Blanc : définition de blanc


Blanc : définition du Wiktionnaire

Adjectif

blanc \blɑ̃\ masculin

  1. D’une couleur comme celle des os, de la craie ou de l’écume entre autre. — Note : Comme l’adjectif noir ou gris, qui ne sont que des différences de ton du blanc, il implique souvent une notion d’absence de couleur, de teinte. #FFFFFF
    • On ne pouvait voir de fille plus fraîche, plus riante ; elle était blonde, avec de beaux yeux bleus, des joues roses et des dents blanches comme du lait ; […]. — (Erckmann-Chatrian, Histoire d’un conscrit de 1813, J. Hetzel, 1864)
    • On traverse la place de la gare pour aller au bistro d’en face. Il neige dur. La place est toute blanche. — (Albert Vidalie, C'était donc vrai, éd. René Julliard, 1952, page 34)
    • La salle des fêtes était habillée pour une grande cérémonie, de somptueux rideaux blancs et pourpres qui tombaient du haut plafond jusqu'au bas des portes et des fenêtres. — (Maboa Bebe, Ewande Amours, peurs, espoir, L'Harmattan Cameroun, 2014, page 7)
  2. (Par extension) D’une couleur appartenant au champ chromatique du blanc, c’est-à-dire légèrement différente de la couleur originelle mais lié à celle-ci. #FFFFFF #FFFFD4 #FDE9E0 #FDE1B8 #F2FFFF #EFEFEF
  3. Très peu coloré, ou moins coloré que, en parlant de choses qui ne sont pas tout à fait blanches (1), pour les distinguer de celles de même espèce qui le sont moins, ou qui sont d’une autre couleur.
    • Il y a des betteraves blanches, il y en a de jaunes, de rouges, et de marbrées, et quelquefois la pellicule est rouge et la chair est blanche. — (Jean-Antoine Chaptal, Mémoire sur le sucre de betterave, Mémoires de l’Académie des sciences, Tome 1, 1818 (pp. 347-388))
    • Bois blanc, métal blanc, mûrier blanc, pain blanc, poisson blanc, poivre blanc, raisin blanc, sauce blanche, sel blanc, viande blanche, vin blanc.
    • En sabots, les manches relevées sur leurs bras blancs, les filles balayaient le devant des boutiques. — (Francis Carco, Brumes, Éditions Albin Michel, Paris, 1935, page 158)
    • Avoir le teint blanc, la gorge blanche, les mains blanches, la peau blanche.
    • Gelée blanche, Gelée qui, le matin, se forme de la rosée ou du brouillard congelé.
    • Faire des lotions avec de l’eau blanche.
    • Ver blanc, Larve du hanneton.
  4. (Sociologie) Relatif à la race blanche, au groupe social des Blancs.
    • C’est dans cette perspective que nous nous situerons, en nous inscrivant notamment dans le sillage des travaux conduits dans le champ anglophone des critical white studies, qui étudie la construction sociale des identités et subjectivités blanches. — (Maxime Cervulle, La conscience dominante. Rapports sociaux de race et subjectivation, n°53, Cahiers du Genre, 2012, p.38)
    • Cela étant dit, le privilège blanc n’est pas un sujet facile à aborder. — (Kevin Sweet, L'éveil du Blanc privilégié et sa fragilité, ici.radio-canada.ca, 2020)
    1. (Sociologie) Qui est affilié la race blanche.
      • Geoffroy, Maxime, Frédéric, Jérémy et Billy sont cinq hommes blancs dans la trentaine, travaillant dans le secteur manuel et originaires de l'Essonne. Ils ont été arrêtés en arrivant à Paris, samedi 1er décembre, alors qu'ils venaient de se garer non loin des Champs-Elysées.— (www.francetvinfo.fr, Le défilé des gilets jaunes au tribunal, 04/12/2018)
      • DiAngelo est une femme blanche qui a passé des dizaines d'années délibérément embourbée dans la question de la race. — (Bérengère Viennot, « La Fragilité blanche » brise les idées reçues sur les progressistes, slate.fr, 2019, p.38)
  5. (Spécialement) (Canada) Qui est allochtone, non amérindienne.
    • [Mme] Hunter […] a donné naissance à une fille ce matin, le premier enfant blanc dans Teslin. Ah ! Pourtant non, pas blanc, car c’est une famille de Noirs, et pourtant on s’obstine ici à dire que c’est la naissance du premier enfant blanc. On veut sans doute dire que c’est le premier enfant né à Teslin de parents civilisés. — (17 Eldorado, Journal de Lorenzo Létourneau (1899), Qualigram/Linguatech, Montréal, 2006)
  6. Vierge, sur lequel il n’y a rien d’écrit ou d’imprimé.
    • Un feuillet de papier blanc.
    • Une page blanche.
    • Un cahier blanc.
    • Livre blanc, livre dont tous les feuillets sont blancs.
  7. Vierge.
    • Bal blanc, bal où ne sont invitées que des jeunes filles.
    • Mariage blanc, mariage qui n’a pas été consommé.
  8. (Par extension) Vide de contenu.
    • Pour certains, ce taf était juste un moyen commode de remplir un blanc dans leur CV en attendant qu’un membre de leur famille leur trouve une meilleure place. — (David Graeber, traduit par Élise Roy, Bullshit jobs, Les liens qui libèrent, 2018, ISBN 979-10-209-0633-5)
  9. (Militaire) À lame d'acier.
    • Armes blanches, armes offensives, comme épées, sabres, baïonnettes, etc., par opposition aux armes à feu. On appelait autrefois aussi armes blanches les armes défensives qui n’étaient ni gravées, ni dorées, ni bronzées.
    • Se battre à l’arme blanche.
    • Combat à l’arme blanche.
  10. Clair.
    • Voix blanche, voix claire mais qui manque de timbre.
    • Il prenait pour parler une voix blanche, doucereuse, déclamait des bouts d’idées ramassées un peu partout, sur les droits de l’ouvrier, la tyrannie du capital. — (Alphonse Daudet, Arthur, dans Contes du lundi, 1873, Fasquelle, collection Le Livre de Poche, 1974, page 168.)
    • Argent blanc, Bâton blanc, Bulletin blanc, Houille blanche, Magie blanche, Nuit blanche, Sauce blanche, Viande blanche. Voyez « argent », « bâton », « bulletin », etc.
  11. (Jeux) Coup qui ne produit rien.
    • Amener blanc, à certains jeux de Dés, se dit lorsque tous les dés présentent la face qui n’est marquée d’aucun point.
    • Coup blanc, coup nul.
    • Opération blanche, Opération qui n’a pas donné de résultat.
    • (Figuré) Vers blancs, en termes de Versification, Vers non rimés.
    • Le Paradis perdu " de Milton est en vers blancs.
  12. (Foresterie) Plusieurs termes d'exploitation forestière recourent à des locutions nominales employant l'adjectif blanc telles que
    1. Couper une forêt, faire une coupe à blanc estoc ou
    2. À blanc être, ou simplement
    3. À blanc: ces expressions signifient toutes en couper tout le bois, sans y laisser de baliveaux.
      • On dit dans le même sens: une coupe blanche, qui en est le résultat.
      • Couper un arbre à blanc estoc : le couper au pied sur la souche.
  13. (Proverbial) L'adjectif blanc s'emploie aussi dans des locutions verbales issues du vocabulaire des duels judiciaires du Moyen Âge et parfois utilisées dans le français moderne:
    1. Se faire tout blanc de son épée, se faire blanc de son épée, : répondre à une accusation, se justifier d’une accusation par l’épée, par la force.
    2. (Figuré) (Par extension) Faire blanc de son épée: s'emploie au figuré pour signifier se prévaloir de sa force, se vanter de faire quelque chose en se supposant un pouvoir ou un crédit qu’on n’a pas.
  14. Qui est propre, par opposition à sale.
    • Linge blanc.
    • Ces draps ont servi, ils ne sont pas blancs.
    • Chemise blanche.
    • Nappe blanche.
    • Serviette blanche.
    • Blanc de lessive se dit du Linge propre, tel qu’il est au sortir de la lessive.
    • Ces draps, ces rideaux sont blancs de lessive.
    • (Figuré) (Familier) Sortir d’une accusation, d’une affaire blanc comme neige, ou simplement
    • Sortir blanc d’une affaire, être déclaré innocent, être acquitté par un arrêt ou un jugement, en matière criminelle ou correctionnelle.
    • Vouer un enfant au blanc, Faire vœu qu’un enfant sera entièrement vêtu de blanc, jusqu’à tel âge, en l’honneur de la sainte Vierge.
    • Se vouer au blanc.

