir un troisième mandat consécutif. Après les deux premiers, 2000-2008, –entretemps, le mandat est passé de quatre à six ans–, il a passé la présidence à Dmitri Medvedev et gardé le pouvoir en tant que Premier ministre. Il est peu probable qu’il envisage le même jeu de chaises musicales pour l’avenir. Des ballons d’essai ont déjà été lancés pour lui permettre de rester au pouvoir sans contrevenir au principe de la Constitution. Bien sûr, le président pourrait changer la Loi fondamentale. La Douma (le Parlement) est à ses ordres. Mais il est soucieux des formes. «L’imitation de la démocratie» qui règne en Russie, selon l’expression de la politologue Lilia Shevtsova, exige que les apparences soient sauves. Une solution serait la création d’une espèce de Conseil supérieur de la nation qu’il dirigerait et qui lui donnerait des pouvoirs supérieurs à ceux du président lui-même. Slate.fr, Vladimir Poutine, jusqu'à quand? | Slate.fr
  • Sa santé très déclinante depuis des années, son teint de cire et son masque figé propre aux grands malades évoquait une interminable fin de règne brejnévienne, jusqu’à son éviction du pouvoir le 2 avril dans la soirée au terme de son quatrième mandat présidentiel, après six semaines de révolte du peuple algérien. Cette vision avait fait oublier le côté charmeur d’Abdelaziz Bouteflika et ses exceptionnelles qualités de tribun au regard bleu acier et au costume trois-pièces dont il ne se départait jamais, même par temps de canicule. La Croix, Fin de partie pour Abdelaziz Bouteflika
  • Pour comprendre ce qui se passe en 1989, il faut revenir très brièvement quelques années en arrière, au milieu des années 80, au moment où Mikhaïl Gorbatchev arrive au pouvoir en URSS. Au départ, le PCF ne peut qu’être satisfait de ce qui se passe à Moscou. La bonne image internationale du nouveau numéro un soviétique atténue les effets symboliques désastreux de la période brejnévienne. Et le ton d’ouverture adopté à Moscou n’est pas sans faire écho à ce que disaient les communistes français et italiens au temps pas si lointain de l’eurocommunisme. Mais cette satisfaction des premiers temps ne va pas durer. Tout d’abord, l’accélération des réformes après 1987 et surtout l’affirmation de ce que Gorbatchev appelle la « nouvelle pensée » inquiètent une direction qui redoute que le Kremlin, cette fois, ne s’éloigne des « références de classe » (procès-verbal du secrétariat du PC, le 24 novembre 1988) et qu’il n’altère ainsi l’identité du communisme politique. regards.fr, 30 ans de la chute du Mur de Berlin : les tourments du PCF - regards.fr
  • Derrière son nez rouge, dans sa combinaison jaune trop grande, il a renvoyé aux Russes, en miroir, leurs désirs de liberté sous la chape brejnévienne, puis leurs espoirs et leurs interrogations dans la Russie postsoviétique du début des années 1990. Le Monde.fr, Slava Polunin : l'arme du clown
  • Nous étions très intéressés par l’expérience du PCF et du PCI notamment. Ces partis étaient obligés de fonctionner dans le monde politique réel. Ils devaient gagner le soutien de la population, négocier des alliances… Leur pratique était une boîte à outils pour le prochain parti que nous voulions construire, une fois le modèle stalinien évacué. Le PCI nous a le plus inspiré. Le PCF avait perdu de son autorité, avec son soutien à l’intervention en Afghanistan, qui l’associait à la direction brejnévienne. L’eurocommunisme des années 1970 [1] était pour nous un élément à étudier. Comme nous intéressait l’idée que la gauche socialiste et les communistes puissent coopérer dans une société moderne, avec les repères communs de justice sociale. Nous cherchions comment faire naître une économie de marché avec une vie politique soucieuse des intérêts populaires. Nous n’avons pas réussi. Le système en a payé le prix. regards.fr, Andrei Gratchev, un calendrier bousculé - regards.fr
