Antiféminisme : définition de antiféminisme

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Antiféminisme : définition du Wiktionnaire

Nom commun

antiféminisme \ɑ̃.ti.fe.mi.nism\ masculin

  1. (Néologisme) Opposition au féminisme et à sa doctrine pour des raisons d’ordre politique, culturel, philosophique ou religieux.
    • À peine apparu, le féminisme suscite déjà un mouvement d’opposition : l’antiféminisme. — (http://sisyphe.org/spip.php?article3126)
    • Par ailleurs, dans ces deux sociétés, la montée des intégrismes religieux a rendu possible le développement, dans la mouvance conservatrice, d’un antiféminisme aussi virulent que radical. — (Diane Lamoureux, L’autonomie des femmes en question, 2006)
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Antiféminisme : définitions subjectives sur Dicopedia

Dicopedia est un dictionnaire participatif où n'importe qui peut partager sa propre définition des mots de la langue française. L'intérêt de cette initiative est de proposer des définitions subjectives et très diverses, selon l'expérience de chacun. Nous ajouterons dans cette section les définitions de « antiféminisme » les plus populaires.

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Étymologie de « antiféminisme »

Étymologie de antiféminisme - Wiktionnaire

Dérivé de féminisme, avec le préfixe anti-.
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Phonétique du mot « antiféminisme »

Mot Phonétique (Alphabet Phonétique International) Prononciation
antiféminisme ɑ̃tifemɛ̃ism play_arrow

Évolution historique de l’usage du mot « antiféminisme »

Source : Google Books Ngram Viewer, application linguistique permettant d’observer l’évolution au fil du temps du nombre d'occurrences d’un ou de plusieurs mots dans les textes publiés.

Citations contenant le mot « antiféminisme »

