Bottelé : définition de bottelé


Bottelé : définition du Trésor de la Langue Française informatisé

BOTTELÉ, ÉE, part. passé et adj.

I.− Part. passé de botteler*.
II.− Adj. AGRIC., HORTIC. [En parlant d'un végétal] Qui est lié en bottes. Foin, paille bottelée. Les genêts jaunes, bottelés, faisaient queue de paon derrière nous dans la capote de la vieille voiture (Colette, Sido,1929, p. 99).
P. métaph., fam. [En parlant d'une pers.] Qui est mal habillé, sans goût. Synon. accoutré, affublé, fagoté :
L'instant d'après, elle s'était ressaisie. Rose qui n'avait pas pu croire qu'un laideron pareillement bottelé pût être une cliente se tint sur la défensive quand la demoiselle se fut expliquée. Drieu La Rochelle, Rêveuse bourgeoisie,1939, p. 175.
Rem. Emploi subst. masc. On dit parfois le bottelé pour le bottelage*. Le bottelé du foin (cf. Lar. 19e− Lar. 20e).
STAT. − Fréq. abs. littér. : 7.

Bottelé : définition du Wiktionnaire

Adjectif

bottelé \bɔ.tə.le\

  1. Lié en bottes.
    • Les genêts jaunes, bottelés, faisaient queue de paon derrière nous dans la capote de la vieille voiture. — (Colette, Sido, 1930, Fayard, page 65.)

Forme de verbe

bottelé \bɔ.tə.le\

  1. Participe passé masculin singulier du verbe botteler.

Forme de verbe

bottelée \bɔ.tə.le\

  1. Participe passé féminin singulier du verbe botteler.


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Bottelé : définition du Dictionnaire de l’Académie française, huitième édition (1932-1935)

BOTTELER. (Je bottelle; nous bottelons.) v. tr.
Lier en bottes. Botteler du foin. Botteler de la paille. Botteler des raves, des asperges.

Bottelé : définition du Littré (1872-1877)

BOTTELÉ (bo-te-lé, lée) part. passé.
  • Du foin bien bottelé.
Version électronique créée par François Gannaz - http://www.littre.org - licence Creative Commons Attribution

Phonétique du mot « bottelé »

Mot Phonétique (Alphabet Phonétique International) Prononciation
bottelé bɔtœle play_arrow

Évolution historique de l’usage du mot « bottelé »

Source : Google Books Ngram Viewer, application linguistique permettant d’observer l’évolution au fil du temps du nombre d'occurrences d’un ou de plusieurs mots dans les textes publiés.

Citations contenant le mot « bottelé »