Nom commun 1

blanc \blɑ̃\ masculin

  1. (Au singulier) La couleur comme celle des os, de la craie ou de l’écume entre autre. #FFFFFF
    • L’Alcazar de Séville et la mosquée de Cordoue, maintenant la cathédrale, étaient couvertes du haut en bas d’arabesques de couleur ; maintenant on a recouvert tout cela d’une couche de plâtre ; c’est l’usage de peindre tout en blanc, c’est la seule propreté d’un pays où l’on mange des mouches dans la soupe dans les meilleures maisons. Par le même amour pour le blanc, ils nettoyent avec du sable des statues antiques et les rendent aussi éclatantes que les figures d’albâtre des pendules que vous voyez dans la rue de Richelieu. — (Prosper Mérimée, Lettres d’Espagne, 1832, rééd. Éditions Complexe, 1989, page 141)
    • Le Beerenberg apparut fier et arrogant dans une brusque et étroite déchirure des nuées ; le blanc immaculé de son sommet éclairé par le soleil se détachait dans une auréole d’azur. — (Jean-Baptiste Charcot, Dans la mer du Groenland, 1928)
    • La façade était peinte en blanc et les arêtes de la corniche se rehaussaient d’un filet rouge qui en accentuait le profil. — (Francis Carco, L’Homme de minuit, Éditions Albin Michel, Paris, 1938)
    • Il déboucha bientôt devant plusieurs chalets, construits en planches comme le dernier, avec chacun une sorte de véranda mal peinte en blanc, […]. — (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, page 381 de l’éd. de 1921)
  2. (Au singulier) (Par extension) Terme générique qualifiant un des onze champs chromatiques français, couvrant les différentes variantes de la couleur blanche. #FFFFFF #FFFFD4 #FDE9E0 #FDE1B8 #F2FFFF #EFEFEF
    • Voilà que le blanc regagne la faveur et suscite la ferveur quand il se teinte de tons chauds, de jaunes, de rouges et d’orangés. — (www.sico.ca)
  3. (Au pluriel) Les couleurs de ces variantes appartenant au champ chromatique du blanc.
    • L’avantage de cette diversification est de pouvoir marier et opposer les blancs, de jouer avec les effets, et de les accorder au mieux avec les couleurs. — (Olivier Waché, Mur blanc et couleurs : comment réveiller votre intérieur article paru dans Maison Magazine de mars-avril 2011)
    • Les blancs subtils, légèrement colorés, s’annoncent prédominants en véritables leaders des courants émergents. — (www.sico.ca)
  4. (En particulier) (Peinture) (Maçonnerie) (Cuisine) Couleur ou matière blanche que les peintres, les maçons, etc., emploient pour rendre une surface blanche.
    • Blanc de plomb (sous-carbonate de plomb), de zinc (oxyde de zinc), de céruse, de lait, de perles.
    • Nuance du blanc semblable à celle du lait, des perles.
    • Broyer, peindre du blanc.
    • Une couche de blanc.
    • Blanc sale : couleur blanche dont l’apparence est terne, sans éclat.
    • Cette étoffe, ce papier sont d’un blanc sale.
    • Mets au blanc : mets accommodé à une sauce blanche.
    • Un plat de cardons, des laitues, un poulet au blanc.
  5. Silence au cours d’une conversation.
    • Seuls les poumons d’un train ou d’un bateau auraient pu lancer le cri des joies qu’avaient soulevées dans nos ventres les éclats de sa petite voix fatiguée et les halètements doux de ses blancs de parole. — (Réjean Ducharme, L’hiver de force, Gallimard, 1973, page 85)
  6. Lacune, oubli, absence, vide.
    • Il faut dire qu’il y a eu un blanc dans son mode d’emploi de la vie. — (Annie Ernaux, La femme gelée, 1981, réédition Quarto Gallimard, page 344)
  7. Espace vide, sur une feuille de papier, sur un formulaire réservé pour être rempli plus tard ou intervalle sur une page.
    • Le notaire a laissé des blancs dans le contrat pour y mettre les noms des contractants et la somme dont ils conviendront.
    • Laisser beaucoup de blanc entre le titre et la matière.
    • Devancé par tous les autres clercs, il s’empara bravement d’une déclaration très difficile à rédiger et à laquelle personne n’avait voulu mordre; mais il n’avait pas encore parcouru la moitié des titres qu’il fallait analyser, que son imagination prit encore une fois la clé des champs, et lorsqu’après une heure de travail, M. Dumon vint regarder par-dessus son épaule, afin de voir comment il se tirait d’affaire, […].
      — Tiens, s’écria le patron, vous m’avez fait l’ouvrage d’un
      blanc.
      — C’est que M. Guérin ne travaille pas comme un
      nègre, observa malicieusement le premier clerc. — (Pierre-Joseph-Olivier Chauveau, Charles Guérin, G.H. Cherrier, éditeur, Montréal, 1853, I, 5, page 74)
  8. (Par ellipse) (Œnologie) (Familier) Vin blanc ou un verre de ce vin
    • Le vin rouge succéda au vin blanc et fut loué congrûment lui aussi, puis le blanc refit de nouveau son apparition, mais cette fois sous la forme d’une bouteille cachetée. — (Louis Pergaud, Joséphine est enceinte, dans Les Rustiques, nouvelles villageoises, 1921)
  9. (Cuisine) Chair cuite de la poitrine de certains oiseaux.
    • Un blanc de poulet, de dinde, de chapon, de perdrix.
  10. Colorants de couleur blanche.
    • Blanc de céruse, blanc de plomb, blanc de Troyes, blanc de bourre, etc.
  11. (Désuet) (Canada) Linge de fil ou de coton blanc[2].
    • Magasin, vente de blanc.
  12. (Botanique) Nom vulgaire de certains champignons parasites (Oïdium) produisant des taches blanches à la surface des plantes, ainsi qu’à la maladie elle-même.
  13. (Vieilli) Anciennement, petite monnaie qui valait cinq deniers.
  14. Albumen, ellipse de blanc d’œuf.
    • Battre les blancs en neige.
  15. (Par métonymie) Correcteur liquide.
  16. (Figuré) Par exagération, extrême opposé à noir
    • Si vous lui dites blanc, il répondra noir, il se plaît à contredire.
  17. (Par ellipse) Blanc de fard : sorte de fard, de cosmétique qui fait paraître la peau blanche.
    • Cette femme met du blanc, a du blanc.
  18. (Agriculture) Maladie de végétaux caractérisée par des moisissures.
  19. (Sport) Partie d’une cible la plus rapprochée du centre, partie qui est peinte en blanc.
    • Tirer au blanc.
    • Donner, mettre dans le blanc.
    • Tirer de but en blanc.
  20. (Militaire) Interruption périodique et très brève d’une émission de brouillage afin de contrôler l’émission de l’adversaire pour suivre ses variations de fréquence ou interrompre le brouillage en temps voulu.
  21. (Dominos) Zéro, le domino vide : 🀱
  22. (Typographie) (Familier) Espace entre deux mots.
  23. (Relations internationales) (Militaire) Note blanche.
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Blanc : définition du Dictionnaire de l’Académie française, huitième édition (1932-1935)