  • On peut simplement observer, dans le cas de l'actuel n°1, qu'il a frappé vite et fort. Le cocotier soviétique a été secoué avec une efficacité qui semble laisser pantois d'admiration les gouvernements occidentaux. Le rajeunissement des structures du Parti et de l'Etat est, lui aussi, spectaculaire. L'ère de "stagnation" brejnévienne avait été marquée par le règne d'une gérontocratie. Les précises statistiques d'Hélène Carrère d'Encausse, dans Le Pouvoir confisqué, sont cependant là pour nous rappeler qu'en 1952, lors du XIXe Congrès, Staline avait bien 73 ans, mais que la moyenne d'âge de la classe dirigeante autour de lui était de 54 ans. Et, en 1964, à la fin de l'époque khrouchtchévienne, l'entourage de "M. K" ne dépassait pas 56 ans.   LExpress.fr, 1988 - Gorbatchev: cocotier et marronniers - L'Express
  • La politique est l’art du possible, faisait justement remarquer Otto von Bismarck. L’empereur Alexandre III, qui a régné de 1881 à 1894, est considéré par les historiens russes comme particulièrement conservateur, voire réactionnaire. Cela n’a pas empêché le président français Sadi Carnot de nouer une alliance avec lui contre la Prusse. De même, Charles de Gaulle s’était rendu en Union soviétique, au cours de l’été 1966, en pleine stagnation brejnévienne, ouvrant une ère de « relations privilégiées » entre Paris et Moscou. Le Courrier de Russie, Macron et Poutine à Brégançon : La rencontre de tous les possibles
  • À la fin de l’époque brejnévienne, le bloc socialiste ressemblait plutôt à un vieux dinosaure, très éloigné du monde contemporain. L’économie se trouvait dans un état déplorable, la société civile indépendante était en grande partie en exil, alors que la corruption au sein de l’État via le Parti communiste était devenue légendaire. De plus, l’URSS devait consacrer une énorme partie de son budget à l’armée. Sur le plan international, l’URSS avait perdu beaucoup d’alliés, car son modèle social séduisait de moins en moins, sans parler du rejet que provoquait la guerre en Afghanistan (1979 - 1989). Il fallait donc prendre des mesures urgentes, d’autant plus que dans les pays satellites les régimes totalitaires étaient remis en cause et l’URSS n’avait plus les moyens financiers de soutenir les Partis communistes locaux. Nouvelle Europe, Gorbatchev et la Perestroïka : des objectifs initiaux aux conséquences inattendues | Nouvelle Europe
  • Nous sommes en 1979, c’est-à-dire en pleine période de stagnation brejnévienne, que les auteurs évoquent sans complaisance. Elle n’a cependant rien à voir avec l’époque stalinienne. Le personnage central est Pavel Egorovitch Khvatkine, un «honnête» professeur de droit. Or celui-ci, avec le grade de lieutenant-colonel, a été l’un des sbires du régime pendant la seconde Grande Terreur, celle qui dura de 1948 à la mort de Staline en 1953. Le voilà confronté à son passé. Le roman met en scène des personnages réels, tels Béria, Molotov, Boulganine, etc., et d’autres fictifs. Gauchebdo, Le roman policier soviétique a bien existé - Gauchebdo
  • La question de la survie de notre espèce au siècle suivant pourrait être posée. Ajoutez à cela la destruction du vivant (dont nous dépendons étroitement) que provoquent nos modes de vie et la conclusion est sans appel : nous n’avons pas d’autre choix que de changer radicalement de modèle. L’idéologie de la Commission européenne devra être abandonnée comme celle de la bureaucratie brejnévienne l’a été en quelques mois. Je ne connais aucun fondement analytique rigoureux au concept de "concurrence pure et parfaite", qui est la pierre d’angle de l’idéologie post-libérale aujourd’hui. Marianne, Gaël Giraud : "L’écologie est notre meilleure source d’emplois" | Marianne
  • Selon moi, le dissident, c'est une personne qui dans un régime comme le régime communiste a le courage d'insister publiquement pour défendre ses principes. Je ne me considère pas comme une dissidente. Les grands dissidents sont plutôt à chercher à l'époque brejnévienne, ils risquaient leur vie. Nouvelle Europe, Sandra Kalniete : "Je ne me considère pas comme une dissidente" | Nouvelle Europe