  • Le projet agro-industriel Sada SY veut valoriser le secteur agricole en procurant  de la valeur  aux résidus agricoles, notamment la paille. La collecte industrielle de cette paille, rendue possible par le projet, permettra de mettre à la disposition des éleveurs ou unités d’aliment-bétail plus d’un million de tonnes de paille bottelée, correspondant au  besoin en fourrage de plus de 250 000 bovins. Le produit permettra l’industrialisation de la fabrication de mobiliers. , maliweb.net - Promotion de l’Agro-industrie au Mali : Des panneaux de particules de la société SADA SY dès avril
  • Aussi bien dans les plaines d’Oughazi que dans toute la vallée de la Soummam jusqu’aux plateaux d’El Esnam, on aperçoit toute une armada de machines agricoles qui sillonnent ces vastes prairies dans tous les sens. Des machines et des agriculteurs qui s’attèlent à l’opération de fauchage d’importantes étendues semées d’avoine qui reste la variété dominante d’aliments de bétail prisée par les agricultures de la région. Elle surclasse même les céréales avec une surface semée de cette variété qui avoisine les 70% du périmètre agricole des communes de M’Chedallah et Chorfa, selon une source proche de la subdivision agricole de M’Chedallah. Une source qui ne détient malheureusement pas les chiffres de la superficie des surfaces emblavées, mais qui se chiffrent, selon notre source, par plusieurs centaines d’hectares, ce qui promet un rendement supérieur à la moyenne habituelle. Un incessant va-et-vient de dizaines de tracteurs agricoles charriant en attelage les machines nécessaires pour cette campagne de fenaison qui passe par plusieurs opérations est observé au niveau des champs de ces localités, tel que ceux qui charrient les faucheuses, les râteaux et enfin les botteleuses que les exploitants des EAC et EAI s’arrachent, au même titre que les propriétaires de terrains privés. Un engouement tel que les propriétaires de ces machines agricoles se voient contraints de tenir un registre où sont inscrits les demandeurs dans l’ordre d’arrivée, cela pour tracer un programme et calendrier des rendez-vous pour chaque exploitant. La fébrilité qui s’est emparée de tout ce monde s’explique par le fait que la campagne de fenaison au même titre que celle des moissons battages sont relativement courtes sachant que, passé un certain délai de maturité il y a risque de perdre la récolte. Une récolte dont les graines s’effritent après être trop asséchées, d’autant plus qu’une fois fauché l’avoine met à peine 2 jours pour s’assécher complètement et évacuer l’humidité à l’origine du déclenchement d’une moisissure rapide. Donc passé ce délai, il faut passer à la 2e phase qui consiste à réunir la récolte à l’aide de râteaux tractés pour enchaîner immédiatement avec celle du bottelage. Les agriculteurs terminent par la dernière opération qui est l’engrangement ou la mise à l’abri des bottes sous les bâches pour éviter la surprise d’un orage fréquent en cette saison qui pourrait détruire la récolte sinon la détériorer en partie particulièrement une fois bottelée. L’un des intervenants dans ce créneau rencontré à proximité de la subdivision agricole de M’Chedallah a bien voulu nous fournir quelques détails relatif à cette campagne de fenaison tel que les honoraires d’une faucheuse qu’il fixe dans la fourchette de 800 à 1000 DA l’heure. Les mêmes prix sont aussi fixés pour les râteaux pour le bottelage. Notre interlocuteur nous apprendra que les prix pratiqués cette année varient entre 50 à 55 DA la botte, il expliquera cette légère augmentation de 15 DA par rapport aux années précédentes à cause d’une hausse qu’il qualifie de vertigineuse du fil d’attache à raison de 11.150,00 DA le fardeau d’un quintal et encore il faudrait trouver la bonne qualité pour éviter les pertes des chutes. Saïd 45 ans nous informera que la meilleure qualité du fil d’attache qui reste la matière essentielle pour le bottelage est celle produite à Béjaïa ou importée de Turquie, en soulignant que la contrefaçon a aussi gangrené ce secteur au même titre que les pièces de rechange des machines agricoles.Un des céréaliculteurs activant dans ce domaine soulignera sur un autre volet que les gagnants dans la bonne récolte du foin cette année sont sans conteste les éleveurs d’ovins, bovins et caprins. Une récolte qui les débarrasse d’abord de la hantise d’une pénurie jusqu’à la prochaine saison, ensuite l’abondance de la récolte influerait sur les prix qui seront revus à la baisse, mais aussi grâce au bon rendement de cette saison les cours des marchés à bestiaux seront maintenus au beau fixe sans aucun risque de chute ou de recul.Un rendement qui est même encourageant pour la relance de la filière d’élevage. La Dépêche de Kabylie, La fenaison, c’est parti ! - La Dépêche de Kabylie
  • En effet, pour lui, le foin c’est l’herbe qu’il n’a pas réussi à faire pâturer. Il n’hésite pas à réaliser des stocks d’herbe sur pied pouvant aller jusqu’à 70 jours de repousse. «  Faucher et stocker de l’herbe, c’est anti-économique. Je ne cherche pas à faucher le regain, mais uniquement à faire du foin fibreux et épié au mois de juin pour encombrer la panse des vaches taries durant l’hiver. En 10 jours, tout est bottelé et vu que je vise le volume et non la qualité, cela m’épargne le stress de devoir faire du bon foin », une gageure en Normandie !  Web-agri, Système herbager vaches laitières économe - Gérard grandin Orne bio