BLANC, ANCHE. adj.
Qui est de la couleur du lait, de la neige, etc. Marbre blanc. Satin blanc. Plume blanche. Papier blanc. Couleur blanche. Ruban blanc. Écharpe blanche. Cheveux blancs. Barbe blanche. Il se dit aussi de Plusieurs choses qui ne sont pas tout à fait blanches, pour les distinguer de celles de même espèce qui ne le sont pas tant, ou qui sont d'une autre couleur. Vin blanc. Poivre blanc. Sel blanc. Verre blanc. Bière blanche. Raisin blanc. Figues blanches. Mûrier blanc. Bois blanc. Métal blanc. Poisson blanc. Chair blanche. Avoir le teint blanc, la gorge blanche, les mains blanches, la peau blanche. La race blanche. Drapeau blanc, Drapeau qu'un des partis belligérants arbore lorsqu'il demande à capituler. Il se disait aussi de l'Ancien drapeau national de la France. Gelée blanche, Gelée qui, le matin, se forme de la rosée ou du brouillard congelé. Eau blanche, Eau dans laquelle on a jeté du son pour la faire boire aux chevaux. Il se dit, en termes de Médecine, d'une Liqueur formée d'un mélange d'eau et d'extrait de Saturne. Faire des lotions avec de l'eau blanche. Ver blanc, Larve du hanneton. Terme populaire. Papier blanc se dit d'un Papier sur lequel il n'y a rien d'écrit ou d'imprimé. Un feuillet de papier blanc. On dit de même Une page blanche. Un cahier blanc. Livre blanc, Livre dont tous les feuillets sont blancs. Bal blanc, Bal où ne sont invitées que des jeunes filles. Armes blanches, Armes offensives, comme épées, sabres, baïonnettes, etc., par opposition aux armes à feu. Se battre à l'arme blanche. Combat à l'arme blanche. On appelait autrefois aussi Armes blanches des Armes défensives qui n'étaient ni gravées, ni dorées, ni bronzées. Voix blanche, Voix claire mais qui manque de timbre. Sur Argent blanc, Bâton blanc, Bulletin blanc, Houille blanche, Magie blanche, Nuit blanche, Sauce blanche, Viande blanche. Voyez ARGENT, BÂTON, BULLETIN, etc.

BLANC, en termes de Jeu, désigne un Coup qui ne produit rien. Ainsi, Amener blanc, à certains jeux de Dés, se dit lorsque tous les dés présentent la face qui n'est marquée d'aucun point. Coup blanc se dit quelquefois pour Coup nul. On dit dans le même sens Chou blanc. Faire chou blanc, au jeu de Quilles, Ne rien abattre; figurément, et dans un sens général, Manquer son but, ne pas réussir. On dit de même Mariage blanc, Mariage qui n'a pas été consommé. Opération blanche, Opération qui n'a pas donné de résultat. Fig., Vers blancs, en termes de Versification, Vers non rimés. " Le Paradis perdu " de Milton est en vers blancs. En termes d'Administration forestière, Couper une forêt, faire une coupe à blanc estoc ou à blanc être, ou simplement à blanc, En couper tout le bois, sans y laisser de baliveaux. On dit dans le même sens Coupe blanche. On dit aussi Couper un arbre à blanc estoc, Le couper au pied sur la souche. Prov. et fig., Se faire tout blanc de son épée, se faire blanc de son épée, Locution empruntée aux duels judiciaires du moyen âge et qui signifiait Répondre à une accusation, se justifier d'une accusation par l'épée, par la force. Elle signifie, par extension, Se prévaloir de sa force, se vanter de faire quelque chose en se supposant un pouvoir ou un crédit qu'on n'a pas. On dit dans ce sens Faire blanc de son épée. Prov., Rouge soir et blanc matin, ou Rouge au soir et blanc au matin, c'est la journée du pèlerin, Quand le ciel est rouge le soir et blanc le matin, c'est ordinairement un indice qu'il fera beau temps.

BLANC signifie aussi Qui est propre, par opposition à Sale. Linge blanc. Ces draps ont servi, ils ne sont pas blancs. Chemise blanche. Nappe blanche. Serviette blanche. Blanc de lessive se dit du Linge propre, tel qu'il est au sortir de la lessive. Ces draps, ces rideaux sont blancs de lessive. Fig. et fam., Sortir d'une accusation, d'une affaire blanc comme neige, ou simplement Sortir blanc d'une affaire, Être déclaré innocent, être acquitté par un arrêt ou un jugement, en matière criminelle ou correctionnelle.

BLANC s'emploie aussi comme nom et désigne la Couleur blanche et Ce qui est de cette couleur. Le blanc à côté du noir en a plus d'éclat. Cette couleur tire sur le blanc. Blanc mat. Le blanc est le symbole de l'innocence. S'habiller de blanc. Ne porter que du blanc, que des vêtements blancs. Être en blanc. Il y a autant de différence de l'un à l'autre que du blanc au noir. Vouer un enfant au blanc, Faire vœu qu'un enfant sera entièrement vêtu de blanc, jusqu'à tel âge, en l'honneur de la Sainte Vierge. On dit aussi Se vouer au blanc. Il désigne particulièrement la Couleur ou Matière blanche que les peintres, les maçons, etc., emploient pour rendre une surface blanche. Blanc de plomb. Blanc de céruse. Broyer du blanc. Peindre en blanc. Une couche de blanc. Blanc de lait, blanc de perles, Nuance du blanc semblable à celle du lait, des perles. Blanc sale, Couleur blanche dont l'apparence est terne, sans éclat. Cette étoffe, ce papier sont d'un blanc sale. Fig. et fam., Aller, passer, changer du blanc au noir, Passer d'une opinion à l'opinion contraire, passer d'une extrémité à l'autre. Fig. et par exagération, Si vous lui dites blanc, il répondra noir, Il se plaît à contredire. Fam., Mettre du noir sur du blanc, Écrire, composer. Depuis qu'il met du noir sur du blanc, il se croit un personnage. Par exagération, Saigner quelqu'un jusqu'au blanc, Le saigner abondamment, jusqu'à ce que le sang qui sort de la veine perde de sa couleur rouge. On dit plutôt aujourd'hui Saigner à blanc. Figurément, Saigner à blanc signifie Exploiter, pressurer une personne, un peuple, d'une façon violente et inique. Mets au blanc, Mets accommodé à une sauce blanche. Un plat de cardons au blanc. Des laitues au blanc. Poulet au blanc. Chauffer à blanc. Voyez CHAUFFER. Poudré à blanc, Extrêmement poudré, de manière que la poudre cache entièrement la couleur des cheveux. Il a gelé à blanc, Il y a eu une gelée blanche. Le blanc de l'œil, La partie de l'œil qui paraît blanche et qu'en termes d'Anatomie on appelle la SCLÉROTIQUE. Fig. et fam., Ils se sont mangé le blanc des yeux, Ils se sont fortement querellés. Regarder quelqu'un dans le blanc des yeux, Le regarder fixement, avec assurance ou impudence. Rougir jusqu'au blanc des yeux, Rougir beaucoup. Blanc d'œuf, Substance glaireuse de l'œuf qui entoure le jaune et qui devient blanche par la cuisson. Un blanc d'œuf. Le blanc d'un œuf. Battre des blancs d'œufs. Blanc de chapon, blanc de poulet, blanc de perdrix, La chair de l'estomac de ces oiseaux quand elle est cuite. Blanc de baleine, ou Sperma ceti, Matière grasse, blanche et cristalline que l'on retire du tissu cellulaire interposé entre les membranes du cerveau de certaines espèces de cachalots. Le blanc de baleine sert à faire des bougies demi-diaphanes. Blanc de fard, ou simplement Blanc, Sorte de fard, de cosmétique qui fait paraître la peau blanche. Cette femme met du blanc, a du blanc. Blanc d'Espagne, Craie pulvérisée. Le blanc d'Espagne est de la même nature que le marbre. Blanc de chaux, Eau dans laquelle on a délayé de la chaux et dont on peint les murailles. Faire un blanc de chaux. Donner un blanc de chaux à une muraille. Blanc de céruse ou Blanc de plomb, Sous-carbonate de plomb. Blanc de zinc, Oxyde de zinc.