  • Chaque 7 novembre, le régime soviétique se réassurait à l’anniversaire de la Révolution – dite d’Octobre selon le calendrier julien abandonné à la chute du tsar – et célébrait tout particulièrement les anniversaires décennaux : 1927 avec le contrôle du pouvoir par Staline éliminant Trotski, 1947 avec la reprise en main par l’idéologue Jdanov, 1957 avec la déstalinisation, 1967 avec la remise en avant de la figure de Lénine, 1977 avec la crispation brejnévienne. , 1917 au cinéma - La Vie des idées
  • Ce léninisme n’a donc pas cessé d’être reconstruit. La version stalinienne du « léninisme » est différente de la version khrouchtchévienne, qui diffère de la version brejnévienne, et toutes diffèrent de la version de Gorbatchev. C’est la même chose qui s’est passée avec le corps de Lénine. Au niveau de la forme, le léninisme demeurait inchangé : en apparence, c’était absolument la même édition en plusieurs tomes des œuvres complètes, et le même corps inaltérable au Mausolée. Mais au niveau du sens, les textes étaient révisés, changeaient, et n’étaient tout simplement guère lus. Le corps, au niveau de sa composition biologique, changeait également en permanence, était recréé, réparé. Pour rester inchangé dans la forme, le léninisme comme texte et le léninisme comme corps matériel changeaient en permanence par le contenu. Mouvements, Lénine est mort
  • Jusqu'à la semaine dernière, Gorbatchev avait su, chaque fois, maîtriser, ou faire taire, les factieux. Mais quel chef d'Etat pourrait survivre à une guerre incessante avec une armée et un service de renseignement jusque-là omnipotents? Quand il accède au pouvoir, en 1985, il monte timidement en puissance. Il sait que, comme à Sparte, la vie et les pensées de l' "Homo sovieticus" se doivent de servir les objectifs militaires de l'Etat. Il a affaire à des soldats qui ont baigné dans l'euphorie d'une époque, la fin des années 60 et les années 70, où des missiles nouveaux ont mis un terme à la supériorité stratégique des Américains dans le domaine nucléaire. Leurs forces terrestres sont d'un niveau sans précédent. Leur aviation et, surtout, leur marine ont connu un extraordinaire développement. Alors ces militaires, qui ont bénéficié d'une relative prospérité au début de l'ère brejnévienne, exhibent fièrement leurs médailles. Car les désastres économiques qui s'annoncent n'empêchent pas les ressources de l'armée d'augmenter.   LExpress.fr, Gorbatchev s'est mis à dos l'armée et le KGB - L'Express
  • Pourtant, un mouvement vert de masse existait bel et bien dans la Russie du Dégel khrouchtchévien puis de la stagnation brejnévienne, du moins sur le papier. Il comprenait la Société panrusse de protection de la nature (VOOP), née en 1924 de sociétés savantes actives dans cette sphère depuis l’époque tsariste, qui affichait 19 millions de membres à la fin des années 1960, le double en 1986 – mais ce chiffre incluait des inscriptions collectives d’office de kolkhoziens et sovkhoziens, d’ouvriers, d’employés et d’enseignants. Plus réel, l’activisme des Brigades de protection de la nature (DOP) attachait des étudiants dans les grandes villes du pays à des préoccupations environnementales d’échelle locale ou régionale. En décembre 1960, la première avait été créée à l’initiative d’enseignants membres de la VOOP à la faculté de biologie de l’université de Moscou (un an après une première de ce type à Tartu, en Estonie). Avec le soutien de l’organisation de la jeunesse communiste (Komsomol), cette association d’un type nouveau s’inscrivait dans le cadre fourni par la loi « sur la protection de la nature » adoptée la même année pour la république de Russie (et non pour toute l’URSS). , Par-delà Tchernobyl - La Vie des idées