  • Cependant, malgré des avancées juridiques et symboliques significatives qui ont transformé la vie de nombreuses femmes (et d’hommes par extension), leur mise en pratique reste limitée. Mais aussi contestée. En effet, le féminisme évolue dans un contexte politico-social où se combinent un néo-libéralisme, qui considère la réalité des différences sociales qu’en termes de comportements individuels, et un conservatisme attribuant ces mêmes différences à des déficiences morales. Dans ce cadre le féminisme comme mouvement social devient inapproprié, voire même dangereux dans la mesure où il propose un autre paradigme, une lecture différente du monde. S’ensuit alors un combat mené par les forces sociales réactionnaires face au développement politique incontestable du féminisme qui sera résumé ici sous le vocable d’ “antiféminisme”. Pour A. M. Devreux, c’est un combat sommes toutes logique si l’on prend en compte le fait qu’il est structuré par un conflit d’intérêts antagonistes entre des femmes dominées en recherche d’émancipation face à des hommes déterminés à maintenir le pouvoir (A. -M. Devreux, D. Lamoureux, 2012). Ceci étant dit, il persiste certaines interrogations. Comment ce combat pour l’essentiel masculin est-il mené ? dans quels cadres ? Par quels moyens ? A l’inverse, quelles solutions épistémologiques et théoriques peuvent être apportées au mouvement féministe dans l’optique de maintenir un renouvellement perpétuel de ses logiques d’actions ? Il faut préciser que ce renouvellement, dans un contexte libéral d’instrumentalisation des luttes par le pouvoir, offre la possibilité de maintenir une relative autonomie. Club de Mediapart, Comprendre le féminisme et son pluralisme. | Le Club de Mediapart
  • La récente médiatisation de l’association SOS Papa a permis au grand public de découvrir une forme contemporaine d’antiféminisme : le masculinisme. En France, le masculinisme s’exprime notamment à travers des associations comme SOS Papa, SOS Hommes battus, Groupe d’étude sur les sexismes ou Homme Culture & Identité. leplus.nouvelobs.com, SOS Papa et autres masculinistes : l'antiféminisme comme raison d'être - le Plus
  • On a changé l'inscription sur la plaque commémorative pour inclure le mot « féminicide ». Je salue ce geste qui est un grand pas en avant sur notre chemin vers une société mature qui se respecte et qui respecte tous ses citoyens. Dire que les 14 femmes tuées à Polytechnique ont été victimes de féminicide est l’évidence même. Par contre, ça prenait un courage que nous n’avions pas il y a 30 ans. Dire que l’antiféminisme existe et qu’on doit le combattre ne veut pas dire que tous les hommes sont antiféministes et encore moins que le Québec est antiféministe. Ça dit tout simplement que, malheureusement, ce phénomène existe et fait des victimes innocentes et qu'on doit, comme société, s’en protéger. La Presse, Polytechnique et la Grande Mosquée: des parallèles entre deux tragédies
  • L'antiféminisme rampant est très fort au Québec. Et ce mouvement a été renforcé par Polytechnique. [...] Comme si le message de Marc Lépine avait passé. Radio-Canada.ca, Le ressac antiféministe | Radio-Canada.ca
  • En fait, ce n’est pas une lecture que l’on a l’habitude d’avoir. Même lorsque les motivations sont clairement détaillées (ici l’appartenance au groupe des "célibataires involontaires"), on n’envisage pas l’antiféminisme comme une terreur exercée. Ce qui pose problème parce que ça participe dans le fond à l’invalidation de l’expérience des féministes qui sont la cible de menaces. Plus encore, cela empêche de prendre en compte les conséquences de ces violences, ainsi que de mettre en place des mesures de sécurité ou de prévention, que l’on pourrait élaborer autour du fait que l’on reconnaîtrait, en tant que société, l’importance du féminisme et de l’égalité. Ce serait un message politique très fort, mais cela demeure moins payant, voire risqué électoralement. L'Obs, Attentat masculiniste de Toronto : " Les femmes disent maintenant qu’elles ont peur"
  • « Ça prend des expériences et des épreuves pour voir que le féminisme est pertinent », dit Mélissa Blais. Pour les jeunes féministes qu’elle côtoie, parler d’antiféminisme le 6 décembre est toujours d’actualité. « Le tueur a réussi à créer de la terreur, et il y a des gens qui veulent que ça se reproduise », dit-elle, en rappelant l’existence de forums de discussion sur internet où le tireur de Poly est traité en héros. La Presse, Tuerie de Polytechnique, 30 ans plus tard: dire les mots qui avaient été tus