BLANC désigne aussi les Étoffes de fil ou de coton blanc. Maison de blanc, Maison de commerce où l'on ne vend que des tissus de cette sorte. Le commerce du blanc. Exposition de blanc. En termes d'Imprimerie, il se dit d'un Intervalle plus grand que les espaces ou les interlignes ordinaires. Une ligne de blanc. Laisser beaucoup de blanc entre le titre et la matière. Il se dit encore d'un Espace réservé dans une pièce d'écriture pour être rempli plus tard. Le Code ne permet pas que les actes de l'état civil renferment aucun blanc. Le notaire a laissé des blancs dans le contrat pour y mettre les noms des contractants et la somme dont ils conviendront. En transcrivant ce manuscrit, le copiste a réservé un blanc pour une ligne qu'il n'a pas pu lire. On dit de même Laisser une ligne, deux lignes en blanc. Procuration en blanc, Procuration où le nom de celui qui doit en être chargé est laissé en blanc. Il se dit encore, en termes d'Agriculture, d'une Maladie de végétaux caractérisée par des moisissures. Il désigne encore la Partie d'une cible la plus rapprochée du centre, partie qui est peinte en blanc. Tirer au blanc. Donner dans le blanc. Mettre dans le blanc. Tirer de but en blanc. Voyez BUT.

BLANC, ANCHE, se dit en outre, comme nom, des Races d'hommes qui ont le teint blanc, ou même olivâtre, à la différence de celles qui l'ont noir, jaune ou rouge. Cet enfant est fils d'un blanc et d'une négresse. Il est né d'une blanche et d'un nègre. Il y a, dans cette colonie, moins de blancs que d'hommes de couleur. Traite des blanches, Racolage de femmes ou de jeunes filles en vue de la prostitution.

BLANCHE, n. f. s'emploie spécialement, en termes de Musique, pour désigner la Note qui vaut la moitié d'une ronde ou deux noires. Il s'emploie aussi, en termes de jeu de Billard, par abréviation de Bille blanche. Jouer sur la blanche.

Blanc : définition du Littré (1872-1877)

BLANC (blan, blan-ch' ; le c ne se lie pas : blanc et noir, dites : blan et noir ; excepté dans cette locution où d'ordinaire on le fait entendre : du blanc au noir, dites : du blan-k au noir ; l's au pluriel se lie : blancs et noirs, dites : blan-z et noirs. Palsgrave au XVIe siècle dit qu'on prononce blan ; et au XVIIe, Chifflet recommande de ne pas prononcer le c final, même devant une voyelle) adj.
  • 1Qui est de la couleur du lait, de la neige, des pétales de la marguerite. Blanc comme la neige. Cheveux blancs. Dents blanches. Barbe blanche. Vêtement blanc. Robe blanche. Gelée blanche. Suivre de loin de blanches voiles, Voir au ciel briller les étoiles Et sous l'herbe les vers luisants, Hugo, F. d'aut. 25. … Quand, selon ta prière, Elle aurait obtenu D'avoir en cheveux blancs terminé sa carrière, Malherbe, VI, 18.

    Eau blanche, eau dans laquelle on a mis du son pour faire boire les chevaux.

    Terme de pharmacie. Eau blanche, eau dans laquelle on a mis de l'acétate de plomb ou extrait de Saturne.

  • 2 Par analogie, il se dit de toutes choses dont la couleur se rapproche du blanc. Du vin blanc. Pain blanc. De la bière blanche. Un teint blanc.

    Viande blanche, le veau, la volaille, le lapin, par opposition à la viande noire ou gibier.

    Sauce blanche, sauce faite avec de la farine et du beurre qu'on n'a pas fait roussir.

  • 3Propre, net. Mains blanches. Chemise blanche.

    Fig. Mettre quelqu'un en beaux draps blancs, le mettre dans l'embarras : dit par ironie ; car mettre dans des draps blancs, c'est bien mettre.

    En termes de marine, cordage blanc, cordage qui n'a pas été goudronné.

    Fer-blanc, tôle recouverte d'étain.

    Argent blanc, monnaie blanche, toute sorte de monnaie d'argent.

    Arme blanche, toute arme offensive autre que les armes à feu.

  • 4Qui n'est pas assez noir, assez foncé. L'encre devient blanche.
  • 5Sur quoi l'on n'a pas écrit. Papier blanc. Aussi blanche est la page où je notai mes jours ; Qu'aurais-je-écrit ?…, Lamartine, Joc. II, 56.

    Fig. Ah ! grâce aux passions que mon cœur se retranche, Puisse toute ma vie être une page blanche ! Lamartine, ib.

    Fig. Donner carte blanche à quelqu'un, lui laisser toute liberté. Carte blanche, papier non écrit où l'on met ce que l'on veut.

    Terme de jeu. Cartes blanches, cartes parmi lesquelles il n'y a pas de figures. J'avais cartes blanches.

    Armes blanches. C'étaient jadis les armes d'un jeune chevalier dont l'écu n'était chargé d'aucune armoirie.

    Blanc seing, voy. BLANC-SEING.

    Blanc signé, voy. BLANCSIGNÉ.

  • 6Vers blancs, vers qui ne riment pas. Poëme en vers blancs. Les vers blancs sont inusités dans la poésie française.
  • 7Au jeu de quilles, faire chou blanc, ne rien abattre ; et, au figuré, ne pas réussir.
  • 8Nuit blanche, nuit passée sans sommeil. J'ai passé trois nuits blanches. Dans ce beau bois… nous avons des nuits blanches comme à Sceaux, Voltaire, Lett. vers, 6. Peut-être cette locution provient-elle du jeu où l'on fait chou blanc, où l'on amène blanc : nuit blanche, nuit où l'on n'a pas réussi à gagner du sommeil.
  • 9 Fig. Innocent. Selon que vous serez puissant ou misérable, Les jugements de cour vous rendront blanc ou noir, La Fontaine, Fab. VII, 1.

    Sortir d'une affaire blanc comme neige, s'en tirer d'une manière tout à fait honorable. Mais n'est hérétique qui ne veut ; il n'y a qu'à partager le différend et donner une distinction ; quelle qu'elle soit, intelligible ou non, elle rendra un homme blanc comme de la neige, Montesquieu, Lett. pers. 29.

    Très familièrement. Il n'est pas blanc, il sera puni, blâmé.