  • Gorbatchev a essayé de sauver le régime en le réformant et en le frottant à la réalité extérieure. lanaev, Pavlov, Krioutchkov et les militaires qui les entourent font une dernière tentative pour sauver le régime en le figeant et en le soustrayant aux influences extérieures. Contrairement à la direction brejnévienne après Khrouchtchev, cette tentative est, à terme, vouée à l'échec. L'URSS a changé, les nations ont goûté la liberté, les communistes ont perdu leurs belles certitudes, l'économie est en pleine désorganisation et, surtout, le monde a changé, et rend impraticable une voie russe prenant le contrepied de l'évolution dans le reste du monde industrialisé.   LExpress.fr, URSS: le putsch d'août 1991 était voué à l'échec - L'Express
  • Pliouchtch subit l’un des châtiments favoris de l’URSS brejnévienne. La liste est longue des dissidents qui furent internés dans les hôpitaux psychiatriques spéciaux du pays pour « schizophrénie à évolution lente » ou « inaptitude à vivre en société ». Le psychiatre Semion Glouzman, le généticien Jaurès Medvedev, le mathématicien Iouri Chikhanovitch, le général Piotr Grigorenko ou la poétesse Natalia Gorbanevskaïa sont tous passés par l’hôpital Serbski de Moscou, avant de connaître l’enfer des asiles de province. Le Monde.fr, Mort de Leonid Pliouchtch
  • Critique des nationalismes républicains, il n’intervient publiquement qu’en contexte de crise, par exemple lors des grandes manifestations en Slovénie (1969) et en Croatie (1971), pour exiger un retour à l’ordre. Ces interventions ponctuelles ne s’accompagnent pas d’une tentative plus globale de régler les tensions internes de la Yougoslavie, tâche qu’il préfère déléguer à d’autres. Voilà qui explique l’amertume ressentie par beaucoup, à la fin des années 1970, face à un titoïsme qui n’a en réalité rien à envier à la stagnation brejnévienne. L’usure n’a pas épargné les habits neufs du président Tito, taillés sur mesure en 1945, mais élimés par le temps et l’embonpoint. , Les habits neufs du président Tito - La Vie des idées
  • Ceux de Moscou, en 1980, offrirent au patron du CIO, l'ancien ministre de Franco Juan Antonio Samaranch, l'opportunité de s'octroyer un vernis diplomatique en pleine guerre froide Est-Ouest. Et concédèrent à la glaciation brejnévienne de l'URSS un semblant d'éclat... Quatre ans plus tard, l'édition de Los Angeles donna l'occasion aux Etats-Unis du reaganisme triomphant de prendre leur revanche. De même, l'argent généré par le passage au professionnalisme et l'explosion des droits de retransmission télévisée ont depuis longtemps propulsé les JO dans une dimension commerciale toujours plus énorme. Résultat, les Jeux d'été d'Atlanta en 1996 et de Pékin en 2008 ou encore les JO d'hiver de Sotchi en 2014 ont consacré tour à tour la puissance de Coca-Cola, du régime communiste chinois et de Vladimir Poutine. Marianne, Jeux Olympiques de Rio : les jeux de la triche et du mensonge | Marianne
  • Ses quatre années passées à Moscou, dans l'immobilisme glacé de l'ère brejnévienne, l'ont suffisamment convaincu de la déliquescence du système. Parti directement de Washington, où il venait de couvrir les années Nixon, avec sa femme, Nicole Zand, elle-même chroniqueuse littéraire au Monde, et leurs trois enfants - Judith, Alexandre et Mathieu, devenu acteur et réalisateur fameux -, il a vécu les soirées semi-clandestines chez les dissidents, les reportages dans des campagnes minées par l'alcoolisme et la pénurie, les conversations systématiquement écoutées et, sourit-il, « les starlettes qu'on vous envoie pour vous compromettre ». Le Monde.fr, Quand Gorbatchev divisait « Le Monde »
  • Aujourd'hui, les hommes d'affaires post-perestroïka, qui viennent flamber en famille à Paris ou à Cannes, succèdent à la vague brejnévienne des années 70 composée de dissidents, mais aussi de bandits géorgiens, et à la vague des "personnes déplacées" juste après la Deuxième Guerre mondiale, souligne Dimitri de Kochko, président depuis 2011 du Conseil de coordination des Russes de France, pour expliquer la formation d'un tropisme russo-français, qu'il refuse pourtant de qualifier de "lobby".   LExpress.fr, En France, les pro-russes se recrutent de droite à gauche - L'Express