  • « J’attendais la première réaction significative d’un contre-mouvement et la voici, à l’initiative de femmes, ce qui ne m’étonne pas », analyse l’historienne Christine Bard, auteure des premiers travaux universitaires sur l’antiféminisme. « Il y a toujours eu des femmes antiféministes, parfois très nombreuses et beaucoup plus puissantes que les femmes féministes. Il faut donc leur accorder beaucoup d’attention car elles aussi font l’histoire, rappelle-t-elle. Tout en défendant les intérêts des dominants, elles pensent aussi défendre leurs intérêts : lesquels ? C’est aussi leur inconscient qui parle, et leur imaginaire qui s’exprime : le féminisme comme marâtre toute-puissante empêcheuse de jouir ! » Car c’est l’argument avancé par le texte caricatural et poussif, cosigné par des personnalités comme Catherine Deneuve, Catherine Millet, Élisabeth Lévy ou Sophie de Menthon. « Cette fièvre à envoyer les “porcs à l’abattoir”, loin d’aider les femmes à s’autonomiser, sert en réalité les intérêts des ennemis de la liberté sexuelle », écrivent-elles, dénonçant un puritanisme inhérent au féminisme. « C’est surtout la liberté sexuelle des hommes qui est défendue », relève Christine Brard. « Faire passer les féministes pour des coincées, voire des mal baisées : l’originalité des signataires de la tribune est… déconcertante », se désole de son côté Caroline De Haas. Cosignataire du texte publié hier sur le site de Franceinfo, la militante féministe Lucie Groussin s’inquiète de la vision de la sexualité véhiculée par cette tribune. Sur le refrain de « la misère sexuelle des hommes », ce texte « confond la séduction, donc le respect, le désir et le plaisir, avec la violence, regrette-t-elle. D’un côté, on considère l’autre comme son égal.e, en respectant ses désirs, quels qu’ils soient. De l’autre, comme un objet à disposition, sans faire aucun cas de ses propres désirs ou de son consentement ». Pour elle, cette offensive reflète aussi une vision de classe, loin des réalités quotidiennes de la majorité des femmes. « Les signataires de ce texte sont les mêmes qui n’hésitent pas à dénoncer le sexisme quand il émane des hommes des quartiers populaires, souligne Lucie Groussin. Mais la main au cul, quand elle est exercée par des hommes de leur milieu, relève selon elles du “droit d’importuner”. » L'Humanité, Polémique. Le retour de bâton antiféministe | L'Humanité
  • La pandémie actuelle est marquée par un accroissement du stress et de l’anxiété généralisée au sein de la population et par un confinement qui favorise la consommation accrue et solitaire d’internet. Dans ce contexte, alors qu’on observe déjà une hausse de la violence conjugale et familiale, l’essor de cette forme d’extrémisme motivé par la misogynie et l’antiféminisme a de quoi inquiéter. La Presse, Quand la misogynie devient du terrorisme
  • Cette perspective, c’est votre couple et sa solidité. Ouvrez un dialogue non violent avec lui –en exprimant vos sentiments et ce que vous ressentez face à son antiféminisme– sans dire que c’est « mal » ou « bien », mais en détaillant ce que cela vous fait. L’important est qu’il comprenne votre point de vue de femme (il n’aura pas échappé à votre mari que c’est vous la femme dans une société patriarcale et non l’inverse). S’il est intelligent, il comprendra ce qu’il a à perdre et surtout la situation dans laquelle les femmes se trouvent aujourd’hui (vous y compris). , « Je m’aperçois avec horreur que mon mari est antiféministe »
  • Il y a évidemment plus de plaisir à travailler sur les féminismes, les femmes rebelles et les progrès qui découlent de ces pensées et de ces actions. Les chercheuses et les chercheurs (plus rares) se reconnaissent dans les luttes du passé pour l’égalité des sexes. Avec les antiféministes, il y a plutôt un effet repoussoir. Les discours de haine ne sont pas très agréables à étudier. Creuser les moments où ils se banalisent et provoquent des passages à l’acte comme dans les années 1930 et 1940, c’est pour le moins déprimant. Mais il n’y a pas de sujet tabou et nous avons un devoir de lucidité. De plus, l’histoire de l’antiféminisme éclaire l’histoire du féminisme en montrant à quelles résistances les féministes ont toujours dû faire face. Le Devoir, «Antiféminismes et masculinismes d’hier à aujourd’hui»: des salauds manifestes | Le Devoir
  • Professeure de littérature française et d’études de genres au Centre d’études féminines et de genre de Paris 8, Anne Emmanuelle Berger revient sur la montée de l'antiféminisme. Les Inrockuptibles, Trois questions sur la montée de l'antiféminisme
  • Les premiers thèmes abordés par Micheline sur son nouveau site concernaient l’antiféminisme, la misogynie, la violence faite aux femmes au Québec et dans le monde. , Sisyphe - Sisyphe : l’oeuvre d’une vie
  • Christine Bard, historienne, spécialiste de l’histoire du féminisme et de l’antiféminisme, a coordonné le Dictionnaire des féministes, France XVIIIe-XXIe siècles (PUF, 2017). Elle explique en quoi la tribune signée par l’actrice relève de l’antiféminisme, et observe que le mouvement #Metoo a transcendé les clivages qui traversent le féminisme. Le Monde.fr, La tribune signée par Deneuve est « l’expression d’un antiféminisme »
  • Le terme s’appliquait donc à une pathologie, et il faudra que la suffragette française Hubertine Auclert (1848-1914) se l’approprie en 1882 pour qu’il prenne son sens politique. Dès lors, souligne Christine Bard, on se mettra à parler d’antiféminisme. Comme elle l’écrit, le féminisme « désigne une aspiration à l’émancipation qui prend de multiples chemins. L’antiféminisme profite donc de ce flou sémantique qui laisse place à des perceptions aberrantes ». Gazette des femmes, Contre vents et marées – Entretien avec Christine Bard, historienne du féminisme