    Fig. Se faire blanc de son épée, proprement, se justifier par son épée, comme on faisait dans les combats judiciaires, et, par suite, se prévaloir d'un crédit, d'un pouvoir qu'on n'a pas. Et se faisant tout blanc de son épée, La Fontaine, Diable.

  • 10 Terme d'eaux et forêts. Coupe à blanc être, coupe de bois où l'on ne réserve ni taillis ni baliveaux. On dit dans le même sens : coupe à blanc estoc, et coupe blanche.
  • 11Substantivement, un blanc, une blanche, homme, femme appartenant à la race blanche. Un blanc et un nègre ; une blanche et une négresse. Il y a sept lunes que les blancs de la Virginie se sont emparés de nos terres, Chateaubriand, Atala, 319.
  • 12Terme des troubles révolutionnaires de France. Un blanc, un homme du parti du drapeau blanc, de l'ancienne monarchie, de la dynastie des Bourbons.

    Dans l'antiquité, faction des blancs, une des deux factions secondaires du cirque à Rome et à Constantinople.

    Dans le moyen âge, les Gibelins de Florence.

PROVERBES

C'est bonnet blanc et blanc bonnet ; c'est-à-dire il n'y a pas de différence.

Il a mangé son pain blanc le premier ; c'est-à-dire il a été heureux d'abord, il ne l'est plus.

Rouge soir et blanc matin, c'est la journée du pèlerin ; c'est-à-dire, quand le ciel est rouge le soir et blanc le matin, la journée ordinairement sera belle.

HISTORIQUE

et ÉTYM. Voy. le suivant.

SUPPLÉMENT AU DICTIONNAIRE

1. BLANC.
9Ajoutez :

Au lieu de : Se faire blanc de son épée, on dit aussi elliptiquement : Se faire blanc de, se prévaloir. Vous vous êtes fait tout blanc d'Aristote et d'autres auteurs que vous ne lûtes ou n'entendîtes peut-être jamais, et qui vous manquent tous de garantie, Corneille, Lettre à Scudéri, dans Classiques français de G. Merlet, 1868, p. 27.

11Ajoutez :

Petit blanc, se disait, dans les colonies à esclaves, d'hommes blancs mais de petite condition. Dans le Sud, au-dessous de la classe riche, mais fort au-dessus des noirs esclaves ou affranchis, existait une classe spéciale, les petits blancs ou blancs pauvres, qui avaient bien des points de ressemblance avec la plebs de l'ancienne Rome, Edm. Villetard, Journ. offic. 9 août 1874, p. 5728, 1re col.

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Blanc : définition du Encyclopédie, 1re édition (1751)

BLANC, adj. pris subst. (Physiq.) l’une des couleurs des corps naturels. Voyez Couleur.

On ne peut pas dire exactement que le blanc soit une couleur simple & unique, car c’est le composé de toutes les couleurs ; ainsi que l’a prouvé M. Newton, qui a fait voir que les corps ne paroissent blancs qu’autant qu’ils refléchissent des rayons de toutes les couleurs. Voyez Couleur.

Les corps noirs s’échauffent plus aisément que les blancs, par la raison qu’ils absorbent les rayons de toutes les couleurs ; au lieu que les blancs en renvoyent de toute espece. Voyez Noir.

C’est ce qui fait qu’un papier noir est plûtôt enflammé qu’un papier blanc, lorsqu’on le présente au miroir ardent, & que les étoffes noires que les teinturiers exposent au soleil, sont bien plûtôt seches que les blanches. Voyez Chaleur. (O)

* Blanc, (couleur en Peinture.) Le plus commun est celui qu’on appelle blanc d’Espagne ou de Roüen : on le trouve chez les épiciers-droguistes par gros pains. Ce n’est qu’une terre ou marne blanche qui se fond très-facilement dans l’eau. Pour la purifier & lui ôter tout le gravier qui y est mélé, on la fait fondre ou dissoudre dans de l’eau claire dans quelque vaisseau bien net ; ce qui se fait trés-facilement sans aucune manipulation. Quand elle est dissoute avec beaucoup d’eau, on la remue bien, & on la laisse reposer un peu de tems, pour que tout le gravier tombe au fond du vaisseau : alors on verse toute l’eau blanche dans des vaisseaux bien nets, & on la laisse reposer jusqu’à de que l’eau soit devenue claire, & que tout le blanc soit tombé au fond du vaisseau : on ôte ensuite toute l’eau du vaisseau sans agiter le fond ; & quand elle est presque seche, on la met en pains, qu’on laisse sécher à l’air. Ce blanc est d’un grand usage pour la détrempe : mais il ne peut servir à l’huile, parce qu’il manque de corps quand il y est mêlé.

Le blanc qu’on appelle craie, est à-peu-près de la même nature, à la réserve qu’il est plus dur, & qu’on s’en sert en quelques lieux pour bâtir : mais on peut le réduire comme la marne. Ce blanc s’appelle blanc de craie.

Il y a un troisieme blanc fort commun ; c’est du marbre blanc bien pulvérisé : on ne l’employe que dans la peinture à fresque.

Blanc de plomb ou Céruse, est une sorte de rouille que donne le plomb, ou plûtôt c’est du plomb dissous par le vinaigre. Cette couleur est d’un grand usage pour les Peintres. Voyez Plomb.

Le blanc de plomb ou blanc de céruse, est un blanc parfaitement beau. Dans les ouvrages à détrempe, où il y a plusieurs teintes ou nuances à faire, on mêle le blanc de plomb avec le blanc de Roüen ; car il a plus de corps, & se travaille plus facilement. Mais pour la peinture à l’huile, on n’employe que du blanc de plomb.

On a deux manieres de faire le blanc de plomb : dans la premiere on réduit le plomb en lames minces qu’on trempe dans du vinaigre fort, & qu’on gratte tous les jours pour en ôter la rouille formée sur la surface ; répetant cette opération jusqu’à ce que le plomb ait entierement disparu : dans la seconde, on forme avec les petites lames de plomb des rouleaux semblables à des rouleaux de papier, en observant seulement de laisser un peu d’espace entre chaque feuille du rouleau ; on suspend ces lames dans le milieu d’un pot de terre, au fond duquel est du vinaigre ; on ferme ensuite exactement ce pot, & on l’enferme dans du fumier pendant trente jours, après quoi on l’ouvre, & on y trouve le plomb comme calciné & réduit en ce qu’on appelle céruse ou blanc de plomb ; on le divise en monceaux, & on le fait sécher au soleil.

On se sert du blanc de plomb dans la peinture à l’huile & dans la peinture en détrempe. La couleur qu’il donne est belle, mais il est un peu dangereux pour ceux qui le broyent & pour ceux qui l’employent, parce qu’il peut être mis au rang des poisons : il leur occasionne une maladie appellée colique de plomb. Voyez Couleur.

Le blanc de plomb est aussi un cosmétique : les femmes s’en servent pour se blanchir la peau ; on en fait le fard. Les revendeuses à la toilette font ce blanc de plomb en mettant du vinaigre & de l’orge perlé le plus beau, dans un vaisseau qui ait un couvercle de plomb. Elles placent le tout dans cet état dans un lieu chaud : la vapeur du vinaigre calcine le plomb, & fait un blanc que ces femmes détachent pour leur commerce : elles prétendent que l’orge qu’elles joignent au vinaigre, empêche que le blanc de plomb n’ait de mauvais effets. Celles qui n’ont pas le moyen d’avoir cette espece d’orge perlé, qui est la plus chere, y substituent le riz. (M)

La céruse ne doit être autre chose que le blanc de plomb broyé, si elle est bien pure : mais elle peut être mêlangée avec une partie du blanc de Roüen ou de craie, sans qu’on puisse s’en appercevoir facilement, si ce n’est par la suite ; car après qu’elle a été employée à l’huile, elle noircit. On peut absolument reconnoître si elle est mêlangée, parce que si l’huile avec laquelle on l’a broyée n’est pas vieille, & que le blanc soit gras, cela vient de la craie. C’est pourquoi ceux qui veulent avoir de beau blanc de plomb pour la peinture à l’huile, doivent toûjours le faire broyer quand il est en écaille.