  • On se souvient qu'en 2011, aussitôt annoncé son retour au Kremlin, Vladimir Poutine avait été caricaturé en maréchal soviétique, portant un uniforme constellé de médailles. Une comparaison pertinente. S'il se maintient au pouvoir jusqu'au terme de son mandat, en 2018 -voire en 2024, s'il en accomplit deux-, il pulvérisera le record de longévité de Leonid Brejnev (dix-huit ans, de 1964 à 1982). Pourtant, les dissemblances avec l'ère brejnévienne sont aussi importantes que les similitudes. D'une part, en URSS, le Parti communiste contrôlait le KGB ; aujourd'hui, les services secrets agissent en dehors de tout contrôle et réglementation. Ensuite, les membres de la nomenklatura soviétique bénéficiaient certes d'avantages, depuis les appartements confortables jusqu'aux voitures de fonction, sans oublier les loges au théâtre du Bolchoï. En revanche, ils ne possédaient pas de comptes bancaires en Suisse ni de somptueuses villas sur la Côte d'Azur. "Le système soviétique reposait sur une idéologie qui servait un Etat fort, souligne Alexeï Kandaourov, ex-général du KGB passé dans l'opposition. Aujourd'hui, aucune idéologie, aucun idéal, ne guide le clan au pouvoir. Hormis, bien sûr, celui de l'enrichissement à tout prix."  LExpress.fr, Russie: Vladimir Poutine revient au pays des soviets - L'Express
  • Elena Morenkova : J’ai travaillé sur la mémoire du passé soviétique chez les Russes de la génération poutinienne, c’est-à-dire ceux qui sont nés après 1993. Cette génération est complètement détachée de la période soviétique et de la période de transition, et ne connait uniquement ce que les parents et grands-parents ont transmis. Or, j’ai constaté que dans la mémoire familiale, l’histoire soviétique se traduit avant tout par la nostalgie de la stabilité brejnévienne, la fierté identitaire, le sentiment d’avoir appartenu à une grande puissance. Aujourd’hui encore, l’ancienne génération affirme que la période de Brejnev est celle où elle a le mieux vécu, car c’était une période d’accalmie relative au regard des années passées. Aujourd’hui, ce temps est idéalisé et rétrospectivement, les côtés les plus prosaïques et désagréables du quotidien soviétique sont banalisés: la pénurie alimentaire, par exemple, est présentée rétrospectivement comme donnant lieu à des « exploits quotidiens ». Par contre, quand il s’agit d’une famille qui a vécu des drames alors les non-dits font offices de transmission. , "Les horreurs du goulag n’intéressent plus personne" | Russie Information
  • Potemkine, en 1965, vaut à Ferrat ses premiers démêlés avec la censure. Cette chanson est victime d'un malentendu : elle est perçue comme une ode à la révolution bolchevique - au moment de la "normalisation" brejnévienne -, alors qu'elle célèbre la révolte des marins du célèbre cuirassé... pendant la révolution de 1905, et par là même le film d'Eisenstein Le Cuirassé Potemkine. Invité à l'émission télévisée "Age tendre et tête de bois", Jean Ferrat doit renoncer à l'interpréter, ce qui ne l'empêchera pas de devenir un classique des carnets de chants scouts. Le Monde.fr, Jean Ferrat, chanteur populaire et engagé
  • Chauffer pareille ville demande une considérable débauche d'énergie. De la centrale thermique à gaz plantée au nord de la ville se déploie un réseau de tuyaux. Les tubes serpentent dans la ville. On ne les enterre pas dans la terre gelée, ils courent le long des rues, longent les immeubles et enjambent les routes. Des équipes de soudeurs réparent en permanence le système qui date de l'époque brejnévienne. Parfois, une fuite libère un jet de vapeur. L'eau sous pression à près de 100°C fuse dans l'air glacé avant de refroidir. Des colonnades de stalactites dégueulent alors des tuyauteries défoncées, achevant de donner à l'ensemble un léger air de base arctique après un bombardement américain. Le Figaro.fr, Iakoutsk, bienvenue dans la ville la plus froide du monde