  • Ce colza fourrager aurait dû nourrir ses vaches à la fin de l’hiver. « Il devait assurer la soudure, explique Pascal, mais c’est foutu. » Un stock représentant environ un mois et demi, « sur une année où on tape déjà dans les stocks ». Face à la sécheresse, il a déjà bottelé les pailles de colza, et de féverole, afin de tenir jusqu’au printemps. La France Agricole, Ravageurs : Deux hectares de colza dévorés en trois jours
  • Chaque année, Régis Colin récolte, en décembre, entre 5 et 8 tonnes d’osier, planté en totalité sur la commune de Dombrot-sur-Vair, dans la Plaine des Vosges. Une fois coupé au motoculteur, l’osier est ensuite bottelé et lié à la main, avant d’être stocké, trié par longueur et séché. « Par la suite, on en tirera de l’osier brut et de l’osier pelé pour confectionner toutes sortes de choses » , assure Régis Colin. Pour une volette à pâtisserie, compter 1 h 15 de travail. Deux jours pour une malle de voyage. Des objets entièrement fabriqués à la main et « 100 % made in Dombrot ». « Dans notre métier, il y a beaucoup d’importation et je suis attaché à ce que les gens voient comment je travaille. Cela justifie la qualité. » , Edition La Plaine | Dombrot-sur-Vair : Régis Colin cultive l’osier avec passion
  • Le roman relate l'histoire du hameau de Sabolas en Dauphiné, du moyen-âge à la Révolution. Le récit commence par l'arrivée d'un templier fuyant la persécution de Philippe le Bel. Hérétique et relaps, il est conspué par les habitants avant d'être pendu dans le bois voisin : « Le Belleau tira la corde. Gilles Champartel, qui tenait la victime à bras-le-corps, la laissa retomber. Aux lueurs dansantes du falot, on vit se balancer un grand corps vêtu de blanche toile et de mailles qui luisaient. La lune, atteignant le haut du ciel, éclaira doucement la corne des bois. Le vent s'élevait; les manches tailladées du pendu se mirent à palpiter comme deux ailes; il semblait vivre encore ». Le templier devient une légende que les villageois se transmettent au fil des siècles : « On racontait cela le soir, sous la lumière fumeuse des torches de résine. Tous ceux de Sabolas savaient par cœur ces histoires et croyaient, sur la fois des anciens, qu’à chaque nouvelle lune, le templier revenait errer, mains jointes, près de la fontaine Jean Page. Quiconque apercevait le manteau blanc et les mailles luisantes du fer vêtu, mourrait dans l’année. La fontaine elle-même passait pour vénéneuse ». Les chapitres suivent de façon linéaire la chronologie historique : guerre de 100 ans, peste noire, jacquerie, famine, lèpre, massacres et pillages, enrôlement pour les guerres royale. Le fantôme du Chevalier réapparaît régulièrement, annonciateur des terribles  fléaux : « Et, jusqu’à la mort, elle certifia qu’elle avait, cette nuit là, vu un pendu couvert d’une armure d’argent et d’un manteau de lin se balancer au clair de lune dans la clairière du Grand Devoir ». Le roman est exclusivement centré sur  le  village dont l’histoire reflète  celle du Pays qui, elle, n’est jamais abordée. Il appartient au lecteur de la saisir et de comprendre. Au fil des générations, le roman  souligne aussi le dur travail de la terre et  la pénible conquête de la nourriture quotidienne. Elle s’attarde sur la difficulté de  s'affranchir du joug seigneurial et monastique.  « Nous avons fourragé, labouré, semé, fauché, bottelé et battu un arpent et demi pour les  moines en redevances de toute parcelle de quatre arpents cédée en fief à nos familles. De quoi l'abbaye se plaint-elle? Pourquoi refuse-t-elle aux laboureurs, devenus plus nombreux, des essarts plus étendus? ». Le désir d’émancipation s'enflamme lors des Jacqueries,  pour aboutir enfin à l'espoir lors de la Révolution. , Les Ensablés - Chroniques du Lac: "Le Bois du templier pendu" (1926) de Henri Béraud (1885-1958)
  • L’herbe est coupée et ramassée. Sur les douze hectares en question, dix ont été récoltés par un individu peu scrupuleux, qui s’est bien gardé de laisser son nom. « Je l’ai découvert mercredi midi. Mais je pense que cela a été fait la semaine dernière. Les personnes ont fait tout le travail : ils ont fauché, formé les andains, bottelé, chargé les bottes et ils les ont évacuées… », soupire-t-il. www.lamontagne.fr, Crise du fourrage : un agriculteur de Pionsat (Puy-de-Dôme) se fait voler son foin... encore sur pied - Pionsat (63330)
  • Si aujourd’hui Jarrie rime avec industrie : en 1876 lorsque la société PLM construit la gare sur la ligne Grenoble Marseille, la basse Jarrie n’existe pas .il n’y a que la gare. Mais elle va bien vite développer une activité surprenante. Elle devient rapidement la gare du foin. En 1875 il n’y a pas encore d’automobiles. Le monde ne vit que grâce au cheval :100 000 à Paris , plus de 20 000 à Lyon et Marseille et tous mangent du foin leur aliment principal. La Matheysine, l’Oisans et le sud grenoblois produisent du foin qui, amené à la gare est bottelé par une botteleuse à vapeur en bottes de 500kg (comme aujourd’hui) puis chargé sur des wagons avec une grue et enfin expédié vers les grandes villes. Le déclin est intervenu après la guerre de 14-18, lentement broussaille et bois ont envahis les près en terrasse que l’on devine encore partout sous le couvert des grands arbres. , De Jarrie à Montchaboud - Randonnée pédestre - Belledonne

Images d'illustration du mot « bottelé »

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Traductions du mot « bottelé »

Langue Traduction
Anglais trussed
Source : Google Translate API

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