Blanc, ou Magistere de Bismuth, (Chimie.) Voici, suivant M. Pott, la meilleure façon de le faire : on prend une partie de régule de bismuth pulvérisé, on verse par-dessus bien doucement & à plusieurs reprises deux parties d’esprit de nitre bien pur & bien dégagé de l’acide vitriolique, pour que le magistere soit bien blanc ; car sans cela il prendroit une couleur grise ; on prend garde qu’il n’arrive point d’effervescence. Peu de tems après la solution, il se formera des crystaux blancs ; ou si on ne veut pas attendre la formation de ces crystaux, on n’aura qu’à précipiter la solution avec huit parties d’eau claire toute pure ; on fait par là tomber une chaux blanche, qu’on lave dans plusieurs eaux pour l’édulcorer ; on la fait sécher ensuite à l’ombre : car si on le faisoit au soleil ou au feu, la chaux perdroit de sa blancheur. Si on met cette chaux calciner, elle devient blanche & brillante comme du talc folié ; c’est ce qu’on appelle blanc de bismuth, blanc d’Espagne, ou blanc de perles. Cette chaux est regardée comme un grand cosmétique ; on s’en sert comme d’un fard pour cacher les difformités du visage, & on prétend qu’elle blanchit le teint.

Lorsqu’on veut employer cette chaux pour des usages de medecine, on la met en distillation avec de l’eau-forte affoiblie par moitié ou plus d’eau commune, ou bien l’on en fait plusieurs cohobations avec l’esprit de vin. Cela produit, suivant quelques-uns, un bon remede pour les maladies inflammatoires : mais il vaut mieux de s’en défier à cause de l’arsénic qui est toûjours attaché au bismuth, & qui ne peut guere produire de bons effets dans le corps humain. Lorsqu’on applique extérieurement cette chaux, on trouve qu’elle est dessiccative, astringente, & propre à nettoyer les ulceres ; on en vante aussi beaucoup l’usage pour les maladies de la peau, comme galle, rougeurs, dartres & boutons, après avoir préalablement préparé le corps par des purgations. On la mêle pour cet effet avec des pommades ou du beurre de cacao, ou de l’eau-rose ; mais ce remede ne laisse pas d’endommager la peau à la longue, c’est pourquoi il vaut mieux en bannir entierement l’usage même extérieur.

Les fleurs de bismuth se tirent, suivant M. Lemery, en réduisant le bismuth en poudre, & y mêlant partie égale de sel ammoniac : on met ces deux matieres sur le feu, & il se fait une sublimation ; on prend ce qui a été sublimé, on le dissout dans de l’eau, on précipite la solution avec de l’esprit de sel ammoniac, ou de l’huile de tartre ; il tombe au fond une poudre blanche qu’on appelle fleur ou sucre de bismuth ; on s’en sert pour les mêmes usages que le magistere précédent. (—)

Blanc des Carmes ; ce blanc n’est autre chose que de la chaux de Senlis fort blanche & passée dans un tamis très-fin. Quand elle est claire comme du lait, on en donne cinq ou six couches : mais il faut que chacune de ces couches soit bien seche avant que d’en appliquer une nouvelle ; il faut aussi les bien frotter avec la brosse ; après cela on frotte l’ouvrage avec une brosse de poil de sanglier, ou avec la paume de la main ; c’est ce qui lui donne ce luisant qui en fait tout le prix.

On fait dans les Indes un blanc plus pur encore & plus luisant avec de la chaux vive mêlée avec du lait & du sucre, dont on enduit les murailles que l’on polit avec une pierre d’agate. Cet enduit les rend d’un poli qui imite la glace, & dont le plus beau blanc des Carmes n’approche pas.

Blanc, (chez les Batteurs d’or.) ce n’est autre chose que de l’argent dont ils allient quelquefois l’or, malgré l’infidélité qu’il y a & le danger de ne pouvoir plus le travailler & le mettre en feuilles. Voyez Batteur d’or.

Blanc, (en terme de Doreur sur bois.) se fait avec du plâtre bien battu qu’on sasse à un tamis très-fin, & qu’on affine à force de le noyer dans de l’eau. On en forme ensuite des pains qu’on laisse sécher ; on le délaye avec de l’eau pour s’en servir, & on l’applique à plusieurs couches sur les ouvrages destinés à être dorés, afin de remplir les traits des outils, & rendre la dorure égale & unie. Voyez Blanchir.

Blanc, donner le blanc, (chez les Fayenciers.) c’est couvrir le biscuit de l’émail de la fayence. Voyez Fayence.

Blanc, (chez les Fondeurs en lettres d’Imprimerie.) les blancs font partie du moule à fondre les caracteres d’Imprimerie, & en sont les deux principales pieces ; elles forment le corps du caractere : par exemple, si c’est un moule pour fondre du cicero, les blancs sont juste de l’épaisseur du corps de cicero. Voyez Corps. Ces blancs sont égaux entre eux & arrêtés sur la longue piece d’un bout par une vis, & de l’autre par une piece qu’on nomme potence, qui traverse ce blanc, la longue piece & la platine par un trou quarré, pratiqué égal dans ces trois pieces, dont cette potence remplit les vuides, & est fortement arrêtée par-dessous la platine avec une vis & un écrou qui les unit ensemble ; toutes ces parties sont de fer. Voyez Longue piece, Platine.

Blanc a encore une autre acception, chez les mêmes ouvriers : on dit des lettres en fonte qu’elles ont blanc dessus, dessous, ou dessus & dessous : une m, par exemple a blanc dessus & dessous, & le corps de cette lettre doit être coupé de ces deux côtés ; un b n’a blanc que dessous, parce que le trait s’éleve au-dessus de ceux de l’m ; on ne le coupe par conséquent que dessous : le q dont le trait occupe la partie inférieure du corps a blanc dessus, & se coupe de ce côté. Ainsi des autres lettres, dont les traits occupent les parties supérieures ou inférieures du corps ; les places vuides s’appellent blancs, & se coupent pour laisser l’œil isolé, & que rien ne nuise à l’impression. Voyez Couper.

On appelle encore blanc, des reglettes minces de fonte ou de bois que l’on met à l’Imprimerie entre chaque ligne de caractere, pour les éloigner un peu les unes des autres, & laisser par-là plus de blanc entre elles ; ce qui se fait ordinairement pour la poësie.

On dit une fonte portant son blanc, lors qu’un caractere est fondu sur un corps plus fort qu’il n’a coûtume d’être ; comme lorsqu’on fond le caractere de petit-romain sur le corps de cicero. Cet œil de petit-romain qui se trouve par-là sur un corps plus fort qu’il n’a coûtume d’être, laisse entre les lignes plus de blanc que s’il étoit fondu sur son corps naturel : cela évite d’ajoûter des choses étrangeres pour écarter les lignes, & est beaucoup plus propre & plus sûr. Voyez Corps.