  • Et puis qui, en Russie, n'a pas senti les larmes lui venir en écoutant les poèmes chantés d'une voix érayée par Boulat Okoudjava, le brassage de l'antistalinisme, qui ne sait, que le premier film de la perestroïka sortit des studios géorgiens, Repentir, du regretté Tenguiz Abouladze. En somme, les Russes sont d'autant plus violents avec leurs frères géorgiens qu'ils les vivent comme plus avancés qu'eux, soit qu'ils les aient conduits, tels les Varègues scandinaves des premiers temps, soit qu'ils les aient dépassés, une fois l'autorité politique perdue, dans la recherche du bonheur, de la prospérité et de la beauté. ­Penser seulement aux films ensoleillés d'Otar Iosseliani, qui trouaient de leur optimisme le climat de brouillard et de déprime de l'époque brejnévienne. Le Figaro.fr, Peuples russe et géorgien : une histoire commune
  • Ainsi, peu de gens savent qu'à l'époque brejnévienne la Crimée était un haut lieu, discret mais bien connu, de la communauté gay. Aujourd'hui encore, sur certaines plages isolées et difficiles d'accès, homosexuels, marginaux et adeptes du nudisme cohabitent chaque été, à l'écart du monde et au contact de la nature. On atteint leur repaire insolite après avoir marché vingt minutes sur un sentier forestier qui quitte la route et débouche à flanc de montagne sur des rochers surplombant la mer.   LExpress.fr, Crimée: bons baisers de Russie - L'Express
  • Mikhaïl Gorbatchev : Lors des funérailles de mon prédécesseur, Konstantin Tchernenko, quand je parlais à George Bush (alors vice-président) ou Margaret Thatcher, je m’adressais aussi aux chefs d’Etat d’Europe de l’Est. Je leur disais : "Je tiens à ce que vous sachiez que nous respecterons désormais les principes d’égalité entre les Etats et de non-ingérence dans la politique intérieure de nos voisins, principes que nous n’avons jamais réellement appliqués jusqu’ici. Vous êtes donc responsables du bon fonctionnement de vos institutions. Nous avons besoin de la perestroïka et nous allons l’appliquer chez nous. Libre à vous d’en faire de même." J’ai expliqué que nous mettions ainsi un terme à la doctrine brejnévienne. Le HuffPost, Pourquoi Gorbatchev a l'impression d'avoir été trahi par les Occidentaux après la chute du Mur | Le HuffPost
  • Depuis qu'il a sommé Frédéric Taddéi de ne plus inviter les "cerveaux malades" (notion brejnévienne), Patrick Cohen fait figue de champion du politiquement correct. Parfait pour Mme Lapix ! Le Point, France 5 et Canal+ se font la guerre du chéquier - Le Point
  • Cette passe correspond à l’apogée brejnévienne du camp communiste dans le monde après l’invasion en août 1968 de la Tchécoslovaquie par les troupes du Pacte de Varsovie. leplus.nouvelobs.com, De Rod Laver à Nadal et Djokovic : quand Roland Garros ralentit l'histoire du monde - le Plus
  • Il y a chez le Soljenitsyne de la maturité un côté traditionnaliste, voire réactionnaire, russophile, voire nationaliste, intransigeant lorsqu'il croyait que la vérité était bafouée. Mais ce même homme qui dédaignait les valeurs occidentales anéantissait en quelques formules incendiaires les pense-petit, les tenants du totalitarisme… L'artiste isolé conçut la folle idée de ressaisir son pays chamboulé par un demi-siècle de léninisme, broyé par trente ans de stalinisme, anéanti par cette stagnation brejnévienne qui n'avait même plus d'âge. Il lui suffisait d'un porte-plume pour remettre ce pays debout dans son Histoire. Un jour, un rescapé du régime tsariste lui confia qu'il détenait des archives intéressantes et qu'il les conservait "pour la Russie". "Rossia éto ia…" ("La Russie c'est moi"), répondit tout simplement Soljenitsyne. Ce n'était pas une boutade. Ce romancier devança les historiens. Cet historien battit sur leur terrain les politiques. Ce politique sans troupes fut un prophète parce qu'il révéla l'inconscient des hommes sans voix. Le Monde.fr, Une vie d'infortune, un destin exceptionnel

Traductions du mot « brejnévienne »

Langue Traduction
Anglais brejnev
Source : Google Translate API

Brejnévienne

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