  • Pour Diane Lamoureux, professeure agrégée à l'Université Laval qui a étudié le féminisme et l'antiféminisme au Québec, le discours a changé progressivement. Radio-Canada.ca, Comment le massacre de la Poly est « devenu » antiféministe | Radio-Canada.ca
  • L 'antiféminisme est aussi ancien que le féminisme lui-même. L'historienne Christine Bard émet même l'hypothèse, dans l'ouvrage collectif Antiféminismes et masculinismes d'hier et d'aujourd'hui (1), qu'il précède le mouvement féministe. Printemps des pères, Manif pour tous, célibataires involontaires et Ligue du LOL : l'antiféminisme qui, comme le mouvement d'émancipation des femmes qu'il prétend contrer, a fonctionné par "vagues", n'en finit pas de se renouveler. Grazia.fr, Christine Bard : "Les femmes antiféministes, ce n'est pas nouv... - Grazia
  • Là aussi, c’est d’une totale banalité dans l’histoire longue de l’antiféminisme : un discours qui non seulement nie la domination masculine mais prétend souvent qu’en réalité ce sont les femmes qui dominent les hommes. Cet argument selon lequel par leur influence et leur charme, les femmes, mères, épouses, maîtresses, menaient le monde en coulisses existait avant même l’obtention du droit de vote. Les Inrockuptibles, Une de Valeurs Actuelles sur les féministes : “Le degré zéro de l’analyse”
  • Professeur de science politique à l'Université du Québec à Montréal, Francis Dupuis-Déri est non seulement un spécialiste de l'anarchisme mais aussi un expert de l'antiféminisme et du masculinisme. Dans La crise de la masculinité, autopsie d'un mythe tenace, paru aux éditions Du Remue-Ménage, il revient sur ce mythe qui voudrait que les hommes soient "en crise" à cause de sociétés soi-disant trop "féminisées". Dans Antiféminismes et masculinismes d'hier et d'aujourd'hui, paru en début d'année et codirigé avec Christine Bard et Mélissa Blais, il se penchait sur les mouvements masculinistes, cette forme d'antiféminisme qui prétend se battre pour les droits des hommes. Rencontre lors de son passage à Rennes, en pleine affaire Polanski. Les Inrockuptibles, Francis Dupuis-Déri : "Il est sidérant d'entendre dire que les hommes ne peuvent plus draguer"
  • L’antiféminisme désigne un mouvement de pensée et d’action assez difficile à circonscrire car il s’exprime, de manière non autonome, au sein de différents courants philosophiques, politiques ou culturels. C’est tout de même une idéologie dans le sens où il propose une interprétation du monde social à travers une certaine lecture des relations entre les sexes. Le Monde.fr, Christine Bard : « L’antiféminisme fait converger des haines multiples »
  • Etymologiquement, l’antiféminisme est une réaction aux mouvements féministes. Il peut être religieux ou libéral et se manifester tant chez les hommes que chez les femmes. L’antiféminisme flirte avec la misogynie et se nourrit du sexisme ambiant. Il cherche à «revenir à un état antérieur», car il craint généralement le changement. L’antiféminisme est une réalité transhistorique, il apparaît partout où le mouvement des femmes progresse. Il montre divers visages et peut regrouper des militant-e-s dans des organisations et se dessiner en mouvement de défense des hommes, sous l’étiquette «masculinisme» ou de manière plus subtile en prenant la forme de blagues ou en ridiculisant le féminisme. Dans le cas de l’antiféminisme ordinaire, sa proximité avec le sexisme le rend transparent. Le Courrier, L’antiféminisme n’est pas l’exclusivité de la droite - Le Courrier
  • Prenant sans doute des libertés avec la réalité historique, les scénaristes de la série ont souhaité montrer que Phyllis Schlafly était tout aussi victime du sexisme que les autres femmes, et donc que son antiféminisme était incohérent avec sa propre expérience. Dans l’épisode 1, on lui enjoint par exemple d’exhiber son plus beau sourire sur le plateau d’une émission télévisée ou de s’improviser secrétaire de séance lors de sa rencontre avec le sénateur Barry Goldwater. Phyllis Schlafly est ainsi ramenée à sa condition de femme, dans un monde encore dominé par les hommes. The Conversation, « Mrs. America », portrait d’une antiféministe redoutable et controversée
  • À l’époque, l’opinion publique n’était pas prête à comprendre l’ampleur de l’événement comme un acte d’antiféminisme, confie-t-elle, rencontrée à la bibliothèque de Polytechnique. Journal Métro, De Polytechnique à aujourd'hui: où en est l'antiféminisme?
  • Paradoxalement, ce sont les adversaires du féminisme qui ont créé le nom. L’histoire des féminismes est ainsi étroitement liée à l’antiféminisme : un ouvrage interdisciplinaire en retrace les parcours parallèles. , Le féminisme et ses ennemis - La Vie des idées

Vidéos relatives au mot « antiféminisme »

Traductions du mot « antiféminisme »

Langue Traduction
Anglais antifeminism
Source : Google Translate API

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