Blanc, chez les Facteurs d’orgue, est une composition dont ils se servent pour blanchir les parties qu’ils veulent souder ; c’est un mêlange de colle, d’eau, & de blanc d’Espagne. Pour faire le blanc propre à blanchir les soudures, on met de l’eau dans une terrine, dans laquelle on jette du blanc d’Espagne réduit en poudre, voyez l’article Blanc : on met ensuite la terrine sur le feu, qui ne doit point échauffer la composition jusqu’à la faire bouillir, ce qui la rendroit inutile. On verse ensuite dedans un peu de colle fondue, que l’on mêle bien avec la composition, qui se trouve ainsi achevée. Pour en faire l’essai, on en met un peu sur une bande d’étain poli : si le blanc s’écaille, c’est une marque qu’il est trop collé, s’il s’efface, on connoît qu’il n’a pas assez de colle. Il vaut mieux mettre de la colle petit-à-petit, que d’en mettre trop, parce qu’il faudroit remettre de l’eau & du blanc, & faire rechauffer le mêlange, que l’on connoît être bon, lorsqu’en tortillant le morceau d’étain sur lequel on fait l’essai, il ne s’écaille ni ne s’efface point.

Autrement, prenez du blanc d’Espagne réduit en poudre dans une terrine de terre vernissée ; versez dessus du vinaigre en quantité suffisante pour détremper le blanc, vous aurez une composition qui n’a point besoin d’épreuve. Pour employer ce blanc, qui ne s’écaille ni ne s’efface jamais, il faut en prendre avec un pinceau, & passer ce pinceau sur les vives ou arrêtes des pieces que l’on veut souder, en sorte qu’elles en soient couvertes. On met une seconde couche sur l’étain, après que la premiere est sechée, ensuite on gratte, avec la pointe à gratter, le blanc & même la surface des pieces à souder, dans tout l’espace que l’on veut que la soudure occupe. Après que les pieces sont soudées, on fait chauffer de l’eau dans un chaudron, dans laquelle on trempe un linge, avec lequel on lave la soudure & le blanc, que l’on ôte par ce moyen. Lorsque ce sont des tuyaux d’étain que l’on soude, il faut qu’ils soient blanchis en-dedans pour empêcher la soudure d’y entrer. Lorsqu’on veut ôter le blanc qui est dedans les tuyaux où l’on ne peut pas fourrer la main, on attache au bout d’une baguette un linge, avec lequel on emporte le blanc que l’on veut ôter.

Blanc, en terme de Pratique, se dit en quelques phrases pour l’endroit d’un acte qui est resté non-écrit. C’est en ce sens qu’on dit qu’on a laissé deux, trois ou quatre lignes de blanc, qu’on a laissé un nom en blanc. (H)

Blanc, s. f. (Commerce.) petite monnoie de cuivre qui avoit autrefois cours en France, de la valeur de cinq deniers. Selon le prix réel du marc d’argent, le billon dont on fabriquoit les blancs avoit plus ou moins de titre. Le blanc n’a pas de cours dans le commerce, il n’y a plus que le bas peuple qui se sert de l’expression six blancs, pour marquer le prix de trente deniers.

Blanc, (Jardinage.) maladie qui survient aux concombres : on la remarque aussi dans l’œillet. Ce n’est autre chose qu’une altération dans les fibres de leurs fannes ou de leurs bras, qui n’étant plus en état de recevoir le suc qui les nourrit, les fait périr sans qu’on puisse y remédier. C’est une espece de rouille blanche, telle qu’on en voit sur les laitues, les chicorées, les melons, & les blés. Cette maladie vient d’une trop grande sécheresse, d’une mauvaise exposition, d’un arrosement fait mal-à-propos, de brouillards, & des nuits froides : une grande attention peut en garantir ces plantes. (K)

* Blanc-bois, (Œconomie rustiq.) on comprend sous ce nom tous les arbres qui ont non-seulement le bois blanc, mais encore léger & peu solide : tels sont le saule, le bouleau, le tremble, l’aune. Mais le châtaigner, le tilleul, le frêne, le sapin, &c. sont bois-blancs & non blancs-bois, parce que, quoique blanchâtres, ils sont fermes & propres aux grands ouvrages. Les blancs-bois viennent vîte, même en des terreins mauvais : mais ils n’ont point de consistance, ne sont bons qu’à de petits ouvrages, & ne peuvent entrer que pour un tiers au plus dans les bois à brûler.

* Blanc-en bourre, (Œconomie rustiq.) espece d’enduit fort en usage à la campagne ; il est fait de terre, & recouvert de chaux mêlée de bourre. On l’applique aux murs des granges, des bergeries, &c.

* Blanc-étoc ou Blanc-être, (Œconom. rust.) Couper une forêt à blanc-étoc ou blanc-être, c’est l’abattre sans y laisser ni baliveaux ni autres arbres retenus, ce qui est défendu sous peine de trois cents livres d’amende, à moins qu’on n’ait fait déclaration des baliveaux qu’on veut couper, au greffe de la maîtrise des eaux & forêts, dont les bois sont ressortissans, afin que les officiers puissent renonnoître avant la coupe l’âge & la qualité des baliveaux qu’on veut abattre. Cette loi s’étend aux taillis comme aux futaies.

Blanc-manger, (Pharmacie.) espece de gelée, dont Fuller donne la préparation suivante : Prenez quatre pintes de lait, les blancs d’un chapon bouilli, amandes douces blanchies, deux onces ; battez le tout ensemble, & faites-en une forte expression : faites bouillir l’extrait sur le feu, avec trois onces de farine de riz : lorsque le tout commencera à se coaguler, ajoûtez sucre blanc, huit onces, eau de roses rouges, dix cuillerées : mêlez bien le tout ensemble.

Cette composition est salutaire dans les consomptions, dans les gonorrhées, & dans d’autres maladies où l’on doit se proposer de corriger les humeurs & d’en tempérer l’acrimonie. (N)

Blancs-manteaux, s. m. pl. (Hist. ecclés.) c’est le nom qu’on donna aux religieux de l’ordre des Servites ou Serviteurs de la sainte Vierge mere de Jesus-Christ, à cause qu’ils avoient des habits & des manteaux blancs. Cet ordre avoit été institué à Marseille, & fut confirmé par le pape Alexandre IV. l’an 1257 ; & comme ils s’établirent à Paris, dans la rue de la vieille Parcheminerie, cette rue & le monastere ont depuis retenu le nom de Blancs-manteaux, quoique ce monastere ait été donné, dès l’an 1298, aux religieux Guillelmites, qui avoient des manteaux noirs, & que les religieux Bénédictins de Cluni, qui sont habillés de noir, y soient entrés en 1618, par la cession que leur en firent les Guillelmites de France, non sans opposition de la part de leur général. Les Bénédictins de Cluni l’ont encore cedé depuis aux Bénédictins de la congrégation de saint Maur, qui en sont presentement en possession. Du Breuil, Antiquit. de Paris. (G)

* Cette maison est aujourd’hui remplie de religieux très-savans & d’un grand mérite, auteurs d’ouvrages fort estimables & fort utiles ; comme l’art de vérifier des dates, qui a été si bien reçû du public ; la nouvelle Diplomatique, la collection des Historiens de France, &c. Nous saisissons avec plaisir cette occasion de célebrer leurs talens & leurs travaux.

Blanc de baleine, (Medecine.) matiere grasse & onctueuse, qui se tire de la tête & d’autres parties d’une espece de baleine. C’est un très-bon expectorant. Voyez Baleine & Cachalot.

Blanc de l’œil, (en Anatomie.) c’est la premiere tunique ou enveloppe de l’œil ; on l’appelle aussi l’albuginée, & on lui donne encore le nom de conjonctive, à cause qu’elle sert à unir les paupieres aux globes de l’œil. Voyez Conjonctive & Œil. (L)

Blanc d’œuf, c’est cette partie visqueuse & blanchâtre qui enveloppe le jaune, quand l’œuf est cru, & qui est consistante & blanche quand il est cuit : on l’employe, en Medecine, en qualité de glutineux & d’astringent. Dans cette vûe on le mêle souvent avec le bol d’Arménie, &c. pour empêcher l’enflure des parties qui ont souffert quelque violence, & pour rendre aux fibres leur ressort & leur élasticité ; c’est ce qu’on appelle un défensif. Il entre aussi dans quelques mêlanges pour consolider les plaies récentes & prévenir l’hemorrhagie. (N)

On se sert du blanc-d’œuf, chez les Relieurs-doreurs, pour englairer deux ou trois fois avec une éponge très-fine, les dos, & les autres endroits, avant d’y appliquer l’or, lorsque le blanc-d’œuf est sec. On dit passer au blanc-d’œuf. On se sert encore du blanc-d’œuf pour donner du lustre aux couvertures. Quand le livre est entierement achevé, on passe légerement une éponge fine trempée dans le blanc-d’œuf sur toute la couverture, & quand il est sec on y passe le fer à polir. Voyez Fer à polir & Polir

Blanc-signé ou Blanc-seing, s. m. en termes de Commerce, est un papier sur lequel on n’a mis que sa signature. Les blancs-signés ne se confient ordinairement qu’à des arbitres ou à des amis, pour les remplir de ce qu’ils jugeront à propos pour terminer quelque contestation ou procès, ou à des personnes de la probité desquelles on est extrèmement sûr. (G)

* Blanc (le), Géog. petite ville de France, en Berry, sur la Creuse. Longitude 18. 43. latitude 46. 38.

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Blanc : définitions subjectives sur Dicopedia

Dicopedia est un dictionnaire participatif où n'importe qui peut partager sa propre définition des mots de la langue française. L'intérêt de cette initiative est de proposer des définitions subjectives et très diverses, selon l'expérience de chacun. Nous ajouterons dans cette section les définitions de « blanc » les plus populaires.

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Étymologie de « blanc »

Étymologie de blanc - Wiktionnaire

Le bas-latin *blancus est postulé par les langues romanes[1] : blanco en espagnol, bianco en italien, branco en portugais, du vieux-francique *blank (« clair » → voir bleu), qui a remplacé le latin albus, candidus → voir blond, brun, fauve et gris pour d’autres noms de couleur empruntés au germanique.
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Phonétique du mot « blanc »

Mot Phonétique (Alphabet Phonétique International) Prononciation
blanc blɑ̃ play_arrow

Évolution historique de l’usage du mot « blanc »

Source : Google Books Ngram Viewer, application linguistique permettant d’observer l’évolution au fil du temps du nombre d'occurrences d’un ou de plusieurs mots dans les textes publiés.

Citations contenant le mot « blanc »

  • Depuis une vingtaine d’années, un nouveau lexique s’est imposé dans le monde de l’antiracisme. « Privilège blanc », « personne racisée », « pensée décoloniale », « racisme d’Etat » : ces termes couramment employés par les collectifs militants de l’antiracisme « politique » nés dans les quartiers populaires à partir des années 2000 ne cessent d’engendrer d’ardentes controverses. Au nom de l’universalisme républicain, nombre d’intellectuels dénoncent cette « racialisation » et cette « essentialisation » du débat public. Le Monde.fr, « Racisé », « racisme d’Etat », « décolonial », « privilège blanc » : les mots neufs de l’antiracisme
  • "Aujourd'hui, on nous dit qu'un Blanc est coupable parce qu'il est blanc, qu'un Noir est victime parce qu'il est noir", ajoute-il au micro d'Isabelle Morizet. D'après lui, une forme de "racisme" s'installe. "Il n'y a pas de raison que les Noirs soient supérieurs aux Blancs", affirme-t-il. Europe 1, Michel Onfray : "On nous dit qu'un Blanc est coupable parce qu'il est blanc"
  • La justice canadienne a reconnu coupable, vendredi 26 juin, un policier blanc de Toronto d’avoir battu et éborgné un jeune homme noir en 2016 ; un jugement très suivi au Canada en plein débat sur le racisme systémique dans la police. Le Monde.fr, Canada : un policier blanc reconnu coupable d’avoir battu un jeune homme noir
  • Pour cela, deux possibilités. Vous pouvez mettre dans votre enveloppe un bulletin blanc, dépourvu de tout nom de candidat, ou simplement déposer une enveloppe vide dans l'urne. Attention, pour que votre vote soit considéré comme un vote blanc, il y a plusieurs choses à éviter : mettre plusieurs bulletins dans l'enveloppe, mettre un bulletin de vote griffonné ou déchiré ou encore mettre un contenu qui n'est pas un bulletin officiel. On pourra alors croire à une erreur et votre vote sera considéré comme nul. RTL.fr, Municipales 2020 : comment voter blanc ?
  • L’acteur blanc Hank Azaria avait déjà annoncé en janvier qu’il abandonnait le doublage de l’épicier d’origine indienne Apu Nahasapeemapetilon. Le Monde.fr, Dans les « Simpsons », les acteurs blancs ne doubleront plus les personnages de couleur
  • Un homme blanc a été licencié de son emploi dans la technologie après avoir empêché un jeune Mexicain-Américain d’entrer dans un complexe d’appartements à San Francisco où il vivait et peut-être d’avoir agressé un autre homme qui avait tenté d’intervenir. News 24, Un homme blanc est renvoyé après avoir empêché un Latino-américain de 28 ans d'entrer dans son propre complexe d'appartements - News 24
  • Face au retentissement mondial des manifestations antiracistes, le géant français des cosmétiques a décidé de modifier son vocabulaire pour désigner ses produits qui blanchissent la peau. Franceinfo, Racisme : six questions sur le retrait des mots "blanc" et "clair" des produits L'Oréal
  • Le blanc sonne comme un silence, un rien avant tout commencement. De Vassily Kandinsky
  • Qu’il soit noir, qu’il soit blanc, chaque chèvre aime son chevreau. De Proverbe breton
  • Une femme toute de blanc vêtue ne sera jamais trop belle. De Jane Austen
  • Ecrire, c'est déjà mettre du noir sur du blanc. De Stéphane Mallarmé
  • Au matin, bois le vin blanc. Le rouge au soir, pour faire le sang. De Proverbe bourguignon
  • Même le pain blanc, s'il est rassis, fait des croûtons et perd sa mie. De Anonyme
  • L’alcool est blanc mais rougit le visage, l’or est jaune mais noircit le coeur. De Proverbe chinois
  • Il n’y a dans la nature que du noir et du blanc. De Francisco de Goya
  • Raciste, moi raciste ? En tout cas ma fille épouse un homme blanc, bien blanc !... Il est riche comme moi et catholique comme tout le monde. De Gérard Oury / Les Aventures de Rabbi Jacob
  • On ne peut pas peindre du blanc sur du blanc, du noir sur du noir. Chacun a besoin de l’autre pour se révéler. De Proverbe africain
  • Le papillon blanc annonce le printemps. De Proverbe français
  • Le savon est gris, mais il lave blanc. De Proverbe russe
  • Quand les Verts voient rouge, ils votent blanc. De Raymond Devos
  • Le blanc n’oublie pas l’Europe. De Proverbe mongol
  • Même le lilas blanc a une ombre. De Proverbe français
  • […] Les teintes inimitables du blanc qui fuient à perte de vue dans le blanc. Henri Bernardin de Saint-Pierre, Études de la nature

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Traductions du mot « blanc »

Langue Traduction
Portugais branco
Allemand weiß
Italien bianco
Espagnol blanco
Anglais white
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Synonymes de « blanc »

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Antonymes de « blanc »


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